‹ Les français du XVII siècleChapitre 3 sur 125 · I.KS (ÎHANDS · texte numérisé non relu

I.KS (ÎHANDS

place i^i cliaqao fois (lu'il l'ais;iiL la rcvc'rcnc.e, tison cliîipeau si petit qu'il était aisé de juji^er que le marquis le portait bien plus souvent à la main (jue sur la lôte; son rabat se pouvaitappeier un honnête peignoir, et ses carions seujblaicnt n'être faits que pour servir de cache aux enfants qui jouent à la cligne-musette. Un brandon de glands lui sortait de la poche comme d'une corne d'abondance, et ses souliers étaient si couverts de rubans qu'il ne m'est pas possible de vous dire s'ils étaient de roussi de vache d'Angleterre ou de maroquin. Du moins sais-je bien qu'ils avaient un demi-pied de haut, et j'étais fort en peine de savoir comment des talons si hauts et si délicats pouvaient porter le corps du marquis, les rubans, les canons et la poudre. Jugez de l'importance du personnage sur celte figure ^ «.

Mascarille, il faut en convenir, pousse à l'excès les modes du jour; mais ce qu'il y ajoute d'exagération ne détruit pas la vérité du tableau. Dans Y École des Maris, Molière revient à la charge contre le même travers. Sganarelle, fidèle aux anciennes façons du temps passé, daube sur les manières des jeunes muguets : « Ne voudii* z-vous point, dil-il à son frère,

M'oblii^er à porter de ces petits chapeaux

Qui laissent éventer leurs débiles cerveaux,

tît de ces blonds cheveux, de qui la vaste enflure

Des visages humains offusque la figure?

De ces petits pourpoints sous les bras se perdans,

Et de ces grands collets jusqu'au nombril pendans?

De ces manches qu'à table on voit tâter les sauces?

El de ces cotillons appelés hants-dc-chausses?

De ces souliers mignons de rubans revêtus,

Qui vous font ressembler à des pigeons paltus?

Et de ces grands canons où, comme en des entraves,

On met tous les matins ses deux jambes esclaves.

Et par qui nous voyons ces messieurs les galans

Marcher écarquillés ainsi que des volans ^ ?

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