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le diamètre de la cupule devient trop vaste et celle-ci ne peut plus tourner librement dans le ligament annulaire, d'où gêne des mouvements de pronation et de supination.
Dans les fractures complètes, les mêmes mouvements de pronation et de supination peuvent encore êlre gênés par des mécanismes différents : un fragment détaché peut rester au contact de l'os, et comme précédemment, il élargit la tête et rend sa rotation difficile ; ailleurs 1l se coince entre la moitié interne du pourtour de la cupule et la petite cavité sigmoïde et gène ainsi le jeu de l'articulation radio-cubitale supérieure. | |
Les mêmes fractures ont pu aussi souvent diminuer l'amplitude des mouvements de flexion et d'extension du coude. Un fragment isolé de la tête a pu tomber dans la jointure et y devenir un corps élranger articulaire. On a vu des fragments se porter en arrière sur la face externe de l’olécrane (Richon) et gêner «ainsi l'extension, mais plus souvent c'est en avant de l'articulation, sur la face antérieure du condyle huméral, que la radiographie révèle des noyaux osseux qui, à la longue, augmentant de volume, géneront la flexion du coude. |
Dans certains cas même, ces noyaux osseux el des lambeaux périostiques ossifiés ont pu constituer des jetées osseuses unissant le radius au coroné, à l'humérus et pouvant ainsi déterminer des ankyloses incomplètes du coude.
Enfin, on a pu voir des ostéomes se développer secondairement dans les muscles péri-articulaires et parliculièrement dans le muscle brachial antérieur.
: On a successivement appliqué aux fractures de la têle du radius les différents traitements des fractures en général et de celles du coude en particulier. Synthétiquement, on peut dire que certains cas ont été traités par l'immobilisation, d’autres par le massage el la mobilisation précoces, d'autres enfin, mais, comme nous le verrons, c’est l'exception, ont été traités d'emblée par l'intervention sanglante. Enfin, .1l faut faire rentrer dans une classe à part les fractures de la tête radiale vicieusement consolidées, s’accompagnant de limitation des mouvements et dans lesquelles on a dû recourir secondairement à une intervenlion chirurgicale.
: Les observations les plus anciennes (Verneuil, Adams, Trélat, Bruns) ne relatent que des descriptions de pièces anatomiques et ne font en aucun endroit allusion au trailement, qui a, où qui aurait pu être employé. Remarquons, en passant, cependant, que Bruns rapporte dans son important mémoire trois examens de pièces anatomiques où 1} existait une non-consolidation absolue. Cependant, Hueter, dès 1876, ayant pu reconnaitre qu'à la suite d’une fracture de la tête du radius, il existait un fragment complètement hbre à l’intérieur de l’articulation, fil sous le spray l’arthrotomie du coude et fut assez heureux pour obtenir ullérieurement une restitution com-
plète des mouvements. Ce fait est remarquable, il est en
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effet, pensons-nous, le premier en date dans lequel Le trattement chirurgical fut appliqué à une fracture de la tête radiale, grâce à la méthode antiseptique, alors à sa période de début, l'articulation put être ouverte sans aucune complicalion, a
Pinner,en 1882, dans son observation de fractures de la tête du radius, suivie de paralysie radiale, immobilisa son malade en supination ; le résultat fonctionnel fut satisfaisant.
Onze ans plus tard, Lübker, 1887, intervenant pour des luxations anciennes de la tête du radius, s’accompagnant de fracture comminutive de cette même extrémité osseuse, pratiqua dans deux cas, la résection de la tête radiale et l'ablation des esquilles et 1l enregistra encore d’excellents résultats.
Cependant, soit qu'ils ne connussent pas ces observations, soit encore que l'intervention sanglante leur parût devoir être appliquée à des faits particuliers, comme dans le cas de Hueter, les auteurs qui suivirent ne semblent nullement s'être inspirés de cette méthode, cependant celle-ci d'emblée avait fait ses preuves.
Delorme, en 1891, traite son malade par l’immobilisation dans un appareil ouaté pendant un mois, el après ce laps de temps, il put constater que les mouvements du coude et de l'articulation radio-cubitale supérieure avaient conservé leur intégrilé, en même temps que d'après la simple palpation, on pouvait penser que la consohdalion s'était faite d’une manière absolument correcte.
