‹ Les Francais peints par eux-mêmesChapitre 116 sur 269 · LA FEMME DE MÉNAGE · texte numérisé non relu

LA FEMME DE MÉNAGE

IkM pour les célibataires. Je n'oserais affirmer ■oit es luiine du dieu d'hyniénée. dont autrefois .IMM à M plaindre: touj< v est-il qa*an ménage p MIceqw lai contient ln^jnieuz, soit qne ris<^ rapjrroche ces doux n a tuf es inroinpleies, «oil cerUitie [iari(«* de goùU el d'opinion Les Tam^of. luit tommiiji. li tirrivo «sjiei fré<]ueninieot que^ IcUn de SCI carrière , la femme di' ménage, abjurépugnances matriinonhks il ses préventions ils, i'iinme p^r des liens indif^^olubleâ à quel^ % gAT^Qà dont rhonn^te médiocrité est de|»iiJ3 |)a rol>jet de sa eonvoUtse» après avoir été le ré- » ftOD /■coiiomie et de ^e» ^oîns* une vérité qui serfprridiiil à l'état dWome djtns «s fcociéit'^R jindennrs et modernes, qui revél M fMnnes, qui emploie tous les moyens, quels ^ÊnAt pour arriver au grand jour et se faire ad- On la retrouve au théâtre et dans les livres, dans Maux et dans les salons, à la campagne et é la irtoaten un mot; cette vérité, la voici: de tout <» domestiques ont volé les maîtres. Cela est in- Me : hâtons-nous toutefois d*ajouter que la femme kfe n*est pas un domestique.

nme de ménage est un exemple vivant jeté sur la «r démontrer à tous que Timmortalité de Tâme s ane utopie, et que les peines de la vie présente qu'une expiation prématurée des joies de la vie Telle est du moins son opinion. Quant à nous, raistons à considérer la femme de ménage comme teur fldi'île et dévoué; nous déclarons ici qu'à part ■s exceptions heureusement fort rares, elle n'a pas ril pour épousseter proprement un habit, brosser »4oa, ou fa ire â un véteinent quelconque une reprise gitible : c'est que la femme de ménage étend sa «le et son aflection jusqu'aux objets inanimés ; 9, dans la tendresse de son cœur, elle enveloppe c amonr et du même culte Thomme qu'elle sert leses de cet homme; c'est que, pour la femme de il y a peut-être quelque cho^^e au-dessus du cé- I lui-même, c'est le ménage du céliuataire. • voyez de quelles précautions elle entoure le I meuble, avec quelle sorte de respect elle y touc seule possède parfaitement le secret de la conn des antiques ; une main moins légère et moins ^ aurait déjà vingt fois fait voler en poussière tout

cemobilieriaxagéDaîre, qui semble rajeunir chaque jou sous ses doigts. Mais c'eal surtout dans Tcntretien du v^ teroent que la fcmuie de ménage est admirable. Persuadée de cette Térlté« que si Thabit ne fait pas l'homme, il le pare* la femme de ménage réserve tous ses soins les plus assidus, toutes ses plus délicates attentions pour rbabil.

Elle le brosse el le choie, elle le flatte, elle le caresse, elle le lait beau, elle se complaît dans son ouvrage; elle aime â faire disparaitre une déchirure anticipée; elle panse avec un soin extrême les nombreuses blessures que l'usage el le temps lui ont faites, fille seule a le ta« lent de rendre aux coulures blanchies leur première fraîcheur, car les habits de Thomme blanchissent, hélas! encore pins promplement que ses cheveux; puis, lorsquelle aache\éla toilette de l'habit, comme c^lle des meubles, lorsqu'il ne reste plus une seule tache â faire disparaitre. un seul coup de balai â donner, la femme de ménage replace tranquillement son flchu sur ses épaules ; elle quitte le tablier de cuisine, rempart obligé derrière lequel se dérobe la propreté de sa mise, pour voler à de nouveaux travaux, é de nouveaux succès.

