ACTE QUATRIÈME
MARIE
Et lesquelles, û mon Dieu!
LÉOPOLD
Mais... vous m'avez métamorphosé, tout simplement. Ce que n'avaient pu olitenir les remontrances de ma famille, un seul regard de vous l'a opéré. Si vous saviez quel garnement j'étais avant de vous connaître, vous seriez bien fière de votre pouvoir!... il n'y a pas de quoi, pensez-vous? Pardon! si médiocre que soit la créature, c'est énorme d'avoir créé, et j'ose dire que je suis votre création. Vous avez fait de moi un nouvel homme.
MARIE
En tout cas, ce serait un fier service que je vous aurais rendu!
LÉOPOLD, s'asseyant près d'elle.
Un service qui sera mon malheur éternel, si vous ne voulez pas m'aimer. .. 0 chère Maiu! ne méprisez pas votre ftuvre... achevez-la.... vous le pouvez d'un mot.
C'est donc sérieux?
Très-sérieux!
LÉOPOLD
MARIE
Mais, mon pauvre ami, vous êtes fou! Que dirait votre mère, si elle vous entendait?
LÉOPOLD
Elle ne m'entend pas, et ne m'entendra jamais! je cacherais mon bonheur à elle comme au monde entier!...
(Uouvemeat de Marie qiii écoute ce qui suit les youz baissé) et (roD<;aot lei
no LES FOURCIIAMBAULT.
sourcils.) Oh! Maïa! quelle félicité que celte union mystérieuse et libre! Passer, couple invisible, à travers les préjugés et les conventions mondaines; Ctre tout l'un pour l'autre à l'insu des inditlércnts... quel rêve! Dites le mot que j'implore, ma bien-aimée, et ma vie est à vous!
Il s'agenouille.
MARIE se lève brusquement et d'une voix irritée : Debout! (Léopold se relève; elle le regarda un instant et levant les épaii.
les:} Êtes-vous bête, mon pauvre Léopold! Nous étions si bons amis!
LÉOPOLD
Chut!... mon père !