Rudolphy (1879) relate deux cas de fracture de la tête radiale avec consolidation vicieuse ; dans le premier, le
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traitement employé n'est pas mentionné, on nole cependant au bout d’un certain temps, qu'il existe une telle limitation de l'extension et de la flexion, que l’on pratique secondairement une résection de la tête du radius, suivie d'un résultat assez salisfaisant. Dans le second cas, le malade fut immobilisé dans un appareil plâtré ; l’auteur ne mentionne pas du reste la durée de l’immobilisation. L'appareil étant levé, on constale que non seulement la réduction n'a pas été obtenue, mais encore il ne paraît pas s'être fait même un commencement de consolidation, on décide alors de pratiquer secondairement l'extirpation des fragments.
Jacob (1900) traite son malade par le massage et les bains chauds et vit se former ultérieurement un ostéome dans le tendon d'insertion cubital du brachial antérieur.
Richon (1902; eut recours d’abord au massage et à la mobilisation passive, le membre étant immobilisé dans l'intervalle par une écharpe. Malgré ce traitement les mouvements restèrent limités dans la jointure secondairement, alors on pratiqua l’ablation des fragments fracturés, qui fut suivie d’un résultat très satisfaisant.
Gazet rapporte dans sa thèse un cas de Vallas. Cet auteur put examiner un malade et reconnaître une fracture de la lête radiale un mois après l'accident, les mouvements du coude étant limités, certains même élant impossibles. On pratiqua alors la résection de la tête du radius et l’ablation des esquilles, et quoiqu'il n'ait pas élé possibie de prolonger le traitement mécano-thérapique ultérieur. Aussi longtemps qu’on l'aurait voulu on
oblint une reslitulion 4d in{egrum des mouvements de
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flexion ou d'extension. La pronation et la supination impossibles avant l'opération demeuraient cependant encore incomplètes. |
Knox (1905) eut recours chez son malade au massage et à la mobilisation. La flexion et l'extension du coude demeurèrent limilées. :
Prat rapporte, la même année, un cas de fissure de la tête radiale traitée par le massage avec une guérison complète.
Bosquette, dans sa thèse, cite une première observation de fracture de la tête s'accompagnant de luxalion du coude, qui avait été réduite et immobilisée dans un plâtre, puis mobilisée secondairement. Malgré ce traitement mixte, l'extension demeura incomplète, la pronation et la supination limitées. Dans un deuxième cas du même auteur, fracture de la tête du radius et luxation du coude en arrière concomitante, on immobilisa le malade dans le plâtre, puis on mobilisa secondairement, les mouvements recouvrèrent à peu près leur intégrité ; il persista cependant des craquements articulaires et un certain degré de cubitus valgue ; celui-ci semble indiquer que la réduction de la fracture de la tête du radius était demeurée imparfaile. Enfin cet auteur rapporte encore douze observations de fractures de la tête du radius dans lesquelles 1l ne mentionne pas quel traitement a été institué, mais il constate néanmoins que dans sept cas il subsisla une limitation des mouvements de pronation et de supination.
M. le D' Mouchet a eu l’obligeance de nous communiquer trois observations de fractures de la tête du radius, qu'il a observées à la consultation de l'hôpital Necker ;
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dans la première, il fit porter une écharpe à son malade ; dans la seconde un appareil ouaté, et il fit du massage de la région ; dans la troisième enfin, le malade n'a pas été revu après que le diagnostic fût posé. Quant aux résultats M. Mouchet a obtenu de bons résultats fonctionnels, mais dans un cas il subsista un épaississement de la tête radiale, et dans l’autre une saillie persistante de l'os. ;
Vulliet, cette année, publie deux autres cas ; dans l’un, après beaucoup de massage et de gymnastique, 1l constate après quelques mois une limitation de l'extension et une persistance des douleurs. Dans l’autre observation, il appliqua une attelle et il fit du massage pendant dix jours, mais un an après, les mouvements de pronation et de supination sont toujours limités au plus haut degré et la palpation montre un fort épaississement de la tête radiale.
Chevassu, dans ses deux cas récents, eut recours une fois au massage et à la mobilisation, la malade ayant refusé toute intervention sanglante. Dans le premier fait, le résultat fonctionnel fut excellent, dans le second, au contraire, 1l persisla une gêne marquée de la pronalion et de la supination.
Enfin, dans notre observation personnelle, le diagnostic de fracture de la tête radiale ayant élé posé et confirmé par la radiographie, M. Pierre Duval pratiqua l'exérèse du fragment.
Résumé. — Sept des. malades dont nous rapportons l'observalion ont été traités par le massage et la mobilisahon précoce (Jacob, Knox, Prat, Chevassu, Mouchet, Vulliet). Cinq fois sur sept on noteunelimitationultérieure des mouvements, Mouchet et Prat, dans un cas de fissure
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