‹ Les Français italianisants au XVIe siècleChapitre 7 sur 67 · II. — FRÈRE LOYS DU BOIS · texte numérisé non relu

II. — FRÈRE LOYS DU BOIS

épigramme latine et d'un sonnet italien, imprimés au v<» même du frontispice.

Voici le litre et le début de la pièce latine :

F. Lodoici Silvii, philologi Sartanio \ cenobitae quidem Culturaei, ordinis autem Benedictini, Fernandinique discipuli, ad candidum et pium lectorem

Epigramma extemporaneum.

Qui Binedictinae petis impailesccre normae Et promissa cupis reddere vota Dec...

Suivent huit autres distiques.

Voici maintenant le sonnet italien :

patris Ca- 1| roii FernSdi : diui patris / Benedicti magni : assecie || maximi in quatuor libres distinctum : quorum capita f \\ xima indicabuntur tabelia. || Annectetur autem eidem / licet prius compositum || posterius tamen nobis oblatum / eodem titulo Spe- H culum : quod venerabili patri Hugoni a Sancto Vi- 1| ctore ascriptum est. || Vœnundantur simul in Officina Ascensiana &\\Ioannis Parui Bibliopolarum Parisien.— [Au vo du dernier f. : ] Finis. || In chacographia [sic] Ascensiana ad .XII. Calen. Martias Anni salutis nostrœ. ad calcul- \\lum Romanum .M. D. XV [1515]. In-foi. de 6 ff. iim., 94 ff. chiffr. pour la !»•« partie et 10 ff. non chiftr. pour la 2® partie, lettres rondes, bel encadrement et marque de Josse Bade au titre.

Le Spéculum est dédié par Charles Fcrnand « venerando patri Ivoni Morissoui, abbati Casaiino ». — D'après la Gallia christiana (II, col. 166), Yves Morisson ne serait devenu abbé de Chézal-Benoist qu'en 1520, et il serait mort en 1547. — Yves avait été d'abord abbé de Saint- Vincent du Mans (1502-1507). Vers 1502, Jacques d'Amboise, évéque de Clermont, lui avait résigné l'abbaye de Saint-Allire, située dans la môme ville, et qu'il gouverna trois ans. Le 14 avril 150», Yves fut un des qualre abbés qui s'assemblèrent au monastère de Saint-Sulpice de Bourges, et y jetèrent les fondements d'une réforme monastique (voy. Dom Jacques Bouillart, Histoire de l'abbaye royale de Saint- Germaindes-Prez, 1724, in-fol., pp. 177-178). En 1509, il fut envoyé à Sainte-Justine de Padoue pour y étudier la discipline des moines. Il redevint abbé de Saint-Vincent en 1514 {Gallia christiana, XIV, 464-465). Peut-être frère Loys l'avait-il accompagné à Padoue en 1509.

On remarquera la date finale indiquée en style romain, c'est-à-dire en faisant commencer l'année au lo*" janvier. Cette date est probablement donnée par frère Loys.

Biblioth. nat., Inv. Bés. D. 1608.

* C'est-à-dire : né sur les bords de la Sarthe.

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