‹ Les Français en Amérique le CanadaChapitre 24 sur 61 · Partie de Boston le 30 ji^llet^ jia fiptt^ aiyti^isfs · texte numérisé non relu

Partie de Boston le 30 ji^llet^ jia fiptt^ aiyti^isfs

après s'être attardée dans la baie de Gêspé» péoéiirait enfin dans le Soint-Laarent. A «teaure «fu'il femotait

le fleuve, sir Hoveiiden Walker» chef tleTexpédition, se sentait pris des appréhensions les plus comiques et des terreurs les plus bouffonnes. Il réfléchissait que bientôt ces eaux si profondes seraient couvertes d'Mne épaisse couche de glace. Que deviendraient ses faisseaux? € Il ne voyait d'autre ressource que de les dé-

• charger et de les mettre à terre en sûreté Bnr des ca- 0 rênes jusqu'au printemps. Le 22 août au soir, uu > épais brouillard survint avec une forte brise d'est.

» Sur lavis unanime des pilotes, on mit en pnnne, l'a- » vant tourné au sud. La flotte continuait ^pQodant 3 de dériver au nord. Au moment où Walker se noet- » tait au lit« sou capitaine de pavillon vint l'avertir » que la terre était en vue. Sans se déranger» l'amiral >» lui donna Pordre de gouveriierau nord. 11 y avait à 9 bord du vaisseau un homme de sens, Goddard, eapi- *» laine dans le service de terre. Il courut en toute 9 hftte à la cabine de Tamiral» le suppliant de monter •> au moins sur le pont, ce que Walker, raillant ses j» craintes, refusa de faire. Goddard revint. — f Au

• nom du ciel, venez sur le pont, ou nous sommes iras » certainement perdus. Je vois des brisants tout autour A de nous. > c Mettant ma robe, de chambre et mes

• pantoufles, écrit Walker, je montai sur le pont » et je reconnus la yénté de son dire. » Même, à ce

ii6 LES FRANÇAIS EN AMEHIQUE

ê Biomeot, Taveugle amiral a'écriait : Je ne vois au*

» cune lerresous le vent! — Mais la lune, perçant la

• brumet lui démoaira bientôt soo erreur. La flotte » étail tout près du rifsge nord, au milieu des lies » Ëggs. Il lui fallut bien alors croire les pilotes, et il

• fit immédiatement pousser au large. Seulement» au t matin, on s'aperçut du naufrage de huit vaisseaux : » neuf œnts hommes avaient péri dans les flots. Un » conseil de guerre décida à Tunanimité qu'il était im- » possible d'aller plus avanti et l'expédition regagna » honteusement Boston. Si nous étions arrivés sains et » saufs à Québec, écrivait sir Eovenden Walker, nous » risquions d'y laisser dix ou douze mille hommes, vio- » times de la faim et du froid. Par la perte de quelques- » uns, la Providence a sauvé le reste. Et il s'attendait » à des honneurs pour cette lieureuse retraite, qu'il t estimait aussi glorieuse qu'une victoire ^ »

Cet échec (1712) paralysa les opérations de Nicholson, dont Montréal était l'objectif, il battit en retraite. Détroit seul , défendu par du Buisson et vingt Fran • çais, faillit être pris et brûjé par les Renards* sauvages aussi résolus, haineux et persévérants que les Môhawks. Mais à la voix puissante et révérée des missionnaires, les Ottawas , les Hurons, les Illinois, les Poldwaiomies, une partie des Sacs, elmême desOsages

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