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sidérable:" “Elle se dirige. vers certaiñs points. de la Confédération, Puis en assez grände, masse vers les Etats-Unis. Ceùx qui choisissent le Dominion vont, © soit. co coloniser des terres vierges, soit envahir : les
istFfers Shglais. Dans ce dernier cas, flrachètent des terres et parfois arrivent peu à peu à deveni® majo-
“rité. A partir de ‘ce moment-leurs progrès sont rapi-
sensible, ne peuvent supporter d'être. en. minorité
des, car les Anglais, qui ‘ont l'amour-propre très
* “dans leurs cäntons ét préfèrent vendre léurs établis-
semeñts à perte pour aller vers l'Ouest.
: de l'Indépendance, peuplés d’Ariglais 0
Les cantons de Est avaient été; après “Ja gucrre | servir ‘de
cher ces derniers des appuyer sur les. Yankees pour
revendiquer leur indépendance. En 1830 il. ay avait.
pas € encore un seul Français dans ces cantons, en
‘ 1881 Hs formaient 63 °l de da ‘population. Un phé-
nomène analogue se produisit à Montréal, autrefois presqu ‘anglais, et dans l'Ontario. Lors de la cons-=:
titution des- provinces, on avait pris le cours de l'Ottawa comme constituant la ligne de démarcation
entre les races française et anglaise. Les Canadiens.
“ont débordé cette frontière et: ils constituaierit, en .1881, 22 °} de la population des huit comtés orien- 21 G
taux. d’Ontario. Le nombre des Franco-Canadiens
augmente tous les ans, non seulement du fait des naissances, mais du fait de l’arrivée de nouveaux
colons venant de Québec ou de France. Cette colonie
h est très prospère ;.le climat est tempéré, c'est le-plus
doux du Dominjon puisque là seulement pousse la - vigne que les Français excellent à cultiver. Mais ce mouvement d'expansion dans les provinces .
partiellement françaises ou de débordement sur les
cantons anglais ne suffit. pas à l'établissement des
générations nouvelles : il faut émigrer.
C'est vers la république voisine des Etats-Unis “que s’est dirigé@e grand courant de l'émigration | canadienne. Ce* mouvement” est ancien et commença
‘en 1830, provoqué par le’ manque de terres dans les
# anciennes seigneuries; il’ s’accentua en 1837 après la révolte sous l'action de causes politiques. Depuis, il n'a fait que s’accroître, et l'on peut aujourd hui + a LL
allaient vers
‘ nn l NAT £ TT \ + . £ à " - TNT L - Le \ . mr 7 ° LS ù ù \ Lu AT \, N : — OÙ - \ ET ÎLE NORD- -OUEST CANADIEN 7" 117 Se 6 èluer. à 2 près d un million le nombre: des Canadiens oo Es
du haut re Mississipi "le-plus. grand nombre ers la Noulle-Angleterre. Ceux qui Ouest américain trouvaient d’ancien-, 3
nes possessions’ de notre race. Jusqu'en 1763, l'Amé- |
rique du Nord presque tout entière fut française. LS
Elle était bien étroite, la bande que les colons anglais occupaient sur l'Océan, et ils x. restèrent .
pendant que l'effort de la colonisation française se
portait vers ces splendides découvertes, nous n'arri- PTT
vions qu’à uné brise de possession théorique du |
pays, mais non à une, occupation : réelle ‘et solide; aussi, plus par ce fait qüuépar les erreurs de l'opinion ‘ publique et du roi, la suprématie devait-elle nous échapper. En 1763, le Canada etsla rive gauche du Missiséipi sont cédés à l'Angleterré:; en 1764; la
rive droite et la Nouvelle-Orléans, ap
1800, l'Espagne rétrocède la rive droite à la ance; ‘mais dés 150 Napoléon abandonne aux Bras Di | cette moe* du: continent américain pôur 80 millions.
:, CeËrrégions de l'Ouest ‘n ‘avaient pas sèulement . x. ‘été “détouvértés; elles avaient recu quelques postes CN de«colonisation. « ‘Par la région des Grands Lacs, les \
. plus dé deux siècles. Malheureusement | -pour nous,” Fe Felepegepegeperetetre