‹ Les fractures de la tête du radius et leur traitement chirurgicalChapitre 13 sur 24 · NS ET · texte numérisé non relu

NS ET

LH

de la tête radiale, obtinrent par cette méthode un résultat salisfaisant. | — Bosquette,dans l’une de ses observations, eut recours

ta

à la mobilisation sans massage et obtint un assez bon résultat. ;

— L'immobilisalion a été employée chez quatre malades par Pinner, Delorme, Mouchet et Basquette. Delorme et Mouchet ont eu par cette méthode une restitution très satisfaisante des mouvements. |

— L'intervention sanglante a été praliquéesoitd'emblée, soit secondairement dans sept observalions (Hueter, Rudolphy (2 cas), Richon, Vallas, Chevassu, Pierre Duval), Seuls Chevassu et Pierre Duval intervinrent d'emblée. Les cinq autres réseclions ne furent pratiquées que secondairement. Dans un cas de Rudolphy et un cas de Vallas, le résultat fut médiocre, il fut au contraire excellent chez les malades de Hueter, Rudolphy, Richon, Chevassu et Pierre Duval. Les résultats que nous venons de rapporter, étant pour l'instant laissés de côté, quel traitement nous semble préférable ?

La mobilisation précoce, associée où non au massage du coude, réunit encore à l'heure actuelle beaucoup de suffrages. Cependant, il est permis de se demander si, dans le cas particulier, cette méthode, qui donne des résultats vraiment merveilleux dans beaucoup de fractures articulaires, trouve ici des indications aussi immédiates. De toutes les jointures des membres, en effet, le coude, articulation éminemment serrée, est cerlainement celle qui a le plus de tendance à l’ankylose. Celle-ci s’observe

fréquemment après cerlaines fractures de lextrémité

un

inférieure de l'humérus, luxation du coude en arrièré, et elle n’est pas rare, comme nous l'avons vu, après les fractures de la tête radiale. Cependant, l'ankylose, en elle-même, n'est pas le fait direct de la fracture, 1l faut plutôt incriminer le traumatisme initial. Celui-ci, en effet, en même temps qu'il a rompu la têle radiale ou une extrémité osseuse voisine, a produit dans la jointureet surtout autour d'elle des arrachements périostiques et des épanchements sanguins, dans les tendons et les muscles voisins, facteurs importants dans la limitation ultérieure des mouvemen(s.

Chez beaucoup de sujets, en effet, et particulièrement chez ceux qui, sans que l'on sache pourquoi, ont, suivant l'expression du Professeur Quénu, «une prédisposition individuelle pour ces ossifications exagérées », on voit survenir une ankylose incomplète, et cette ankylose est souvent due à une mobilisation trop hâtive.

Sans aller aussi loin que Nové-Josserand qui pense que « le massage et la mobilisation ont fait plus d'infirmes que l’immobilisation », on peut cependant admettre que ces deux premières méthodes exaltent d’une manière exagérée l’activité ostéogénique des lambeaux périostiques détachés, et peut-être même, favorisent la transformation des hématomes musculaires en futurs ostéomes. Ces faits s'observent particulièrement chez les jeunes sujets, dont le périoste est éminemiment fertile, el c'est surtout à cet âge que cette méthode doit être, pensons-nous, proscrile.

Que faut-il penser de l'ëmmobilisation, et si l'on préfère cette méthode, comment doit-elle être appliquée? L'im-

mobilisation du coude dans les traumatismes de la récion

Lada » cite Mai bit

Page 1