LA MAP.CIIAKDE DE POISSON
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loiUes les classes se rapprocher et se condidérences f'effacer, et tout passer sous un Bun , ce devrait être quelque chose de rcnclasse qui vit à part , sous Tinlluence des i , avec ses mœurs , son organisation et ses ien emprunter, sans rien sacriûer à ce qui
1 d*oiscau , la halle olTre déjà un spectacle l vous chercheriez en vain l'équivalent à X et ce reflux d'hommes et de femmes qui se se coudoient, ces cris qui viennent se convolre oreille, ces gestes animés, tout ce , toute celte variété, tout ce bruit tranche tonie de la vie parisienne, de la halle remonte bien haut; il faut la dé- Tobscurité des premiers siècles. Placée au ieux Paris, elle devait être naturellement un inion pour les transactions commerciales; } d*abord sans distinction le théâtre de toutes !S en plein air. Peu à peu et par degrés, uno
branche de commerce remporta sur toutes les autres, et, sous la Ligue, nous trouvons la halle presque exclusivement réservée à la vente des provisions de bouche. Le règne dMicnri IV, succédant aux fureurs de la Ligue et aux agitations de la guerre civile, donna une grande impulsion au commerce : en peu d'années, la population de Paris s'accrut dans une progression remarquable, et la halle acquit tous les jours plus d'importance. Mais nulle loi ne réglait encore les rapports commerciaux : la confusion était au comble ; l'arrivée de la marée devenait tous les jours la cause d'un nouveau désordre. On sentit le besoin de régulariser ce mouvement, on établit des corporations et des privilèges. Aux dames de h halle fut donnée la faculté exclusive de vendre au consommateur, et il fut décidé que la marée leur serait vendue aux enchères. Deux commissaires furent nommés pour présider à l'opération, et. après eux, deux facteurs et deux factricet pour la mise a prix; enûn cinq femmes les secondaient , chargées d'enregistrer les Teotes et d'en percevoir le produit : celles-ci rcfiureot le Dom
Pnit. — Imprimerie de Edooarl Blot, rot 8«Uil-Lo«i% Il
LE TAILLEUR
poor tout laxe dans le frac bourgeois, les socques et le parapluie?
Nous parlerons durant le cours de cet article assez longtemps du tailleur civil, pour nous occuper d'abord du tailleur militaire.
Le tailleur militaire a dû se ressentir nécessairement des vicissitudes politiques. Toutefois, hcHons-nous de le dire, une branche importante rendue à son commerce babituel depuis juiliet 1850, c'est Thabitde garde national. Ce travestissement milicien, dont la forme a déjà cliangiî plusieurs fois, parait devoir être immuable. Nous ne pouvons afûrmer qu'il brille par les a.:;rêmcnls, sa simplicité étant connue; mais il est prescrit par les ordonnances, et parade aux jours dits sur le dos des légionnaires plus ou moins bien faits. Une tête d'épicier ressortant de ce frac bleu produit sur le passant le plus morose un effet désopilant; il croit voir une coloquinte gucrritire. L*habit de la garde citoyenne ainsi conGé aux mains du tailleur, celui-ci n a plus qu*â étudier le galbe du héros qu'il doit vêtir; s'il e4 fluet ou ventru, si sa poitrine rentre, elc , etc. Le grand calcul du tailleur militaire consiste à habiller fort juste les gens qui prennent du ventre: il fera de la sorte deux habits par an à son digne béotien. Un autre calcul du tailleur, c'est de se mettre dans la compagnie de son client, aCn d'habiller peu â peu les individus qui la composent; le corps de garde ainsi devient pour lui une véritable annonce.
Le tailleur militaire n'en habille pas moins d'autres héros de toute arme et de tout pays. La panoplie de sabres, d epées, de gibernes, de casques, de shakos, de bonnets à poil, qui attire l'œil dans son atelier, prévient en sa faveur le César provincial qui vient lui commander son uniforme. Le tailleur militaire porte d'ordinaire les moustaches ou la royale; il a chez lui plusieurs portraits de Napoléon et de Murât, les barricades de 1850 mises en couleur, un buste du roi et plusieurs lithographies de Vernet. Il a autour de lui un escadron de coupeurs, aux Ggures tudesqnes et bnrbaresques, qui fredonnent du Déranger, ou, a défaut du Déranger, la Colonne, d'Emile Dpbraux. Ces intrépides sabreurs d'habits méprisent les pékins, et vous observent dés l'entrée avec un certain air de flerté romaine qui cède bientôt devant le regard du maître. N'est-ce pas lui, en efTet, qui contient de temps à autre par sa seule fermeté leurs coalitions républicaines? Lorsqu'ils se révoltent et se présentent devant lui comme les flots irrités devant Neptune, c'est lui qui prononce le quos ego, et tout rentre dans le devoir.
