TT A EN EE NE RUE
# # a #4 | HT % $ % # À
on
dns
a a SE
Bb En ER
tr
au delà des limites le capital d'établissement. Ici encore la précipitation cest funeste : bien inspiré est celui qui, au lieu de donner la construction à l’entreprise, achète son matériel dans de bonnes conditions, le laisse sécher et profite d'une occasion de travail bon marché pour faire construire.
Enfin, il nous reste à voir dans quelles conditions se fait l'achat des terres. Pour Jes ranchs, dans l'Assiniboine et dans l'Alberta, nous avons vu les modes de concession spéciaux, Pour la culture, on peut se procurer des terres, soit en prenant un homestead, soit ei: achetant dans les régions colonisées.
Les colons qui ne peuvent mettre d'argent dans la terre, se procurent les homesteads dont nous avons déjà parlé, La loi favorise encore cet iablissement des colons pauvres, en déclarant que le lot sur lequel ils s'établissent ne pourra être ni hypothéqué, ni vendu pour dettes antéricures à la concession : cile déclare insaisissable, tant pour dettes antérieures que pour dettes postéricures, un grand nombre d'objets mobiliers : outils. bétail, vivres, etc,
C'est grâce à cette loi, dont les Américains sont fiers, que le Far-West a été peuplé ct cultivé si
rapidement, Le succès a été grand, puisqu'en vingt
ans une superficie plus vaste (33 millions d’hectares) que celle de la France a été occupée en homesteads. Les populations devenues propriétaires n'en ont pas pour cela été fixées au sol. « Le Yankee, disait Michel Chevalier, n'a pas de racines dans le sol : il est étranger au culte de Ja terre et de la maison paternelle ; il est toujours en humeur d'émigrer. »
Le colon qui à de l'argent disponible, si peu que ce soit, achète généralement dans le pays où passent les chemins de fer et où, par suite, il trouve des débouchés pour ses produits.
On croit, à l'étranger, qu'il n'existe pas de terrains disponibles ou qu'on en demande des prix trop élevés : c'est une grave erreur. Les spéculateurs et les compagnies détiennent des régions entières du pays soi-disant colonisé, et les conditions d'établissement sur les terres fertiles sont faciles. Nous avons, en parlant des diflérentes zones, donné une idée des prix.
Une des fautes que l'on reproche aux nouveaux arrivants, c'est de vouloir acquérir un grand domaine, En Europe, toute parcelle de terre est possédée; chacun, par suite, n'exploite que son lot et veut s'agrandir. Au Nord-Ouest, au contraire, nous l'avons vu, le pâturage et la récolte du foin sont
libres sur les vastes espaces vacants qui entourent