SES
6 tubes contenant chacun une paire de gants stérilisés ; une table d'opéralion pliante du Service de Santé et 2 ou 3 appareils portatifs à réchauffement. Les brancards couchettes s’improvisent sur place.
L'installation utilise les ressources locales : personnellement nous avons pu fonctionner dans une pièce située au rez-de-chaussée ; dans une maïisonnelte très défilée dans un repli de terrain ; dans des caves peu profondes dont une paroi élait défoncée et donnait accès de plain pied sur le sol environnant.
Le rôle du Poste d'évacuation nous à semblé des plus imanis, en particulier lors de la reprise de la guerre de mouvement où certaines unités opèrent à grande distance des bases, et leurs blessés sont très éloignés de toute ambulance.
Le rôle de l’équipe est double :
D'une part, elle doit assurer le contrôle ess va les soins d'urgence de tous les blessés graves tombés dans son secteur, elle doit veiller à teur embarquement.
D'autre part, et de façon plus générale, le chef de ce poste doit assurer la liaison chirurgicale entre les corps de troupe et Pambulance. A lavant : il doit fournir des provisions d’appareils, de stores taillés, de garrots ; veiller après entente avec les médecins de régiment, à l'instruction des braneardiers ; à l'arrière, il doit se maintenir en contact avec les chirurgiens consultants ; en faire suivre les directives ; il doit sans cesse avoir connaissance de la situation des différentes ambulances, de leurs disponibilités. &
De la sorte, il peut sans erreur, sans crainte de fausse route où de « cascade » orienter directement les blessés sur les centres chirurgicaux. Les fracturés de cuisse en particulier, sauf circonstances spéciales, nous semblent justiciables du centre opératoire le plus proche ; quitte à être évacués secondairement, nprès intervention et hospitalisation ide quelques jours, sur le centre spécial de fractures.
La généralisation de ces postes d'évacuation nous a paru permettre une collaboration plus intime entre les différents échelons sanitaires ; elle seule peut assurer l'unité dans l’action {hérapeutique depuis le champ de bataille jusqu'à l'ame bulance ; la transformation de la relève et des premières étapes en une phase préopératoire du traitement.
La précocité des soins méthodiques est en effet seule susceptible d'accroître le nombre des bénéficiaires de l’in-
lervention chirurgicale proprement dite ; au prix de moindres sacrifices locaux.