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faire de l'élevage, car ils trouvent insuffisant Je Ten
dement du blé.
C'est au Nord d'Edmonton, autour de Saint-
Albert, que sont situés les établissements français.
. D'abord "Saint-Albért, siège d'u un, évêché; puis, en
remontant, les colonies du lac des Œufs ‘fondées par le P.-Morin avec des haBitants venus des provinces de Québec; à l'Est, Lourdes, près du fort Saskat- ‘chewan ; plus loin, vers Battleford, la vallée est déserte ét attend l'émigration. |
Ce. troisième graupe est dans la zone fertile, il”
est parfaït: ent irrigué; on y trouve des bois en
abondance, des mines. de charbon à fleur du sol, où
les. habitants vont puiser pour leurs provisions
- d'hiver. La vallée de la Saskatchewan doit être par-
courue pär une voie ferrée, joignant Prince-Albert à Battleford, Edmvaton, et ensuite Athabaska. Gest
Je groupe le plus nouveau où les homesteads gra-
tuits sont abondants. ” — Les gelées, qui sont à craindre dans les fonds, ne
font courir aucun danger sur les faibles hauteurs
qui bordent le fleuve. Les récoltes de 1893 étaient
Le
- Jà plus belles que partout ailleurs. Les terrains, dont la spéculation ne s’est pas encore emparée,
sont laissés à des prix très faibles. Cependant la
vallée de la Saskatchewan soutient victorieusement,
comme fertilité, la comparaison avec la vallée de la Rivière Rouge, mais les voies de communication manquent. Les. tarifs de trähsport sont, très. élevés, d’abord”à cause des distances à pärcourir, erisuite - parce qu'aucune ligne de chemin de,fer n’est là pour . faire. céncurrence, à la Compagnie ” Pacific; mais ces inconvénients s’atténueront a a construction de voies ferrées et le développement du marché. Ce . sera le pays le plus nee de ces immenses régions | ‘après Winnipeg. :
C’est au-dessus Edmonton. que se trouvent les
"réserves du Gränd-Nord et le bassin de l’Athabäska-
Mackenzie, sur le versant de l'Océan Arctique. La partie méridionale du “bassin est au-dessous de lisotherme de o° que l’on s'accorde à regarder comme la limite de l'établissement des blancs et de la production économique du blé. En effet les lignes isothermes, à partir du lac- Winnipeg, remontent en fiême temps.qu’on s’avance vers l'Est, de sorte que l'isotherme de o° part du bord du lac Winnipeg ‘pour äboutir au détroit de Behring, et cela, sous
l'influence des vents d'Ouest, venant-de la côte du
Le 24 LÉS FRANÇAIS ET LE NORD-OUEST CANADIEN
Pacifique, dont le climat est réchauffé par le courant tiède Kouro-Sivo (courant. noir).
ne On considère que les vallées du Peace River, de °
dE
-V'Athabaska-et-de-la-grande Rivière des Esclaves-sont—— cultivables et habitables jusque vers le 6o° de latitude ; mais il est probable qu’à l’industrie agricole, si pénible dans-ces durs climats, se joindra surtout l'exploitation des mines de charbon et de: cuivre, véritable richesse du sol. La mission catholique du
5 | ” fort Chipewyan du lac Athabaska expédie de super-
| | ” bes céréales aux expositions agricoles. .
. | . Enfin ; depuis la Saskatchewan jusqu'au cap
oe -Bathurst, on trouve partout des. traces ‘de dépôt
d'huiles minérales qui, -d’après les géologues, sont : appelées à remplacer et à dépasser les sources pétro- ° lifères des Etats- Unis. Le gouvernement a si bien Fo confiance dans l'avenir de cette richesse qu il a : Vréservé un immense espace de 100,000 kilomètres.
=. environ, aû Nord du lac Athabaska, pour ‘le concé-
+ - der plus tard xdes Compagnies d’exploitätion. Des TU
sondages ont été ‘opérés à partir de 1894 dans le
e 7. district d’Athabaska. et près du lac Pélican pour être
fixé sur la valeur de ces gisements : c’est M. Frager,
très expérimenté dans les affaires d’huile, qui les E
i opère avec les géologues du gouvernement.
Re ne à np nn ne ne men 2
grais dans ce pÂys.
Nous. poüvons examiner maintenant les divers éléments se rapportant à l’agriculture.
D'abord le sol. Dans-la zone fertile, nous le
savons, il est d'une.extrême richesse; c’est la meil-.
leure terre à blé du monde. Cette ‘fertilité tendra
pendant bien lo gtemps. inutile toute dépense d’en-
. Au Manitobf, dans la Rivière Rouge, où la pierre est presqu'inéonnue, ces riches plaines sont couver-
tes dherbages et de bouquets/de bois. Comment ces
immenses étendues sont- ëllés restées sous forme de
prairies et ne sont-elles pas boisées? Certains en
cherchent la raison dans la sécheresse, mais à tort ;
‘ar les territoirés du Nord-Ouest reçoivent plus
d’eau qué‘la quantité reconnue nécessaire pour la
Fe . " æ ° .
végétation. 11 faut plutôt trouver l'explication dans
les feux des prairies. À l’aütomne,l’herbe des prairies, devenue très sèché, s'enflamme pour la moin-
drè cause : l'incendie, propagé par le vent, couvre
| . Ji : : ° de ni — :, Lx x * d ! ACTES Tee. à ;
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de grandes étendues. “Autrefois ses ravages étaient
terribles, maintenant ses progrès"sont arrêtés par