‹ Les Francais peints par eux-mêmesChapitre 105 sur 269 · LA FENME COHUE IL FAUT · texte numérisé non relu

LA FENME COHUE IL FAUT

époque. Elle va rarement a Téglise, mais elte parlera religion et voudra vous converlîr ^î vou& avei le bon goût d« Dtire Te^prit fort, c^r vous aures ouvert une if^sue «ni phrases slérèotypRip aux airs de tète et aui {gestes convenus entre toutes €£% femmes ; < Ah ! fi donc ' je vous croyais trop d*esf»ril pour attaquer la religion ! La sodéîé trou le. et vous lui ôteison soutien. Maîii Li religîoD, en ce marnent, c'est vous et moi. c'ei^t la propriété, c'est l'avenir de nos enfants. Ah ! ne sov oo& pas égoMêJï. Lia* dîvîdiiaUfime est la maladie de réf^oque, et la religion en est le seul nmède» elle unit les tamilles que vos lois dr<suniB»;ent, etc,i» Elle entame alors un discours néo-chrétien, suujioudré d'idées poliliqueSr qui n'est ni catholique ni prott-sttint,, mais moral, oh! moral en diable, où vous reconnaîs^eE une pièce de chaque éLofre qu'ont tissue les doctrtm s modernes aui prises. Ce di-^coura dém outre que la fi mme comme il faut ne repr(Î!^ente pas moins le gâ* chifs ijitellectuel que le gkbis politique, de même qu'elle est entourée des hrlllants et peu solides produits d'une industrie qui pense s.'vnf; ce^^se h dé t m ire ses ceuvres pour les remplacer. Vous sortez eu vous disant : a Elle a déeidf'ment de la supériorité éëm les idées! » Vous h croyez d'autant plus qu'elle a sondé votre eCËur et votre esprit d'une main délicate, elle vous a demandé vos secrets; car la femme comme il faut parait tout ignorer pour tout apprendre, il y a des choses quelle ne sait jamais, même quand elle leâ sait. Seulement vous êtes înqmct, vous ignorez l'état de son c^eur. Autrefois les grandes dames aimaient avec afûc-hts, journal à la main et annouces; aujourd'hui la femme comme il faut a sa petite passion réglée comme un pnpler de musique, avec ses cr«)ches, ses nniri'Sf ses blanches, ses soupirs, ses points d 'orgue » ses dioses â la cler FrtîMe femme, elle ne veut compromettre ni i^n amour, ni son mari, ni Tavenir de ses en* fauts. Aujourd'hui le nom, la poç^itiun, la fortune ne^oot plu a dffl pavillons assez rer^pRctés pour couvrir toutes les m^irchiin dises à bord. L'aristocratie entière ne s'a^ vance plus potir servir de paravent à une femme en faute* La femme comme il faut n'a donc point, comme la grande dame d autrefois, une allure de hante lutte, elle ne peut rien ljri>€r sous sou pfed, c'est elle qui serait brisée. Aussi est- elle la femme dis jésuitiques mesto termine^ des plus louches tempéraments, des convenances gardées « des passions anonymes menées entre de'ii rives A brisants. Elle redoute ses domestiques comme une An* glaise qui a toujours en perspective le proeès en crimt^ nelle conversation. Cette femme si libre au bal, si jolie à la promenade, est esclave au logis; elle D*a d'indépendance qu'à huis clos, on dans les idées. Elle veut rester femme comme il faut. Voilà son thème. Or, aujourd'hui, la femme quittée par son mari, réduite û une maigre peU" iion, sans voilure, ni luxe, ni loges, sans tes divins accessoires de la toilette, n est plus ni femme, ni Qlle, ni bourgeoise; elle est dissoute et devient une chose. Les Carmélites ne veulent pas d'une fpmme mariée, il y aurait bigamie; son amnnt en voudra-t-it toujours f là est 11 queslinn. La femme comme il faut peut donner lieu peutéire à la calomnie, jamais à la médisance. Elle est entre rh^pocrisie anglaise et la gracieuse franchise du dîihuitirme siècle, système bâtard qui révèle un temps où rien de ce qui succi'de ne ressemble à ce qui s'en va, où les transitions ne miment à rirn, où il n'y a que des nuances, où les grandes fii^^ures s'eîîaceut, où le^ disrinctions sont purement per?iOiinelles. Dans ma coiividioiip il est impossible qu'une fnmnte, fut elle née aux envî* rons du trône, acqui-re avant vjnjîl-eiï*q ans In science enryclopêdique des rîeus, la connaissance des mano|?es, les grandes pitites choses, les musii|ues de voii et les

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HaintenanC qu'est cette 1 tient^lle? d'où vfent-elfe? Id, I prend tes proportions révebtJ tton moderne, na déplorable i tif appliqué an beau sese. Cbt^ un mot où elle se résame et i tains mots, ajoutés de çaise, serait laire une par eiemple, est oo mol ) léon tout entier. Depuis i sistons a la mine contiiiae lil ciales; dous aurions dû itifw naufrage, mais le Code dtS ■ 1 niveau de ses articles, Hélut^ ces paroles, di»ofi»-les : les i tnarquîseft aussi ! Quant i pu se faire prendre ta i la vicomtesse* Les comitie il faut sera plu l'Empire ou d'hier» '*»">ft à^t on dit en italieii , eonitrae de i dame, elle est mûrie avec ïi nier sikle^ avec la poudre, l«i Ions, les corsets busqués onéii rubans. Les durhea^sea aa sans lesftire élargir ponr kwsi a vu les deritières rotan i t prendre comment le sa cour par le satin os le ' pas établi pour c^rtilnei I majorât^ par dHodessInaetikleikkl viné rapplkatîoii du co«le dofil 3 i en créant ses duchesses, eeg il faut, le produit médiat de tal prise comme un marieait ^ ainsi ifue par le Journaliste i Ûcences de Tétat social, Ai^o«dlri.l convenablement soutenir n féit n puissante poitHoe d*homme r*»!

forme de cuirasse» montra' sa frtf i apocryphe «ont des cbeveui 1 deui esrarpins ▼ernis ornés de ( coulent sii francs, tient !

sourciliéres en plissant le hâui it «^ d'avoué, fils d'entrepreoeiir oi Mirf| toise împertioemmeni li plu jab I quand elle descend resmlierd'B ^' ami pautalonné par Eliin, halîll ganté, cravaté par Bodier oe par 1 comme le premier due ▼«««:€ 1 fen^me comme il raut,aLescaa Dn due i|uelconque (il t*ei i rt sous Charles X qnî de rente» on magnifique hMi, i pouvait encore être en git^ i ces griuds ieigneurs fruçaK >ij vient de mourir. Ce due a lalaaéiii filles. En supposaiit beaBceipi nière dont il les a mariés toet* t plus qtiâ cent mille livret le liii < d cui est père ou mère ia i

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