çspèce. F. fusca
Luisante. D’un noir foncé, presque comme chez le L. fuliginosus. Pubescence trop faible pour empêcher cet éclat, sauf à quelques places, tantôt ci, tantôt là. Aire frontale luisante à l’ordinaire, mais quelquefois un peu pubescente et matte. Antennes, pattes et mandibules brunes. Abdomen très finement strié transversalement et peu ponctué. Poils assez rares. Le venin a souvent une odeur de Tapinoma assez prononcée à côté de celle d’acide formique. L. 5— 7, 5,nm- . . . . 1. r. fi1, gagates. I^atr.
Matte. Pubescence assez forte pour l’empêcher de luire, trop faible pour lui donner un éclat soyeux prononcé. L’abdomen a une ponctuation rugueuse très dense. Tête
et thorax finement rugueux. Poils rares. Aire frontale matte. D’un noir souvent brunâtre; mandibules, antennes et jambes rougeâtres. Mais il y a des variétés, surtout dans les prés, ayant un peu plus de poils, une pubescence plus abondante un léger éclat soyeux, et une couleur plus claire. Le thorax arrive même à être entièrement d’un jaune brunâtre ou rougeâtre terne, ainsi que le devant de la tête et le pédicule; une tache brune reste cependant toujours sur le pronotum. On trouve, ces individus dans des fourmilières des prés, au milieu d’autres plus foncés, et montrant toutes les transitions; mais d’autres fourmilières ne renferment presque que des Ç à thorax jaune brunâtre. Latreille avait fort bien reconnu cette variété, et su la distinguer de la F. rufibarbis. C’est à tort que Schenk et Mayr la confondent de nouveau avec la F. rufibarbis ; en Suisse il y a peu de transitions directes entre
ces deux races dont les mœurs sout très différentes. L. 5 — 7ram'
2 r. F. fusca. i. spec. Linné.
Plus poilue que la race précédente. Pubescence assez abondante, mais ordinairement sans éclat soyeux marqué. Matte. D’un rouge ocreux assez vif, plus ou moins clair; abdomen, presque toujours le vertex et le front, quelquefois le dessus du thorax, le chaperou, le derrière du dessous de la tête, les extrémités des pattes et des antennes, et le haut de l’écaille, d’un brun plus ou moins noirâtre. Ce sont les petits individus de certaines fourmilières qui sont souvent si foncés qu’il devient très difficile de les distinguer de la race précédente, surtout quand ils sont morts. Mais lorsqu’ils sont en vie, leur allure est différente et on ne peut les confondre. La F. rufibarbis est vive et hardie, la F. fusca très timide. De plus, dans toutes les fourmilières de F. rufibarbis , on trouve au moins quelques gros individus typiques. L. 5— 7,5mm' 4. r .F. rufibarbis. Fabr.
Tout le corps couvert d’une épaisse pubescence qui lui donne un éclat soyeux prononcé. Tête, thorax, écaille et abdomen tout hérissés de poils courts; ceux des premiers di'oits, ceux de l’abdomen dirigés en arrière. Couleur intermédiaire entre celles des deux races précédentes, quelquefois comme la F. fusca, quelquefois comme la F. rufibarbis. L. 5— 7mra- 3. r .F. cinerea. Mayr.
F. fusco-ga gates. Cet intermédiaire ne doit pas être rare, mais, n’ayant pas la F. gagates près de chez moi, je ne l’ai pas trouvé souvent. Aire frontale et corps plus mats, plus pubescents, plus rugueux que chez la F. gagates, taille plus petite. M. Mayr (Neue Formiciden p. 13) a reçu cet intermédiaire de l’Amérique du nord, et de plus une variété de la F. gagates à thorax, jambes et devant de la tête rougeâtres.
F. fusco-rufibarbis. Des formes claires (à thorax rougeâtre) et un peu plus pubes- , centes de la F. fusca, habitant les prés, deviennent plus poilues, plus pubescentes, plus courageuses, bref passent parfois insensiblement à la F. rufibarbis. Ces séries d’intermédiaires sont rares en Suisse où la transition a presque toujours lieu au moyen
de la forme cinerea. Mais à Vienne j’ai eu l’occasion d’observer de nombreux passages directs entre les F. fiusca et rufibarbis.
F. fusco-cinerea. Pubescence et poils intermédiaires ainsi que les mœurs. Pas rare à Zürich; aussi dans le Canton de Vaud.
F. cinereo-rufibarbis. Très fréquente à Zürich, à Sion et ailleurs. Les deux races cinerea et rufibarbis sont certainement les plus intimement liées des quatre.
Femelles.
1. Derrière de la tête et écaille ayant chacun une profonde échancrure semilunaire. Forme
de la tête comme chez la Ç . Pubescente, presque pas luisante. Aire frontale luisante. (C’est à tort que Nylander et Mayr disent que la F. pressilabris Ç est très luisante). Thorax étroit 4. espèce. F. exsecta.
L. 8 — 9,5mro'. Palpes maxill., chaperon, forme de la tête comme chez la <J. Ailes un peu enfumées de brun. Abdomen, front, vertex, antennes (sauf quelquefois le
scape), dessus du thorax, d’un brun châtain; le reste rougeâtre
1 r. F. exsecta i. spec. Nyl.
L. 6— 7,5mm'. Palpes max., chaperon comme chez la Ç>. Forme de la tête comme chez la race précédente. Ailes à peine enfumées de noirâtre. D’un brun châtain foncé. Devant de la tête, dessous et côtés du thorax, pédicule et bas de l’écaille, quelquefois aussi les cuisses et les scapes, quelques taches sur le mesonotum, et l’anus d’un
rougeâtre plus ou moins foncé 2. r .F. pressilabris. Nyl.
F. exsecto-pressïlabris. Intermédiaire. Taille plutôt de l’exsecta (tandis que chez la Ç c’est plutôt le contraire).
Derrière de la tête épais, sans échancrure. Ecaille entière 2
2. Chaperon échancré au milieu de son bord antérieur. Aire frontale matte. Pilosité et
couleur de l’ouvrière , mais un peu plus foncée. Abdomen noirâtre. Front, vertex, tarses, fouet des antennes et tibias plus ou moins bruns. Ailes enfumées. Abdomen
court. L. 9— llmm- 2. espèce. F. sanguinea. Latr.
Chaperon entier à son bord antérieur 3
3. Abdomen court, presque sphérique. Corps ramassé, trapu, très robuste; thorax élevé.
Tête plutôt plus large que le thorax. Aire frontale toujours lisse et très brillante.
Couleur de l’ouvrière. L. 9 — llmm' 3. espèce. F. rufa.
Abdomen, sauf le devant du premier segment, dessus du thorax, vertex, front, tarses, fouet des antennes, et souvent les tibias et le chaperon d’un noir mat, un peu brunâtre. Le reste d’un l’ouge foncé. Pas de poils sur le dessus du corps ; seulement en dessous et aux pattes. Pubescence forte partout , aussi Vabclomen est-il presque toujours entièrement mat. Je possède cependant de petites Ç anormales, de
8mm‘, ayant l’abdomen luisant et plus de rouge à la tête et au thorax