Mémoires du duc de Saint-Simon^ t. XIII, p
demi couchée, une main renversée par terre. Lauzun se met en galanterie avec les dames, et tourne si bien qu'il appuie son talon dans le creux de la main de madame de Monaco, y fait la pirouette et s'en va. Madame de Monaco eut la force de ne point crier et de s en taire ^ » Vit-on jamais rien de plus révoltant? Ce mélange de. méchanceté, de politesse, de galanterie et de lâcheté, confond Timagination et la dépasse *.
Mais, ce qui la confond bien davantage, c>8t que Lauzun étant à Pignerol, et mademoiselle de Hontpensier, inconsolable de cette longue et dure prison, faisant toutes les démarches possibles pour Ten délivrer, le roi résolut enfin d'en profiter pour le duc du Haine et de lui faire acheter bien cher cette liberté. La proposition fut donc faite à la duchesse par le roi d'assurer, après elle, au duc du Maine et à sa postérité le comté d'Eu, le dudhé d'Âumale et la principauté de Dombes. « Le don était énorme, tant par le prix que par la dignité et retendue