‹ Les Français en Amérique le CanadaChapitre 25 sur 61 · HûUnre des ÉtaU-UnU, t. II, p. 857-5S · texte numérisé non relu

HûUnre des ÉtaU-UnU, t. II, p. 857-5S

et des Misaouris» accoururent au secours de rétablisse-

ment assiégé. <c Père, disaient-ils , père, contemple tes » enfants autour de tou iSous mourrons joyeusement, » s'il le faut, pour notre père; prends soin seulement » de nos femmes et de nos enfants, et couvre nos corps » d'un peu de gasBon pour les défendre des mouches. » Les guerriers Renards, d'assiégeants deveaus assiégés, durent se rendre à discrétion.

Mais, en Europe, on signait la paix d'Utrecht, dont les conséquences devaient s'étendre à nos possessions d'outre-mer. Par une des clauses de ce traité, clause plus honteuse encore pour la puissance qui l'iinposail que pour celle qui l'acceptait, l'Angleterre obtint pour

trente ans le monopole de rinlroduction des noirs dans les possessions américaines de Philippe La France perdait Terre-Neuve, l'Acadie, qui devenait laNouvelle- Ëcosse, la baied'Hudson et ses confins. Elle s'engageait

1 . Âux termes de cette clause, Sa Majesté Britannique s'engageait à faire transporter, dans l'espace de trente ans, par des personnes qu'eUe désignait, cent quarante-quatre mille noirs dans les possessions américaines de Sa Majesté Catholique, à raison de quatre mUld hvh eents par année, et de 33 i/3 dollars par tête. L'Angleterre se réserrait ie droit d'une plus large importation, mais dans ee cas, le prix de eapitation serait réduit de moitié. • Elle prit les pins minutieuses précautions, » dit M. Bancroft, pour s'assurer ce mom^le. Anenn Français, au* 9 cnn Espagnol, personne ne pouvait introduire des nègres dans rA- » mërique espagnole, où, des bords de TAtlantique juc^i^u'aux rires du » Pacifique, Sa Majesté Britannique et les agents de son choix deve^ » naient les seuls marchaiids dTesdayes* • (fltsloîre dss Elaii'Umt, t. n, p. 864.)

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en oi4re à ne plus inquiéter les cinq naitions. Guil*

Lai^o^e Penn avait été d'avis da prendre le Saint-Laurent pour limite au nord de^ possessions anglaises et de revendiquer aussi la vallée du Mississipi. La Louisiane excitait les convoitises de la reine et de son se? crétaire d'État pour les colonies. Nous conservâmes cependant la Louisiane et je bassin dfi Dlis^i^^ifu. Mai$ les termes du traité dUtrecht laissaient nos nouvelles délimitations territoriales dans un vague que la politique cauteleuse et envahissante de Tingleterreiiiepouva^ manquer plus tard d'exploiter à son p^ofU.

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