Algérie et en Tunisie, la culture, Pélevage, surtout
produire de beaux résultats ; mais il faut des capi-
* . le climat n’est pas très favorable aux Français sep-
Haussorviller, Camp du Maréchal, les Alsaciens-
Lorrains®ae paraissent pas très jsatisfaits de leur santé et désa.vigueur de leurs ,enfants. Les Alsa-
ciens-Lorrains n’ont du reste fourni que 8 à 10.000
*# © les exploitations vinicoles et de plantation, peuvent ‘taux importants pour de tels établissements. Enfin:
tentrionaux : ainsi dans les villages de Boukalfa,
personnes à l'Algérie, ce qui est peu, eu égard aux circonstances. Il faut malheureusement reconnaître
que notre administration coloniale est imbue, comme
celle de la métropole, de principes centralisateurs et
aussi d’une réglementation qui, poussée à l’exagé-
ration, devient une entrave plutôt qu’une protection. En résumé, le travail manuel étant presque com- .plètement proscrit dans les’ pays chauds, la France
ne possède guère que des colonies d'exploitation.
FGe sont des colonies commerciales qui peuvent con- : |
duire quelques’ privilégiés à la fortune, mais ne sau-
raient procurer cette ‘natalité vigoureuse et puissante |
qui est pour un peuple”la première des richesses, la garantie de sa prépondérance par l’extdnsion de sa race. La France ne peut offrir à la colonisation qu’une faible quantité de terres; car nous avons dans nos colonies méditerranéennes des pays déjà occupés par les indigènes qu’on ne peut déposséder en masse; nulle-part nous n'avons de vraies colonies de peuplement où l'abondance des terres, la facilité de leur appropriation, l'indépendance laissée aux coléns, et surtout un climat favorable permettent à notre race un établissement vraiment prospère.
Si, au contrairé, noùs rappelons d’un. coup d'œil
les. diverses conditions qui attendent le colon au
Nord-Ouest, climat salubre et par suite parfaiie
ce
ee
acclimatation, fertilité du sol etextrême abondance
des terres offertés, gratuitement Jla colonisation,
perfection du cadastre, absence d’administration cen-
tralisée, gouvernement ‘local libre, système commer-
cial-indépendant,;-mais—en-revanchehivers-durs, vente modérément rémunératrice des produits com-
parätivement à ce qui se passe en pays chaud, d'où
. fortune brusque impossible, on comprend dès lors ce passage de Leroy Beaulieu : « Les hommes ayant un petit’ capital, l'habitude du travail des champs,
du courage et de la persévérance, sont assurés de
réussir dans. les établissements de l'Angleterre au
Nord de l'Amérique; ils n’y arriveront sans doute
pas à l’opulence, mais ils parviendront en peu d’an-
nées à une existence relativement large et fortunée. »
Lord Sydenham disait aussi, en parlant du Canada : .
« Cette colonie ne s’offre pas à l’immigrant comme
une loterie avec quelques prix exorbitants et un
grand nombre de billets nuls : elle se présente comme un placement.sûr et certain que tout homme
prudent et raisonnable peut aborder sans crainte.»
On le voit, dans de telles conditions, ceux qui ont
le plus dé: chance de réussite - agricole ce sont les
paysans, et, à ce point de vue, le Canada est la
colonie des” petits propriétaires.
En présence de ces considérations, parmi ceux qui
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dans les vieux pays ne.voient s'ouvrir devant eux
qu'un avenir médiocre, qu ils n ‘hésitent pas à l'amé-
liorer par l’émigration vers le Nord- Ofést. Quels
sont ceux qui.ont le plus de: chance de réussite ?
Pour KS capitalistes, lesprit-d'i ’initiative-est indis=
ge been à erreur 20e
pensable ; Je paÿs est neuf, la voie ne leur est: pes
tracée, une sérieuse étude sur les lieux est nécessaire
avant de s'engager dans une affaire. Pour le culti- |
vateur qui se trouve aux prises avec uné entreprise
peu rémunératrice, qu’il se transporte avec sa famille
au Nord-Ouest, qu'il y applique ‘ses “bras et‘ ses :
nf,
capitaux, et il arrivera à une ‘belle situation, Les colonisateurs sont d'accord sur le chiffre de’ GooxA* 1.000 dollars, comme nécessaire pour un établissement. Pourront faire de même les fils de cultivateurs qui n'ont plus assez de terres à cultiver, la propriété paternelle étant, en France, dans certaines régions, réduite à un émiettement exagéré, à moins, :
ce qui est malheureusement trop ‘fréquent, que les
ménages se condamnent à: la stérilité. Les fils de’
fermiers, les ouvriers agricoles ne pourraient jamais réunir dans les vieux pays le capital nécessaire pôur fonder un établissement et devenir propriétaires. Pour ceux qui comptent obtenir ce capital en travaillant comme salariés, il ne faut pas recommander
les pays trop neufs où le travail.est rare, tandis qu’au NX , à
sé
ES Manitoba la demande « es plus forte : : ainsi les ser- .”. vantes sont ‘très recherchées ; ; leurs gages varient de 700 à 1.250 fr. pour les cuisinières. Leur nombre est
fort restreint relativement aux-besoins : on l’attribue
à-la rapidité-avec-laquelle-elles-se-marient dans ce pays où émigrent tant de jeunes gens. . .
On le voit, c’est la classe agricole qui, à la période :
de colonisation où se trouvent ces régions, a le plus ..
de chance de trouver un emploi.rémunérateur. Il ést bon de rappeler que ceux-là seuls qui’réussis-
sent sont : les courageux qui savent supporter un =
- travail acharné et les duretés d’un établissement en." THÉ, pays inconnu; les prudents qui, ‘avant de quitter lèur résidence, ont pris le plus de renseignements qu'ils
- ont pu près des agents de colonisation, ou de -préfé-
° rence près des colons établis, qui, une fois arrivés,
né s'engagent dans aucune dépense avant d’avoir étudié le pays et se défient des beaux parleurs et de quiconque a quelque chose à vendre. C’est vers:les grands centres qu’il faut se diriger ; car, nous l'avons dit, c'est dans le rayon de leur marché qu’il est plus profitable de s'établir. *
Disons maintenant un mot des conditions dans
. lesquelles se fait le voyage. D'abord, c’est au prin-
temps qu'il vaut le mieux ‘arriver. Le colon qui
apporte d'Europe le capital voulu pour s'établir a le