Le tailleur militaire, qui va parfois se récréer au spectacle, affectionne particulièrement le Cirque-Olympique. L», en effet, il retrouve une vaste Odyssée de désastres et de costumes; il suit le cheval de Napoléon dans la mêlée; il admire le jeu et les uniformes des acteyrs. En se retirant, il a l'œil humide et chante à voix basse, en rasant la boutique du marchand de galette :
Qu'ils étaient beaux jadis dans la bataille. Ces lubits bleus parla victoire usésl
Beaucoup de tailleurs militaires (trop peut-être!) ont pour enseigne : Au Roi Frédéric, La prise de tabac que ce Salomon du Nord déverse sur son uniforme bleu à revers rouges n'a ])ourtant rien de guerrier. Nous approuvons davantage l'idée d'un tailleur de Versailles, (|ui s'est fait peindre une redingote grise avec une épée en guise de tête ; il y a au bas : A Vinvincihle redingote.
A son air, à sa démarche, ou à son habit, nous vous délions bien de reconnaître le tailleur civil; il ressem-
ble à toat le monde, et n*a vrûflWBt de ûptÊ k Tai particulier qaa le briKmeiit asseï senible ëcn^i bes, qui le font re«eroblcr à ui €omfês loréi « i Rarement il cause deboat: 0 lui faat rappuî*!»^ on d*uD fantcnil. 11 eit ciril, trës-chi), memm civil, surtout quand toos faites ches In di h éqa II vous parle de M. le comte nn frf , qn i |rs a étoffe, du duc de^**, qui sort de chez loi. damai fait, et des gilets qu'il coiu faut porter. Ce>irt vous reçoit en pantalon de mo!letoD bUae, m i veste idem: demain ce sera en habit ooir «tnnti vernis, car il mène sa fille aux Bouffés. La fi!i*àa leur est pour l'ordinaire éleTêe en peDfioBsaiRfti dame Campan : elle a nn piano de Pieyel. n bié chanter du grand Opéra, on da tbéllre halia. m francs le cachet, un chien épagneal de linccérfi Charles, et des fleurs dans toutes ses jarfiiîaal lit tous les romans, cens de madame Sand CBiâ< < en fait des extraits sur an allinm de Susse. Ptfiae solitaire, cachée â loos les regards de la diakk: s'épanouit tristement an fimd de sa chmbre, m^ l'humilité de sa naissance, el levant de seséaifSiq la persienne de sa chambre, chaque fobqaekcÉni d'un lion ou d'un homme titré s'arrête denitbp Bien qu'elle ait ru Caihos el Madelon dans ki hàm ridicules, elle tourmente diaqne jour aa épgp pour qu'au lieu de taUUmr il mette sur soa eadm mot Taylor.
Sa mère, digne femme, qni ne ressenUefan un melon sur une borne, tant rohésilêdinaîh celle de ses joues luttent ensemble, êléfe psUiai glapissante du fond de Tatelier où elle se fnnai.p lui crier : ilmando, ou AikémàU. Cette mmtkà qui se meut difficilement, garde autour d'eHtaiiè une vieille femme de chambre et un ttmpm éà devenu son domestique â la suite d'une baa^mnfe. garçon lui lit les primierê'Pari» des joarBm.lia de la rente et le feuilleton dea thêâncs : fAH^f n'en faut pour l'endormir chaque sob.
Cependant, il voua faut préciser ee UMumil— coupeur, qui vient d'intenrenir dans notre lédLlii peur est au tailleur ce qu'est le cheval aaglniHii il s'attelle à sa fortune et lui voue aci jaakL Uii peurs habiles nous viennent ordinaircmcitiiUd souvent ils ne valent pas nos coupeurs I ont pour eux ce qu'ont les Bouffes, le I point Parisiens. A peine déballé en Fnmot parhpi bot, le coupeur anglais tranche sans iaçon dniln draps, il leur donne le chie, il leur imprÎBcaaV
De là ce nom de coupeur, et de U aasB Tirt^ empire que prend bientôt ce personnage cfealili Il lui impose ses goûu, ses fantaisies, .ses |rii;bl leur est sou esclave. Il ose donner qnelqacAiilih sa femme, il chante des ballades avec sa llclnf parole a ses garçons : c'est le cardinal KcUs venu roi. 11 augmente les clients. Il ÎMgiBsdns plications insensées, il a vraiment Tait de piV chiffres. Cependant le bruit s'est répanda fm hl leur un tel avait un prodigieux ooupev, ai Irta faite, il est i la mode, il songe ét'aebCkrmBi pagne. Un soir, son coupeur chéri, sou Ca^BP dence, amve l'air serein ches lui, et hn mfi^S va monter une maison 4 aon propre compta : aAi qu'une ruse pour sonder le taiÛenr, darit b a| veut devenir le gendre. La < mal, que la fille du tailleur va < pair de France. Le p u atterré halbutfa < le coupeur sort furieux. Appdant à mâêiêmi
LE TAILLEUR
CilUU
rt\à> Bidault, i\ inonde Paris de circulaires superces lettres apprennent aux pratiques du tailleur on coupeur l'a quitte. C'est là un rude coup porté lustriel : le fameux *'* ferme son magasin et marie e à un artiste.
