LES GENS D*£GLISE
dont d il s'était crevé <3bez moi, dit Saint-Simon! excellent convive, homme de bonne, plaisante et libre compagnie, médiocre ecclésiastique, avec de bonnes abbayes et charmant dans les colères où on le mettait souvent^ »; ni Tabbé de Vaubrun ', frère de la duchesse d'Estrées qui, tout h fait nain, avec une grosse tête, une laide figure, des jambes tortues et inégales, attaquait les dames el en espérait des faveurs; ni l'abbé d'Auvergne', prêtre coadjuteur de Cluny, grand vicaire de Tarchevêque de Vienne, dont les mœurs étaient abominables, la bêtise sans bornes, Tignorance parfaite, la dissipation continuelle, la vanité basse, puante, qui le jetait dans des panneaux et ridicules infinis; ni l'abbé de La Châtre, calomniateur de Caudelet, qui ne se gêna pas pour dire la messe un mercredi des Cendres a après avoir passé la nuit masqué au bal, faisant et disant les dernières ordures, à ce que vit et entendit M. de La Yrillière devant qui il se démasqua^ »; ni enfin l'abbé La Bourlie qui quitte le royaume sans aucun motif, s'arrête longtemps à Genève, en prend les doctrines, se jette dans le Languedoc pour y soutenir les fanatiques, s'y fait annoncer par des libelles très insolents et très séditieux, « oix il prenait la qualité de chef des mécontents et de Tarmée des hauts alliés en France 9; passe chez les Anglais, est fait par eux lieutenant général dans leurs troupes, sert sur leurs Hottes avec Cavalier, arrêté à Londres pour des commerces suspects, frappe de deux coups de canif le duc d'Osmond, est jeté dans la prison de Newgate où il meurt des blessures qu'il se fait sans avoir voulu prendre de nourriture ni parler \ Nous devons une mention spéciale à l'abbé de Servicn *. Il