‹ Les français et le nord-ouest canadienChapitre 19 sur 34 · A LL · texte numérisé non relu

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Enfin, vient l'élevage aux ranchs, c'est-à-dire

l’élevage en-grand, pour la seule production des

chevaux, dela viande et de la laine. Les frais sont : location de terrain, construction ct approvisionnements pour l'hiver, main-d'œuvre, achat du troupeau. La location de-terrain est toujours ! très minime puisque, nous le ‘savons, les espacés sont ‘encore déserts : parfois même ces frais sont supprimés quand il n'y a pas de concurrence. Les constrig* tions d’abri pour l'hiver .æ font d'une maniére très rudimentaire et peu Be Les frais de maind'œuvre sont ceux de garde et ceux de récolte des approvisionnements d'hiver. Ces derniers sont faibles : ceux de garde sont assez réduits, ‘par rapport à la, valeur du bétail. Enfin, les frais d'achat: d’un troupeau sont les gros frais “d'établissement; mais l'argent ainsi, placé rapporte..Les revenus sont : ‘la vente des’animaux et de leurs produits s’il- en existe Comme nous l'avons vu, le rendement de lélévage des chevaux a été bien réduit par la -ferffieture, en raison des droits protecteurs, du principal marché,

celu? des Etats-Unis. Pour les bêtes à cornes, les

: bénéfices sont aussi assez modérés." Les moutons, - EUX, pour le moment, : -offrent de beaux résultats. ;

«Quoique la laine ait baissé, le’ cours de la viande .

s'est bien maintenu, et.on compte que. dans des » u

circonstances normales on arrive à un rendement

set

de 20 à 25 ‘Je.

Rappelons donc les principales entreprises qui

dans ce pays peuvent convenir soit au capitaliste soit

au—paysan.—D' uñe:façon-générale,-pour-le-cuiture;

‘ les conditions économiques se résument ce pre

.jéter un cou

danse ‘colonies françaises.

TT

production facile. et un écoulement des: ART its dans des conditions rémunératrices. Pour que les bénéfices soient notables, il ne faut pas de grosses dépenses d'établissement ; aussi le gén est-il surtout pour celui qui peut réduire ces dépenses, pour le paysan -qui cultive directement et non pour les grandes exploitations. Le cäpitaliste peut soit établir un ranch, soit fonder une de ces industries se rattachant à l’agriculture, beurrerie, fromagerie, moulin,

élévateur, soit diviser son domaine en lots qu'il fait

exploiter par des fermiers ou de: préférence par des.

métayers, soit enfin créer un commerce ou’ üne

industrie, mais alors: dans les territoires déjà colo,

nisés. LOL LL EL

Sans vouloir ici entrer dans une -étüde-compara- : tive qui nous entraînerait trop loin, il-ést bon,

“pour faire comprendre d’une façof plus précise les

conditions d'établissement dans le Nord-Ouest, de d'œil sur ces mêmes conditions

Fe

+ * La, |France ne : possède plus que “des colonies

d'exploitation, qui sont nos colonies en pays chauds,

: des colonies tenant le milieu entre les colonies de

peuplement et d'exploitation, qui sont l'Algérie, la

— Tunisie et-la- Nouvelle-Calédonie. =

Dans les premières, le commerce, certaines indus-

“tries, les” mines du Tonkin fournissent -de vastes

— chämps d'emploi pour les capitaux. Les questions

de communication et de sécurité ne sont malheureusement pas toujours résolues: . ce É

: : Dans les, secondes, outre les entreprises . précé-

. dentes qui s'offrent aux capitalistes, les “établisse-

ments agricoles peuvent réussir dans une certaine

mesure, mais il ne faut pas se dissimuler Cependant

qu’en Nouvelle-Calédonie les meilleures terres sont

. accaparées par administration pénitentiaire. En

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