is les établissements de tailleurs un peu haut pla- 1 va sans dire que le tailleur ne vient jamais chez (â moins que ce ne soit pour toucher sa note); itude il vous envoie un de ses garçons avec des $ à choisir. Le babil de ce garçon vous étourdit; les qu*il fait déûler sous vos yeux ont tous les coude l*arc-en-ciel, vous flnisseï par en prendre un an ami sensé vous dégoûte le soir même. Une des es les plus curieuses de ce commerce nomade, ce que les tailleurs appellent le pantalon de demifi. Ce pantalon peut aller, disent-ils, d'avril en oc- ; or, en avril il est trop froid, en été trop chaud, tobre, on porte du drap. 11 fait le pendant du gilet Mittn, autre glu à laquelle se laissent prendre les les de la loquacité du tailleur. Un dandy de Paris, e se lève qu'à trois heures, comptait hier devant vingt-cinq gilets du matin dans son armoire ; ils it tous pareils» à peu de chose près, à ceux du soir.
A Paris, où tout se rencontre, il y a des tailleurs honnêtes, qui prétendent vendre à moitié prix ce que leurs confrères vendent le double. Ainsi en est-il des tailleurs du Palais-Royal et des divers passages de Paris. Mais ne faut-il pas que ces honorables industriels payent leurs loyers, et ces loyers ne sont-ils pas plus chers que partout ailleurs? Les tailleurs des passages ont presque tous à leur porte un mannequin habille, a l'instar des tailleurs de Londres; ils ont de plus qu'eux des robes de chambre ébouriffantes, dont la plus grande partie est en soie de Lyon, et qu'ils vendent à très-haut prix, et des gilets d'or et d*argcnt, qui plaisent aux beaux de Carpentras. C'est au Palais-Royal que rayonne aussi sous la vitre du bijoutier le complément indispensable des habits militaires ou diplomatiques, les croix, les ordres étrangers, les rubans de francs-maçons. Un secrétaire de légation, qui ne brillait pas par le choix et l'élégance de ses vêtements (chose assez rare, il faut le reconnaître dans le corps diplomatique), reçut dernièrement la croix d'honneur sans Favoir sollicitée, c Ce$t pour habiller ce fMuvre B,,., » dît son ministre.
Un de nos littérateurs les plus distingués avait tronvt bon de nourrir chez lui par humanité on jeune homme.
LE TAILLEUR
qui lui servait de copiste. Ce jeune harome pouvait ne pas manquer de lilléralure, mais certainement il manquait di' linge. Il en résulta «lue peu à peu certaines cravates du littérateur disparurent, après les cravates vinrent les gilets, après les gilets, les pantalons. Les éclipses progressives effrayèrent le littérateur, il se résolut à mettre à la porte lo copiste. Le copiste lui adressa un cartel, l'nrme proposée par lui éuût le pistolet. L'homme de lettres, après avoir fait de nouveau Tinspcclion de sa garde-robe, répondit au copiste :
a Monsieur,
« Je me vois dans la cruelle nécessité de refuser la part»> que vous voulez bi«^n me proposer. Vous possédez plusieurs objets de toilette qui m'appartiennent; vous conviendrez que je ne puis aller sur le terrain pour tirer contre moi-même et détériorer ma garde-robe. Autant vaudrait me suicider.