Quand la femme de ménage a achevé sa ronde quotidienne, elle rentre chez elle vers le soir, et, après avoir consacré sa journée aux autres, elle se dilate à son aise dans toute sa liberté. Son quart d'heure de joie sonne à l'instant où elle met le pied dans sa mansarde; les folles expansions de Minette lui rappellent les jours heureux et lointains de son adolescence, et, tout en vaquant aux soins de son ménage, du sien, cette fois, elle aime à se bercer dans un monde fantastique d'illusions et de rêves. C'est sans doute pour la femme de ménage que ce proverbe : « Comme on fait son-lit on se. couche, » a été inventé; car la femme de ménage ne fait son lit que le soir : c'est là un des signes distinctifs de sa profession. Au bout d'un cerlaiu temps, la femme de ménage, vieille et retirée des affaires, sollicite une place de gardeuse de chaises â l'église paroissiale de son quartier, car la femme de ménage devient infailliblement dévo*e sur ses vieux jours; ou bien, si elle se refuse à cette consolation, elle meurt silencieusement dans une misère froide el voilée, car l'hospice lui fait peur, et cette femme, qui a passé toute sa vie pour faire le ménige des autres, n'a pas eu le temps de songer au sien.

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L'ECC . ::IAST1QI]E

À. DELAFOHEST

1 Loutes les eibtences sociales que noire première révolulioû a atitsinLcs, c*est assurément l'étal oectcïiiastiqne qui o été rrappé avec le ptus de rr,ïueur et de |»ersèvérance, la noblesse a fùprisscslLlresi, après avoir recouvré une grande partie de ses biens , dant rindemnilé a camplolé la re^ïtitution ; la bourgeobie ^ dans toutes ses professions, a ûnï pAF acttuérir plus d'importance qu'elle a*en avait anlrefoi!^^ mais le clergé, raillé et déchu dam le di?£-hu^ liéme sîéclep proscrit el décimé par la Coiverilion, haï et persécuté par le Directoire el ses Ihéophilanlhropes, protégé polUiip<ejnent par TEmpire, malheureusement favori i^é par h Rtiîi bu ration , dédaigné, mais ménagé par le jUMte-milUu. k clergé, ou» pour mîeui dire» sous te point • le vue social, h position, la fortune > les dignités du prêtre, n'ont pu se relever des coups qui lui ont été pu léa par le prote^tautif^me, la philosophie et Tindifl'érence, enfants trop bien connus aujourd'hui de tontes les passions mauvuixcs.

En vain T Assemblée constituante avait êéerété une dotation de quatre- vingts millions comme indemnité de la spoliation de.^ biens du clergé ; en vain , et plus tard, des temps meilleurs sont-ils venus pour TÉglise! Plus de ces prîncfseccléiïiaî^lîqnes dont le patronage génère ui et éclairé rellétait dans les moindres membres du clergé une partie de son inQuence sociale; plus de ces conciles diocésains et de ces assemblées générales, qui, en assurant le maintien de la discipline et de Tin dépendance ecclésiastique, montraient aui peuples la valeur et la puissance de TÉglise locale et nationale ; plus de ces

nombreuses biérarchias cllrkiki p.

dei^rés, pemieltaieot à cliii{at prinèl place que k mèrilep qiaiî qq'mciiilÀi souvent que la farciir; pli» dectsT qui fournisuieot aux bésotni du pi* leurs propriétaires te droit uCArd dei autres cilofeD», daaa le* éliti plus, on pre^tte plus de ces ■« talions retirées, mais honora biM» 4f I sa servante caoooîqae; ^ia« ||j«l garantis à la vîeilleiite on iin ii~ puisque, â rexcepttoQ d'an sed I doute pauvres prêtres, pir le pli nos jours, sous les aoms vénsv dff h | Ulles do BourboQ. il n'eusle i ou puisse se retirer et niaiirû sources, que les Irafaiu de combat.

Llndivîdualité éa prêm dd sentir de la situatloQ ifue des I ont créée par le clergé. L'état aeckl. i r ecclésiastique, ne corain^ioi fi*â k4 par le salaire officiel q^'îl reçoit < annuel. A partir de ee fradt. mm comme celui du souTenin el il | titre de fonctionnaire publk; d 1 environ que la loi de tmaoei H lévites du ropnme qu'elle ^ê^ê aui besoins du culte » ne re de revenu poor duque pH^ il j chaque miUierde chritkôt.

C'est donc %û debors du p depuis le vî» tl râ| plus grand u* e d*e défkend alors , t > m neliesi ou r i|ts de

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