ACTE TROISIÈME
MARIE
Pas encore.
FOLRCUAMBALLT.
Je n'ai rien trouvé.
MARIE
Eh bien, j'ai été {iliis liourcusc que vous; j'ai tro:iv6 quarante mille francs (^ue je vous apporte !
Elle ouvre ud petit poriefeiiill<j, et y preud des billets de banque. FOLRr,HA.MBAULT.
Chez qui?
MARIE, détoiirnaat les yeux.
Chez une personne qui m'a défendu de la nommer.
FOURCHAMBALLT.
Mais comment lui donnerai-jc un reçu?
MARIE
On n'en demande pas. On a confiance en vous.
FOURCHAMBAULÎ.
Comment la rembourserai-jc?
MARIE
Tout simplement... par mes mains.
FOURCHAMBAULT, so levant, très-ému.
Remboursez-la tout de suite; ces (juaranle mille francs ne me sauveraient pas... ils lui seront plus utiles qu'A moi, car elle est trop généreuse j)our ne pas être pauvre. (Lui
prenant les mains.) Mcrci, Cllùrc CUfailt, VOUS Ill'aVCZ fait du
bien. Gardez votre petite fortune, je n'en ai pas besoin. Je vais finir par où j'aurais peut-être ûà commencer; je m'adresserai à madame Fourchanibault.
78 LES FOURCIIAMBAULT,
MARIE
Comment?
Elle est riche, elle! Mais je n'ai pas droit de toucher à sa fortune sans son consentement, et elle me le vendra si cher que je ne me résous à cette pénible extrémité qu'en désespoir de cause. C'est pourtant bien elle qui m'a réduit à la position où je me trouve... Ah! je n'ai pas été heureux.
MARIE
C'est un peu votre faute, mon pauvre ami.
Je le sais bien. Ma femme n'est pas méchante au fond. Un autre en aurait eu raison. Elle n'est devenue intraitable i]ue par ma faiblesse. Que voulez-vous? Je ne sais pas faire de la peine aux gens... et puis j'ai horreur de la lutte... Tenez, j'ai la main moite rien qu'à l'idée d'aborder ma femme.
MARIE
Du courage. Elle ne peut pas refuser.
La voici.