CTE PREMIER. -J
MARIE
Tant pis pour qui.
BERNARD
Je dois vous prévenir qu'il ne vous épousera pas.
MARIE
Ail ! dites donc, mon onch; ! vous avez une jolie opinion de moi. Est-ce que vous croyez que je veux me faire épouser?
Mais sarpejeu ! si vous ne voulez pas vous faire épouser, que voulez-vous donc ?
MARIE
Je veux... (Riant.) jc vcux tout simplement m'anuisor de cette petite guerre entre lui et moi. Laissez-moi jouir de mon reste, vieux rabat-joie que vous êtes.
BERNARD
Croyez-moi, mon enfant, ne jouez pas avec le feu : à ce jeu-là, on se brûle toujours quelque chose.
MARIE
Est-ce que vous do tez de moi ?
BERNARD
Je ne doute pas de voire vertu, mais de votre prudence, et je trouve que vous vous complaisez trop dans votre séjour ici,
MARIE
N'est-ce pas naturel? C'est la dernière étape de mon indépendance. Songez donc aue je no sortirai d'ici que pour entrer en servitude.
26 LES FOURCIIAMBAULT.
BERNARD
Ce que vous appelez servitude, ma pauvre enfant, c'est votre dignité.
MARIE
Vous avez raison.
Vous êtes ici dans une position fausse.
MARIE
Trouvez-m'en une autre.
BERNARD
M'autorisez-vous à chercher ?
MARIE, lui teDiiaat la main.
Je vous en prie.