‹ Les fourches Caudines: drame en un acteChapitre 6 sur 19 · BRIAC · texte numérisé non relu

BRIAC

Alors, tu es Pami du mari ?

JACQUES

Gomment ?

8 LES FOURCHES GAUDINES

BRIAG.

Oui 1 Ne fais pas rétonné. Tu r>aisbien que tu m'as tout raconté l'année dernière quand ça a commencé,

' JACQUES

Moi ? tu es fou !

BRIAG.

Tu déguisais les nome, c'est vrai. Et puis tu ne pouvais pas prévoir que je viendrais ici en garnison et que tu serais obligé de me présenter à tes amis» Mais enfin je suis venu et j'ai compris. N'aie pas peur, je ne te trahirai pas. Ta conquête de Pan dernier, ta

^ petite, bourgeoise si jolie, si douce,, si aimante, c'est

"' madame Darnay.

JACQUES

. Mais, Briac,je t'assure !...

BRIAG.

Le capitaine répond à merveille au signalement que tu m'avais fait du mari. La mère assez toquée et plus bavarde encore, nous l'avons aperçue tout à l'heure; voici le jardin par lequel passe ta maîtresse pour aller frapper à la petite porte du tien. Vos précautions sont bien prises, tu avais raison. Seulement ce n'est pas une aventure, une intrigue, c'est une liaison, un ménage à trois.

JACQUES, fâché.

Tu n'agis pas bien; il est de ces secrets qu'on ne force pas!

BRIAG.

Ça m'ennuie de te voir embarqué là-dedans.

JACQUES

Mais dans quoi?

BRIAG.

Dans une chose dangereuse et peu propre que tu

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