‹ Les Francais peints par eux-mêmesChapitre 120 sur 269 · L'ECCLÉSIASTIQUE · texte numérisé non relu

L'ECCLÉSIASTIQUE

le soutien de toutes celles qui, dnns leurs faiblesses ou leurs douleurs, n*ODt recours qu'à lui; faites qu'il ait des enfanls, et il ne pourra plus se consacrer aux enfants du peuple ; faites qu*il ait les besoins, les jalousies du ménage et de la paternité, et vous ne le verrez plus charitable, doux, patient, discret; car il ne pourra plus Tétre, soit au milieu des joies, soit au milieu des chagrins domestiques et des scandales que lui ou les siens ne manqueront pas de donner au monde ; et vous ne pourrez plus en tirer aucun service ; et, pour tout dire, vous ne croirez plus au prêtre, vous n'irez plus à lui : qui sait? TOUS le mépriserez peut-être. £t d*aillcurs il ne vous demande pas le mariage ; au contraire. Aussi bien que nous, il en connaît les charges et les dangers, qu'il place avant ses bénéûces et ses douceurs. Ce n'est pas seulement pour suivre l'exemple du Fils de Dieu ; ce n'est pas seulement parce que le juste sens de l'Ecriture lui indique le célibat, ce n*est pas seulement parce que la discipline générale de l'Eglise le lui interdit, que le prêtre répudie le mariage pour lui-même ; c'est encore parce qu'il comprend combien la pureté de ses esprits, la chasteté de ses sens, la liberté de sa personne, l'absence de tous les besoins individuels, sont nécessaires à la majesté de son ministère, à l'autorité de ses fonctions, à la dignité de son caractère, à Taccomplissement de^s devoirs si nombreux, qu'il manquerait à la fois aux obligations du prêtre et de l'époux, s'il n'avait pas la possibilité d'être l'un sans être l'aulre.

Dans ces tableaux rapides, et forcément restreints, il n'y a ni exaltation ni poésie ; il n'y a que des vérités et des faits simplement rapportés. C'est le portrait de l'ecclésiastique français, placé sous son véritable jour, et dégagé en même temps du respect irréfléchi dont Tentoure une dévotion étroite et de l'hypocrisie dont le libertinage veut toujours le couvrir. Ce n'est pas le prêtre tel que le fait ou le voudrait un monde niais ou calomniateur, c'est le prêtre tel qu'il est, plus homme des be- * soinsy des idées, des progrés, que dans aucun autre

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* siècle, parce que le ps et Ict ■dhess klli n'ont pas été perdus or lai*

Peut-onr désirer oa craindre de le w, tim d'autres époques, se jeter dans ks îMMi èa i combats, dans le goavemement des fwplunéi» Armé de son caractère» de aa imidcBCt^ienk^ le prêtre reparaitra-t>il anr la scène éi maà ^ directeur ou conseiller des aflaireapahlipi*[rAh^ le peut-il? Grande qaeation, plas aMi^^ chaine peut-être que le Tnlgaire ne le m^m'fti question que quelques eeclésiastiqocsé^pn» blent résoudre aCBnnaUTement par fHuàatk de leurs talents» de leara écrite, étW paraissent les rendre dîgnea et capaUal nations; mais en même temps masse du clergé, dans ses discours, et hvii* pie, dans ses dispositions, semblent lîpaÉi.V

Quoi qu'il en soit, et dans le résanéèiaim sociaux et distinctifs de la phyi regardez, depuis le séminaire, regardciilttei collège, a la caserne du régiment, à U ynaa» seau, au berceau du baptême, à U kaéfiani» riage, au lit du mourant, derant U dnaïRkpi et la hutte du sauvage, anr les degrés, la pÉ. pis de l'hôtel, du palaia, de la prison, éi hou l'échafaud, vous rerrex toajonrs le fritte on l'homme de tous et de tont, unÎTersel coancsii avec l'attitude et la parole qui convieaBCift ■ aux lieux, aux personnes ; car le caradm .^ rai et particulier de Tecclésiastique, dans rairi celui dont l'éducation lai a imprimé Tisfirii preinte, c'est l'observation de tontes les on c'est le sacrifice facile â toutes les sitastiHift avec raison : c U n*y a paa de conveaiatt fài ferme une vertu ; a et c'est en effet pan français est le parfait modèle de toolfls kn qu'il laisse toujours apercefoiroa cice de toutes les vertna.

UNE FEMME A LA MODE

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