CONCLUSIONS
I. Les soins d'urgence, nécessaires aux fracturés. de cuisse par plaie de guerre, Sont d'autant plus efficaces qu’ils sont plus précoces.
D'autre part, ils ne doivent jamais êlre causes d’un retard de Pintervention.
Le contrôle médical du Poste de Secours régimentaire ou du G. B. D. doit donc utiliser, sans perte de temps, le relai inévitable créé par l’embarquement en aulo sanitaire du blessé pour lui procurer le bénéfice de cette thérapeutique - préopératoire :
IE. L'immobilisation sera confiée à un appareil à distenlion. Celui-ci réduit et maintient réduite la fracture grâce à une extension et à une contre extension automatiques, faites dans l’axe du membre. Il dégage le foyer de fracture. Il suspend le membre fracturé au dessus du plan de décubitus.
Il le piace en position de relâchement musculaire L’expé- - rience de la guerre 1914-4918 indique le Lardennois comme modèle du genre pour les fractures de la diaphyse fémorale.
Sur la ligne de feu, on suppléera à son absence par la contention du membre fracturé dans une grande goullière de store étendue depuis le thorax Jusqu'au delà du pied.
III. L’hémostase, dans ces conditions spéciales, ne peut ètre directe. La nécessité oblige de l’assurer par un garrot élastique en tube de caoutchouc. La vulgarisation de son emploi en première ligne permettra de ÉTRE la léthalité immédiate par hémorragie.
Mais, étant donné la brutalité de son action, il doit être remplacé, dès le poste d'embarquement, par un garrot pneu- : matique à pelote d'appui électif, permettant de restreindre la Striction au minimum nécessaire.
LG
IV. La prophylaxie du shock devra tendre d'abord à préserver le blessé du froid, de l’inanition, de l'épuisement.
En cas d'indication plus caractérisée, elle s’adressera au facteur dominant : huile camphrée, sérum hyperglucosé si la tension artérielle est particulièrement déficiente ; sérum gommeux hicarbonaté si l’acidose semble la principale menace.
V. La prophylaxie des infections graves bénéficiera largement des dernières acquisitions bactériologiques. Aux soins locaux : large pansement protecteur, pansement salé, doivent s'ajouter les injections sous cutanées, intra musculaires, intraveineuses des sérums antigangréneux multi- ou polv-valents.
* Es
NOT Jus