AUTRES NIDS ANORMAUX
Nous ne parlerons pins ici des Lept. muscorum, interruptus et tuberwn vivant cachés dans une touffe de mousse, ni des nids de F. fusca ou M. lobicornis qu’on trouve dans les hauts pâturages des alpes sous une bouse desséchée qui leur tient lieu de pierre. Tout i cela se laisse deviner. Mais j’ai trouvé une bouse un peu sèche qui formait un charmant nid de T. erraticum ; ces fourmis y avaient miné une foule de cases et de galeries; elles y vivaient avec leurs larves et leurs nymphes. Je trouvai aussi dans une bouse de gros ! calibre toute une fourmilière de C. ligniperdus qui s’y étaient établis de la même manière. A peine est-il besoin de parler encore des trous de grillons et d’autres insectes, des nids d’espèces plus faibles qui sont envahis et conquis par des fourmis pour en faire I leur demeure; nous en avons suffisamment écrit. Il ne nous reste plus que les galles, soit i[ celles des chênes, soit celles des rosiers, qui servent de nids à certaines fourmis, lorsque I le cynips les a quittées en perçant leur enveloppe extérieure. Les petites fourmilières des I Leptothorax y trouvent assez de place pour se loger, surtout celles du L. tuberwn ; mais aussi celles de la Colobopsis iruncata d’après Nylander, Mayr et Emery.
Nous avons ainsi passé en revue toutes les manières de bâtir leur nid que possèdent I à ma connaissance les fourmis suisses. On voit qu’elles sont nombreuses. Encore deux mots sur l’architecture extérieure.