X. — JEAN DE VAUZELLES
Lochner, In Verlegung Paul Fur si en Kunst- \\ hàndlern alldà, S. d, [1648], in-8 de 71 fï. non chifïr. et 1 f. blanc, avec figures gravées sur cuivre.
La date est indiquée à la fin par des chronogrammes. Biblioth. nat., Rés. Z. 2510. — British Muséum, 1043. a. 56.
Le texte composé par Jean de Vauzelles sur les Simulachres de la Mort eut aussi les honneurs d'une traduction italienne :
aaa, — Simolachri, Historié, e Figure de la Morte. La Medicina de l'anima. Il modo e la via di consolar grinfermi.... In Venetia. Appresso Vincenzo Valgris, al segno d*Erasmo, 1545. In-8 avec 41 figures.
Dans une épître dédicatoire qui précède le recueil, l'imprimeur soutient que les copies qu'il a fait exécuter des figures sont supérieures aux gravures originales.
Brunet, III, col. 256.
hhb. — Simolachri, || Historié, e Fi- 1| gure de la || Morte. || La medecina de L'anima. || Il modo, e la via di consolar grinfermi. Il Vn sermone di san Cipriano, de la mortalité. || Due orationi, Tvna à Dio, e Taltra à Christo. || Vn sermone di S. Giouan chrisostomo, che ci essor- || ta a patienza. || Aiuntoni di nuouo moite figure || mai piu stampate. || In Lyone appresso Il Giouan Frellone, \\ M. D. XLIX [1549]. In-8de 112 ff., avec 53 figures.
Le titre et le v° du dernier f. portent les marques de Frellon, avec la devise : Matura.
Le f. Al contient un avis « Aili saggi et giudiciosi lettori » qui pourrail bien avoir été revu par Jean de Vauzelles :
« Havendo Frellone per il passato misse in luce con bellissisme figure li Simolachri délia Morte et primo in lingua latina et dipoi in la vulgare francesa, si è adesso ingegnato di darvele in vulgare italiano, et ciô ha fatto con si mirabile diligenza et curioso studio che, desiderando al possibile salisfarvi, ha fatto designare et intaglare [sic] moite altre figure che per il passato non furono mai stampate ne' Simolachri
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già per altri stampati in liDgua italiana. Piglatele [sic] donque coq lieto animo, benigni lettori, non risguardando al dire di qualche siocco che, dopo essersi servito de* disegni délie figure già fatte fare dal ditto Frellone, non sapendo corne altrimente imbellire quelle ligure molto men belle di quelle diFrancia, ha scritto ha ver falto s) ben designare et intaglare le figure de' sopraditti Simolachri che non sono pure equali, come dice, ma di gran lunga miglore [sic], più vaghe et più belle di quelle di Francia,il che quanto sia ditto temerariamente et senza giudicio, coloro che con giudicioso ochio et giusto giudicio consideranno quelle di Francia, fatte fare dal ditto Frellone, et quelle de graltri luoghi facilmente il potranno giudicare. Perô qui farô fine, non sforzandomi più oltra farvi a sapere una cosa si manifesta, ma pregando i Dio che vi feliciti come desiderate. Di Lyone, alli VII d'Aprile M. D. XLIX. »
Biblioth. nat., Rés. D. 80C90. — British Muséum, 685. b. 7 (i) et 98. a. 27. — Cat. A.-F. Didot, 1879, n» 384.
Nous ne nous étendrons pas plus longuement sur les Simulachres de la Mort ; l'ouvrage tient une place considérable dans l'histoire de la gravure, mais les vers de Jean de Vauzelles n'en sont qu'un simple accessoire. Nous avons à parler maintenant des rapports de notre auteur avec Pietro Arelino, qui, à ses yeux, était le plus illustre représentant des lettres italiennes.
Jean, qui aimait à parler de la mort, avait l'esprit tourné vers le mysticisme ; ce furent les œuvres mystiques de l'Arétin qui l'attirèrent. Dès le mois de février 1539, il fil part à son ami Bartolommeo Panciatichi, le banquier lyonnais bien connu *, de son intention de donner une traduction française des livres religieux de l'Arétin, et, par l'intermédiaire du banquier, communiqua ce projet au redoutable écrivain.
Le 14 février 1539, Panciatichi adressait, de Florence à Venise, la lettre suivante :
« Al molto famoso signore Pietro Aretino, suo osservandissimo.
« Signer Pietro, Voi sapete che, mentre ch'io mi trovavo in Leone, monsignor Giovanni Vauzelles volse che con le sue lettere e traduzzioni
* Voy. Bulletin italien, II, 1902, p. 32.