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sèment serein, puis il a hâte de ] racfiritcr. au milieu des efosioasde hjA< Ions les deuils de sa coqicratkM an |Mhi celle soirée.
« Apres le chef d'ordiestre de i par ordre d'importance, le de vaudeville; et ici, i cher MonMT.Jli de quitter le ton hérm-o iiqae i|ee i jeune et intéressant, ar m doalla «b «Bi la sérieuse et noble pb omic. faMH^aiJ
LE CHEF irORCHESTRE.
r, a toutes les qualités qui promettent un brillant lîr. Presque toujours violon lauréat de notre grande
0 de Paris, il est ardent, laborieux et plein de zélé; île, il sait le communiquer à ses symphonistes, avec lels il a toutes les sympathies de IMge el du talent. *e8l pas lui, monsieur, qui ira puiser à ce codex muqiie se font mes collègues du boulevard, en se lail- Diie collection d airs choisis dans les partitions des •es : loin de là, il veut être original et varié. Comme lit de bonnes éludes d'harmonie, il prélude, par des
1 pleins d'avenir, aux succès lyriques qu'appelle sa me ambition. Voyez comme il sème à pleines s sur CCS froids et insignifiants couplets de vaudeville élodies gracieuses, les ornements de pleine fraîcheur
goût! Aussi déjà les éditeurs en vogue lui deman Aes albums qui font les délices des salons. Quelque- Sicorc, agrandissant le cadre de ses compositions, il \m les formes larges et sévères de la symphonie, et i€8tre de la Société des concerts ne dédaigne pas de rêler l'appui de sa merveilleuse exécution. Exlérieu- Dty notre jeune chef a une tenue sévère et pleine Hivenance; son linge est toujours d'une blancheur Ml augure. Je lui reprocherais peut-être les soins 4iifi3 qu'il apporte à une chevelure trop coquetle- 9 trop fémininemenl bouclée. » Ici, la voix du dMeur m'ayanl paru légèrement altérée, je le priai oaloir bien s'interrompre de nouveau pour repren- Mleine. Il y consentit d'autant plus volontiers, qu'il irdait d'ouvrir la lettre que sa femme venait de lui fcttre. « Eh ! mon Dieu 1 s'écrîa-t-il après l'avoir par- De, c'est ce brave Duval qui m'annonce sa prochaine ée à Paris. Mais, j'y songe, voilà encore une des plus luses variétés du type que nous étudions. Duval est tdent de la société philharmonique de Tune de nos des cités du Midi ; c'est un garçon de talent, de .coup de talent même, mais qui s'agite avec une imiBce fiévreuse dans ce qu'il appelle sa prison, une
de quatre-vingt mille Ames, monsieur, qui lui a ié femme et enfants. Duval aspire au séjour de Paris, I voudrait faire recevoir à l'une de nos scènes lyrift certaine partition qu'il garde en portefeuille de- .une dizaine d'années. En attendant, il impose à la Blé musicale qu'il dirige les plus rudes exercices, et ment il est parvenu à en faire un des corps de musi-
Tes plus distingués que je connaisse. L'un de ses :ïs les plus actifs est non-seulement de tenir son or- 4re au courant des nouveautés que la mode édite à B, mais encore de devancer les décisions du diletsme parisien, en allant chercher en Allemagne les
récentes productions de Ries, Sphor, Mayseder et loîdi. Nos plus ordinaires, et peut-être nos plus vives tssions, portent sur la priorité d'exécution qu'il rée toujours en sa faveur pour les œuvres éminenles ïiaitres allemands, el, à son dernier voyage, nous
quittâmes froidement, parce que je lui avais dêmon- Ue la société philharmoni(|ue de Marseille avait joué l lui la symphonie héroïque. Excellent et digne île, du reste, il a toutes les qualités solides, et fort t^^s ridicules de l'artiste de province. Enfin, monsieur, ve au point culminant de cette longue discussion : nez votre attention chancelante, il s'agit des chefs ilieslre d'opéra, d«nlla haute influence s'exerce si virnenl sur le génie musical de toute une époque... » - Illustre monsieur K...! me permis-jede m'écrieren tant ici mon auguste professeur, excusez la témérité levais prendre de signaler une lacune dans le plan de
