‹ Les Français italianisants au XVIe siècleChapitre 6 sur 67 · FRÈRE LOYS DU BOIS · texte numérisé non relu

FRÈRE LOYS DU BOIS

L'auleur dont nous avons à parler est peu connu: c'est un bénédictin manceau, frère Loys Du Bois, ou Silvius, qui appartenait à Tabbaye de la Couture. Frère Loys s'intitulait luimême rt philologus », qualification qui, au commencement du XV1« siècle, était assurément peu ordinaire K II nous apprend qu'il avait été le disciple de l'érudit brugeois Charles Fernand 2. Celui-ci avait professé à l'université de Paris, puis, en 1486, était entré chez les bénédictins du Mans. Il mourut en 1517. Par Fernand, frère Loys Du Bois se rattachait au groupe de Robert Gaguin, et c'est là sans doute qu'il avait puisé le goût des langues étrangères. Il avait dû voyager. Nous voyons par ses vers latins qu'il était bon humaniste; mais il écrivait aussi en italien et même en espagnol : c'est ainsi qu'il touche à notre sujet.

Le moine philologue surveilla l'impression d'un ouvrage de son maître ♦Fernand, le Spéculum disciplinae monasiicae, qui parut au mois de février 1515 ^ Il fit précéder l'édition d'une

* En 1525 le Ravennate Tommaso Giannolti, qui se disait « de' Rangoni », sans doute parce qu'il élait attaché à Guide Rangone, prenait la qualification de « Thomas philologus » (voy. Calai. Rothschild, III, n® 2666). On voit, par de petites prières qu'il émaille de mots hébreux, qu'il avait appris les langues orientales. — Sur ce Tommaso, né vers 1493, mort en 1577, voy. Tiraboschi, VU (éd. de 1809-1812), p. 649.

* Voy. sur ce personnage la belle publication de M. Louis Thuasne : Roberti Gaguini Epistole et* Orationes, 1904, 2 vol. in-80, à la table.

^ Spéculum discipline || Monasiicae : religiosi docti & perq discrti

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