‹ Les fourchambault; comédie en cinq actesChapitre 23 sur 98 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

FOURCHAMBAULT, MADAME FOURCH AMRAULT,

eutraiit par la gauche.

MADAME FOURCHAMBAULT, arrivée sur le devant de la scène.

Pourquoi me suivez-vous?

Je ne te suis pas, je t'accompagne.

Vous m'î'lcs odieux; laissez-moi... Oh! ma pauvre mère, en me donnant à vous avec huit cent mille francs, ne croyait pas me vouer à une vie de privations!

Une vie de privations... parce que je te refuse un yacht?

J'aurais cru que ma dot m'autorisait i me passer quelques fantaisies; je me suis trompée.

Une fantaisie de vingt mille francs!

Est-ce vous qui payez?

C'est avec ce raisonnement-là ([uc tu me ruines.

Jiî lo ruine maintenant! Toute sa fortune lui vient de moi.

Ne l'emporte pas, ma bonne amie ; je te parle bien doucement, mais il faut que tu connaisses la situation.

La situation?

Je devrais être riche, et grâce au train que tu me fais mener au nom de ta dot, je vis au jour le jour; et s'il éclatait demain une catastrophe sur la place du Havre, je n'ai pas ça de réserve pour y faire face.

Ce n'est pas vrai ! Ilàtez-vous de le dire, car si c'était vrai, ce serait votre condamnation.

La mienne? ou la tienne?

La mienne, c'est li'op fort! Est-ce ma faute si vous n'entendez rien aux affaires? Si vous n'avez pas su profiler de votre train et de vos relations pour tailler dans le grand? Tout autre à votre place...

C'est possible! moi, j'ai la petitesse d'être honnête homme et de vouloir rester honnête homme.

Oui, oui! c'est la prétention de tous les maladroits qui

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