CHAPITRE PREMIER
NÉGOCIATIONS UE PIMENTELLI. — MARIE MANCINl. PAIX DES PYRÉNÉES (1659).
Retour de la cour à Paris (28 janvier 1659). — Négociations avec Pimentelli (13 février-! juin). — Nécessité de la paix prouvée par l'état déplorable de la France. — Conditions arrêtées entre Mazarin, Lionneet Pimentclli (février-mai). — Armistice du 8 mai 1C59. — Contestations relatives à Condé. — Traité du 4 juin. — Amour du roi pour Marie Mancini. — Elle fait chasser de la cour la folle de don Juan. — Plaintes de la reine-mère. — Traditions opposées sur le rôle de Mazarin en celte circonstance. — Le récit de M""= de la Fayette paraît le plus vraisemblable; il est opposé à celui de M"" de Motteville, qui fait de Mazarin le complice de sa nièce. — Nécessité de chercher dans les lettres de Mazarin la vérité sur sa conduite. — Le cardinal blànie l'amour du roi pour Marie Mancini (6 juillet); il reproche à la reine de favoriser la correspondance du roi avec Marie Mancini (10 juillet). — Les lettres de Mazarin ne peuvent laisser aucun doute sur ses véritables sentiments. — Conférences entre Mazarin et don Louis de Haro (aoûtnovembre^. — Conditions du mariage de l'infante d'Espagne (avec Louis XIV. — Signature du traité des Pyrénées (7 novembre). — Critique de Saint-Évremond. — Éloge de la paix des Pyrénées par Bossuet.
La cour rentra à Paris le 28 janvier 1659, et peu de jours après, le 13 février, Antonio Pimentelli vint incognito continuer les négociations commencées à Lyon. Il avait reçu les instructions et les pouvoirs, qu'il attendait d'Espagne, et était autorisé à traiter de la paix entre les deux couronnes. Cette négocia-