IV
Il nous reste à étudier la race près - de laquelle les
émigrants , français devront vivre. Ces irmenses ter-
ritoires du Nord- Otiest. étaient autrefois le domaine,
incontesté d’Indiens. Ces. abotigènes de la race cri
se divisaient en « Pieds noité » proprement dits, répandus dans-la région: de Ps. Ils vivaient de la
chasse. Les trappeurs,.les voyageurs qui achetaient
des' fourrures. ou” chässaient avec eux n ‘empiétèrent
-pas sur leur liberté, Mais, à partir dè 187 703 la civili-
sation arriva. Ils furent enfermés dans dés ‘réserves. Les Canadiens se vantent bien, d'avoir été” ‘plus. doux avec eux que les Américains: la chose était peu difficile. Il n’en est. pas mbiñS vrai. qu’on ne Jeùr a donné pour ces immenses territôires de chasse qu'ils | parcouraient en maîtres que des indemnités déri-
soires, qui n’ont guèrêé été distribuées qu'aux chefs;
qu’on leur’a enlevé leur liberté en les empêchant de «
sortir de leurs réserves sur lesquelles on‘assuré, il est
vrai, leur subsistance, qu’on a éloigné .et: qu’on
Fr.
éloigne. d’eux leurs enfants: que l'én veut gagner. à la”
civilisation européenne en les. intetnant, dans des
écoles où .ils apprennent diverses professions; ‘ et
qu’enfir, si ces Indiens veulent sortir de ces étrèjtes
réglementations, il faut-qu'ils-se fixent-commecolons;
. mènent la vie des, blancs qui ne convient ni à leurs
races autoghtôhes, à ce point contrariées, vont-elles en décroissance et menacent-elles , de disparaître à
plus’ ou moins Hoñgue échéance.
Dar c! ces imimenses solitudes, les premiers . repré
“fourrures et les traitants qui ‘venaient . établir le:
: éomimerce des pelleteries. Les voyages de Varennes
. dela Vèrandrie étaient entrepris pour l’ établissement
de comptoirs sur le bord des rivières et des lacs. ÎTs ER
commencèrent à faire connaître le Nord-Ouest. On a d’abord connu ‘la route de Winnipeg ä la mer
d' Hudson, sur les bords de laquelle traitait la, Com-
‘goûts, ni à. leurs habitudes héréditaires. Aussi, ces
\, sentants ‘ de la civilisation furent les chasseurs de’
‘pagnie anglaise de la Baie d'Hudson. C'est. seule-
ment après “la. paix” ‘de 1763. que cette Corñpagnie pénétra dans. l’intérieur du pays. Une compagnie canadienne, la Compagnie du Nord: Ouest, fut fondée dans le même but. Leurs rivalités eur étant AAuisibles, elles finirent par se fondre en 1825 en gardant
Je titre de Compagnie de lä Baie ‘d'Hudson: \