LA FEMME DE MÉNAGE
régDâDte. P^u lui importe le botiîeTersemeiit des êmpirea, la crÎRe min istêri elle fi la question d*Orienl : elle n'a de sympathre qu^ pour le maliieur. Le nom seul de !a répuhUqye la fait frémir, ei &e% yeui ne sont pâs encore lellcmenl larî!*, qu*eUe n*y pùl trouver au besoin quelque» pieuses larmes i Yersvr en holocauste au lou* Tenir de Loui» XVI .
Son édueatîon liuéraîre n'est guère plus avancée, Fwlof ou i Enfant de la forêL h Gatetk d€s Tribunaux, et les drime^ fioira du théâtre de l'Ambigu, sont les co^ tonnes d'Hercule que son intelligence ne lui « jainaîx permis de franc hir-
Si Tes p ace ne me manquait» je pourrais Y«ns donner ici s^on opinion en matit^re d*artf et ^es observations non moins curieuses sur rinterpretâlion de songes appliquée à la loterîe, ^ Encore une puissance déchue* encore mi aliment à aes éternel» regrets.
En lin huit HffUrea vont sonner : la femme de ménage en Ire en fonctions* Après avoir pris en pas^nt votre joarnalp dont elle ne s'est jamiîs permis de soulever la bande, elle tourne le bouton de votrp porte et s'întroduLt d^elfeméme. Son premier soin est d'ouvrir largement vos rî* deaui. d'écarter bruyamment les peraiennes* et de Iai»> scr arriver brusquement jusqu'à vous un vif et gai rayon de soleil, un riiyon printanier, qui entre tout d'un trait, escorté du bruit de la rue et du glapissement guttural des cris de Paris*
— Bonjour^ madame Cbarlem a gne; qnelle heure est4I?
— La demie de neuf heures vient de sonner- Son premier mot est un mensonge, mais un mensonge
ofQcieui, uu mensonge d'amL Vous êtes tant soit peu enclin à la paresse^ qui ne Test pis? Employé d'une adminÎT^tration quelconque, l'eiac litude doit êïre votre première vertu : aussi madame Charlemagne (c'est le nom que non» lui donnerons) a imaginé ce stratagème pour vous arracher plus sûrement auï douceursdu farnienU. En veillant à vos intérêt», la femme de ménage n'oublie jamais les siens : sa ruse a le double avantage de stimuler votre activité et d'avancer ses alFaires; son xéle eit louûbK et, bien que cettfi supercherie soit recouverte d'uD Gl d'une entière blancheur, elle obtient en tout temps un succès infaillible. A peine levé, madame Char- 1 magne vous persécute de nouveau ; transporté sur les hauteurs du premier-Paris, ou égaré dans les riantes contrées dn feuilleton, vous vous abandounes au plaisir de savourera votre aise ]e journal, si obligeamment déposé près de vous» et ^soudain vous êtes interrompu par un ■ Monsieur, voici vos buttes» » qui vous précipite des régions éthprpes où vous avait emporté votn* imagination dans la plus triviale réalité. Mais votre patience n*est pas au bout. Tout en allant et venant, en faiç^ant le lit, en frotlant le parquet, la femme de ménage a trouvé le moyen d'activer voln* toilette, de gourmauder votre lenteur, et bri'ntât le ji^rand mot, le mot fa lai est prononcé : « Le déieuner de monsieur est servi ■ D;ins sa faouebe, cette Torniule sacramentelle pourrait se traduire ainsi : « Il e^t neuf henres, vous ne serez jamais rendu a dit heures â viitre bureau ; dépêchez- vous : je n'ai pas que votre ménnge a fairei il faut i|ne jf raVn aille. Si vous n von*; dépi'cbez pas, je m'en vuis, et vous vous servirez
tout StruU B
Kl HA, Ce déjenner se compose invariablement de la tasse d* lait df^ rigueur nu de la eôLeletle de fondation.
Une fois a lable vous oiiti n i quelque:^ instants de répit ; c'est I heure de la causerie familier et confldenlielle Pour peu que vous le désir iei, appuyée sur un mancht' n balai, ce qui ajoute encure un charme nou- Tedu au pittoresque de son rà:it, elle vous narrera pour
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p4 gi ir II 11 jours été la ^ndeiiee ^es de vnlnéraîres ; elle possède
r faire euire des œnfa avec ^m mb pier. et pour conper U iéYre avec «ip rongte au fen. De plns^ elle «ak i fabriquer toutes sortes de bottions i litre inolensif de tis^toe* Cest ta ] cette femme-li : â cbaqiïe Uifinniléi méde; et, si quelque chose surpasii i désir de se rendre utile.
Void un trait dont j'aî, fMHir Je ne pnis résister au plabûr èe b 1 d'Une ma ni ère «impie, mats toiic IVbnégatioa ei le dévoueiseiit ] 1 héroïsme*
lîn vietif garçon, oibsier relrailé^ son de banque^ avait à son service éififel une pauvre femme dont la sti qu'imparfaitement a d^ trafimi Ces deux créatures » perdues in m jamais pu vivre en parfaite inteU^in^l lement presque complet* L*li lieux i quant â la lemme^ tonte a huM$ ûngélrqnedOQCeuT, ne ponvaientH 1er délinitîvemint, trois on quatre ta |tf i ce vieillard emporté» raûhiti<{iw i ment que^ semblables a des plnîci étaient presque anssilôl dîsiiipéli, d.Ml mentaient la gnare sur de iMMTeaa I ^ juré une paii et une amitié étemcUo.
— Modame, disait le vieux fcarçoa i ment sur le hras dn Eanteuîl dans le la goutle, voua me fera mourir, oda «tÉL
— Hais...
— Taisei-foiii l taîtea-veas ! voos &*f*» ^ m'assasâiiner avec ces portes baiLaaiei fni crftne. Voulei-vous hîen ?ite 1 vous^n l
Ht la pauvre femme se relinît, le i larmes ani yeui, mais pour retenir k J lendemain, tout était oublié.
tfu jour, pourtant, Torage avitl étà fl«^ de coutume; la colère du vieillard était i pason si élevé, qu'il fut tout A conp aasd frénétique, et qu*i] se'reuversa roide d j fauteuil ; la goutte était retimnlée au cem durant, cette pauvre femme gardt joar M i du vieillard insensé. Elle ne Ta coude; set économies de vingt aimée modes de toutes sortes, lea soins I» fl«l prodigués au malade, les plut haltiks i rent rien ne fut épargné pour le sauver. Il ■
Il fallut voir alors la sombre donii^ il l se reprochant cette mort comme nm i prés du corps jusqu'à ce qu'on vint Te bat; surmontant sa douleur, elle même, seule, I sa dirniére demesn^ ct,^ eut recouvert te cercu» il, seuloneat ilMitfii
Huit jours après elle t^êteipil sv o ftf elle fut enterrée dans ta fosse i restait de toutes ses économie tinn ; et, si la récompi e en est au i serve sur cette terre ni au Vkàfiîlêl m il I
Eu gcaéraU la fenmie di
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