LES FRANÇAIS Lu Ù
Quant aux capitaux qu’emportent Îes Aranis relativement. à . l'épargne nationale annuëlle ,- ils peuvent être considérés .«comme une quantité: négligeable.. D'une façon plus générale d ailleurs, la plu-
part des économistes reconnaissent que l’émigration
__des capitaux- est-plutôt-avantageuse-à-la-métropole;
surtout lorsqu'elle se fait dans des pays où notre influence est suffisamment représentée aelle relève l'intérêt et les profits, elle crée de nouveaux .centres avec lesquels le commerce peut s'établir, elle augmente le revenu des capitalistes miétropolitains qui peuvent aÿoir dés valeurs à Pabri des complications. européennes; enfin, au point de vue patric tique, les . capitalistes peuvent participer. ainsi à la. création et au développement de sociétés dé même race ét contribuer à l'expansion de. la patrie. On: pe t: doric considérer le Canada coïime un champ utifé & ’exploitation pour une certaine masse de capitau: français. Si l’on aime à se représenter les Français comme trop attachés à leurs; Hôyêrs, on ne. peut trouver ce . caractère chez les Franco: Canadiens ; ils ont aù contraire du nomade daris le sang. ‘Sans doute, c'étaient des homnres de rare énergie que ces premiers colons. qui allaient traverser l'Atlantique pour peuplier des | pays Sauvages ; aussi leurs. descendants ont-ils gardé,
‘de par. l'hérédité, l'esprit ‘aventyrefix et.amateur de
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chngement. La principale des causes qui poussent
à émigrer réside dans. le mode de culture : qui exige : * de vastes étendues de terre; les “erfants, en oùtre;”
-devénant nombreux, ne peuvent songer à s'établir
ne: de leurs parents. Les paroisses de Québec res-. b
lent à nos campagnes de France; peu de terres
disponibles et à des prix életés. Il. faut donc émigrer
‘et, ‘vla fécondité des familles, l” émigration est con-