‹ Les Foyers du peupleChapitre 16 sur 72 · LA MAISON PATERNELLE · texte numérisé non relu

LA MAISON PATERNELLE

Autour du toit qui nous vit naître Un pampre étalait ses rameaux, Ses grains dorés, vers la fenêtre, Attiraient les petits oiseaux.

Ma mère, étendant sa main blanche, Rapprochait les grappes de miel, Et ses enfants suçaient la branche, Qu ils rendaient aux oiseaux du ciel.

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L'oiseau n'est plus, la mère est morte ; Le vieux cep languit jaunissant, L'herbe d'hiver croît sur la porte, Et, moi, je pleure en y pensant.

C'est pourquoi la vigne enlacée Aux mémoires de mon berceau Porte à mon âme une pensée, Et doit ramper sur mon tombeau.

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