‹ Les Fractures de Cuisse du Champ de Bataille à l'AmbulanceChapitre 10 sur 40 · AVE · texte numérisé non relu

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— Dans ses notes, il nous apporte seulement 4 observations de fractures du fémur traitées avec conservation du membre eb5 par l’amputation. Mais il insiste à nouveau sur l'urgence absolue du traitement chirurgical en pareil cas ; parmi les blessés « dont le transport n’est pas avantageux », il cite en première ligne les fractures du fémur (page 118) et plus loin (page 263) « les fractures du fémur devraient être traitées dans les premières formations et évacuées le plus tard possible.

En résumé, l’histoire du traitement des fractures de cuisse par projectiles de guerre a parcouru les étapes suivantes

Jusqu'en 1850, l’exérèse est le seul remède à la portée des-chirurgiens ;

À partir de ce moment, les progrès de la technique et, plus tard, l'emploi des anesthésiques, permettent d'aborder avec chances de succès les interventions conservatrices.

La guerre civile américaine, les guerres européennes de +860 à 1870 en précisent les indications, les limites, les modalités.

Mais au moment même où la léthalité va diminuer à l’ambulance, elle croît, par suite de l’évolution des formes du combat, sur le champ de bataille et pendant la relève.

« La proportion des morts immédiates, avant l'ambulance, s'accroît aussi par rapport au nombre des blessés : 4 pour 4, 9-chez les Russes, 1 pour 3, 7 chez les Japonais. »

C’est ainsi que se pose en conséquence la question des soins d'urgence, préopératoires, au cours de la première étape ; la question de l’organisation de la relève. Entrevue en 1870, plus impérieuse déjà pendant la guerre des Boërs et la campagne de Mandchourie, elle allait constituer de 1914 à 1918 un des problèmes chirurgicaux des plus angoissants.

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