cette monographie. Ne me direz- vous rien, illustre monsieur K..., sur les chefs d'orchestre des concerts publics quotidiens? A ces mots, je vis les sourcils de M. K... se redresser vivement, et je l'entendis me dire d'une grosse voix que je ne lui connaissais pas encore : a Monsieur, vous tendez un piège à ma modération : vous voulez me faire abdiqiier cet esprit de haute et indépendante analyse qui a fait jusqu'à ce moment la valeur de mes portraits; en un mot, monsieur, vous voulez m'induîre à de blessantes personnalités J'éviterai le j)iége. monsieur, et, vous aurez beau faire, vous ne me ferez pas parler des excentricités et des facéties typographiques de M. de Trois-Eloiles, des querelles intestines, des spéculations financières, el de la popularilé si vile oubliée des deux ou trois porte-sceptre de la contredanse française. J'arrive donc, sans désemparer, à la dernière partie de cette thèse. Le chef d'orchestre d'opéra est la plus haute personnification du type. C'est un artiste mûri par l'élude et l'expérience, et que le suITrage du public, bien plus que des intérêts de coterie, a porté au poste éminent qu'il occupe. Là, il traite de puissance à puissance avec les directeurs, la commission royale de surveillance, et le compositeur ou le librettiste privilégié. C'est que la conscience de sa valeur lui donne la force qui résulte ailleurs du principe légal de Tinamovibilité. H a, du reste, tellement prescrit son siège, il s'est si intimement mêlé au mouvement musical de son temps, il est entré si avant dans les habitudes du public, que son élimination serait un coup d'Etat d'une virilité fabuleuse. 11 le sait, el c'est à cette conviction qu'il faut attribuer ces actes fréquents d'impitoyable sévérité auxquels l'entraîne l'abus souvent in volontaire d'un pou voir sans pondération. Pourquoi donc n'essaierai l-il pas de concilier la bonne composition de son orchestre avec celte facilité, cette égalité d'humeur qui lui donnerait des droits à l'aiTeclion de ses symphonistes? Pourquoi cette irétcntion exclusive à leur estime? L'impnpulariié est un si triste moyen de gouvernement! Mais, disons-le hautement, s'il est inflexible et même cruel pour h médiocrité, il est plein d'enthousiasme pour les nobles et beaux talents : il les écoute avec bonheur, avec passion ; il applaudit avec transport, il trépigne, il frappe de l'archet sur le dos de son violon; il excite le public, gourmande sa mollesse et son inintelligence, et apostropherait volontiers l'auditeur silencieux. Sa maturité, sa froide raison et les garanties morales que présente sa position de famille, le mettant à l'abri de certaines séductions dangereuses, il peut se défendre avec succès contre ces tentations de partialité qui, chez l'homme placé à la léte de celte masse orchestrale que vous savez, seraient si fatales aux chanteurs. Cependant, à tort ou à raison, on l'accuse d'antipathies et de prédilections qui se manifestent souvent au préjudice, ou trop exclusivement au profit de quelques artistes. Mais vous le lui pardonnerez, en songeant à toutes les pures jouissances qu'il nous fait goûter, à celte carrière laborieuse et pénible dans laquelle sa sérénité est si cruellement éprouvée; vous lui pardonnerez surtout, quand, entrant par hasard dans ce sanctuaire de la famille, où il peut enfin dépouiller l'homme officiel, le maître, le professeur, vous retrouvez en lui l'homme de douce intimité, plein de bonhomie el de familiarité, s'entourant de ses enfants comme de sa plus belle auréole, el répandant dans une conversation sans apprêt plus d'idées justes, plus d'aperçus ingénieux, plus de vérités sur son art qu'il ne s'en Crouvera dans les ouvrages spéciaux, el même dans les plus gros feuilletons. »
-)mi^ac^oe^'
LE PORTEUR D'EAU
JOSEPH MAINZER
c qui rend surtout eu* rieuse et intéressante l'histoire du porteur il'oAu à Paris, c'est i|uVn Pétudiant 00 apfirtMid à connaître la l'Iiysionomie d*un peuplii dont le caractère n'a aucun rapport avec t'rlui de la population lf>te et scniillaiitc au milieu de la(|uelte il «iiiii toiMi <n liiMitiriKii prurcHsion. Le porteur d eau . I |..i..|iih i.iii|Hiii4 un l'iilAiit de l'Auvergne, ce pays .i i.iii<iir-:>|iii^ ni'iii<|ni prrHiMitn l)i(Mi moins d'intérêt a
I ..Il iivii« •!• p'ii In lifdHh* dn son climat, les accidents ,1.. !.. iiii.iii iiMi*'^ . lu In-tuidili* proverbiale de son sol , ..II. |.'ii !• -j Miiriii* dn mu iniliiliintit et son organisation
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|i 1 1 M«i iiiiilirn, ipin 11 nflturc a si richement
|. iiii,'!!-. vil liii |ii n|ili- iitifiin^il, s'il en existe encore, |.i iniiiii I»! t).|iiH i:|ii'i nliiliMir et rusé. Toujours le même, l.i |.ii., |.'M iMi nnnivrnirnl nnitinuel de va-et-vient,