ACTE PKEMIER. la
FOURCHAMBAUI-T.
Moi? Jamais do la vie! mais jai ou un ami qui avait rommencé avec la iiiaitiosso do piano de sa sa-ur, comme toi avec Maïa, et un Immii jour elle se trouva dans une [xtsilion...
LKOPOLI).
Intéressante? JJianliel il n'était pas i^èné, ton ami. Kl il l'épousa?
KOi:RCH.VMBAlII/r.
H le voulait, et rien ne l'eu aurait empêché si elle avait été aussi irréprochable (raillciu's que Maïa. Heureusement pour lui, son père lui oiivril les yeux à temps; mais quel scandale dans la ville! Le pauvre garçon ne trouva à se marier que dix ans plus tard. Que cela te serve de leçon.
LÉOPOLI).
Ma foi, si cela devait mr cniiduire, couune ton ami, à épouser la (ille uni(pie d'un l'idie faliricant de visières...
KOURCHAMBAULT.
lleiii! ipioi? quelles visières?
LÉOPOLD
Les visières de grand-papa Hehoulin, donc!
FOURCUAMBAULT.
.Mais (pii te dit?...
LKOPOI.Il.
Que ton ami a épousé maman? On \(iit bien ipie lu ne vas pas souvent au llié.îlre! Ilègle généi-aie : (pi.nid un pei-sonnagc fait la Ifeon à un autre avcr l'iiisloirr d'un ami
Ifi LES FOUHCnAMIJAlILT.
ijii il III' 11(11111111' pas, oii |jriil rli'i' sfir que (-"esl sa pruprc liisloirt'.
KOURCHAMBAULT.
Tu os alisurdo. Si tu étudies le monde dans les comédies, jo ne m'étonno plus que tu méprises les femmes. Le nom de mon ami n'importe pas à Tallairo; mais si tu tiens à le savoir, il s'ap|irlail Durand.
LKOPOI.U.
Dans ses moments perdus. Quel âge avait-il?
FOLRCHAMBAL'LT.
Vingt-deux ans.
LKOPOLO.
C'est son excuse! moi j'en ai vingt-sept, et ma naïveté ne court pas les mêmes dangers que la sienne. Dors en paix, je te jure de ne promettre mariage à personne que pardevant notaire et api'ès lecture du contrat.
Je ne t'en demande pas davantage.
UN DOMESTIQUE, sur la porte.
La Victoria est attelée.
C'est bien, j'y vais, (a Léopold.)Je serai de retour dans deux heures.