a J'ai l'honneur, etc. »
Le tailleur de campagne habille M. le maire, le maireadj'int, qui est charron ou serrurier de son état, les gardes champêtres et les gardes nationaux. 11 s'intitule onlinairemcnt: un tel, tailleur à la mode de Paris. On le rcconnait à sa petite veste de chasse <î bontons de corne, son amonr pour la grande armée, et son zèle en faveur delà gardo communale. Il reluque les gros propriétaires de l'endroit, et travaille gratis pour leurs valets de chamhre ou leurs cochers, afin d'avoir la pratique du maître. La soutane du curé lui revient encore de droit, ainsi que les coutures dont peut s'honorer la chasuble antique des chantres. C'est chez cet homme que babillent le soir hs commères, entre un geai et un porteballo, qui apporte h point nommé au tiilleur les échantillons de la ville. Les livrées de chAtcau et de paroisse lui passent toutes par les mains. Il habille les paysans pour la fête du canton, et les affuble de costumes aussi « tranges que les habits noisette d'Odry ou d'Alcide Tousez. Son enseigne conserve la pureté primitive; elle offre d'ordinaire l'im. ge pieuse de saint Martin, qui partage son manteau avec un pauvre, ou celle des Ciseaux volants, qui prête quel(|ue peu à Tépigramme. Poursuivi par les envieux commérages du perruiiuier ou du bottier, ses ennemis naturels, le tailleur de campagne achève en paix sa carriiTC; il meurt le pardon sur les lèvres, en recommandant à son ills de l'enterrer convenablenionl; en mourant, il murmure encore un couplet sur les ciseaux de la Parque.
Il existe d Paris des fashionables habillés sans bourse délier par leur tailleur, des gens nécessaires à son exis. tence, à sa fortune : ce soni ceriàm^s, jeunes -premiers de DOS ihét^tres, sur lesquels le tailleur essaye à l'avance ses plus merveilleuses innovations. S'agit-il d'un habit hasardé, d'un gilet dangereux, ou d'un pantalon contestable, le tailleur affuble un acteur élégant de ces modes excentriques, il devient son mannequin, son ballon d'essai. MM. tels et tels sont habillés de la sorte, sans que ces princes de théâtre payent une redevance à leur tailleur; de son côté, le tailleur va au spectacle avec h's billets de ces messieurs, et, moyennant ses habits modèles, il a l'avantage de s'étaler au balcon ou aux avantscènes. Il voit son habit gesticuler, crier, tuer et chanter; il p<ut se croire à bon droit le collaborateur du vaudevilliste ou du dramaturge.
Celle partie indispensable de l'art dramatique, le costume, nous amené tout naturellement au tailleur de théâtre : c'est lui qui donne aux reines leurs n»bes de ca'^'ictère et les travestissements aux jeunes-premieres;
son ciseau gouferne tout. Le Uilkir àt Ùàà tel acteur : c C'est uo 6cm. c'est on hmm \ robe; » cela signifie : il est soUable. CtAn^ Ire eux habillera mademoiselle George*, âcaiv pleur de ses formes et de TauDage : maëcMNie ges ferait en effet à elle seule la fortase d'un
Les tribulations d'un tailleur de thélln. la m première représentatioo, ne saaraieot le raA malheureux ressemblent aux martyrs d<>i ^ des. Le directeur, Tautear. l'actear, k i^ musicien, sont sur son dos LemagallBd^a dont il est le chef, éprooTC un bonleTcmr plet ^ ; les récriminations plenvent sur loi. L xs trouve pas assez de lés à sa robe; elle nim^ le nombre favori de mademoiselle Han. 0 ■ coup d'œil de Napoléon pour suffire i M; ii instants où il est tenté d'abdiqaer.
Quand on monte une pièce de tbéitrc4ai teurs, du talent dt Garami on de Ifiwnrr. I par les auteurs on les directeurs lenn lû i gent complaisamment du tnoé des eo«tan« I rarement que leurs indications soient saivia: ai de l'auteur le sont encore moins. Un tnfcCai connu sous la Restauration comme scm it^ sa diction quelque peu gasconne et «it— »,fc ter le tailleur du théâtre dans sa loge, kvaki\ miôre représentation, et loi demande loa eM premier acte, c il est bien simple, moanev, r^ lui-ci : un manleaa d'étofle brune et ib diifai à larges bords; toqs faites un pnmctii§mMK' ment! pas de crois, pas de boulons â rÀikpi deries?— Vollâ le dessin, vojes fO«ft«éBtii gédien, furieus, rentre dans sa loge; Qcswt^ grand quart d'heure de toilette, plaqséèorÉ bagues, d'oripeaux; il ressemblait par lahin de la salle. Le rideau va se letcr, qnÊàïmm tragédie nouvelle l'aperçoit dans la eoalint
c Vous n'afei donc pas compris? dit le mlaH tragédien; tous laites â ce premier adt ■fi guisé.
— Déguisé ou non. je vais entrer.
— Vous n'en feres rien . tous doaacria boi mort à ma pièce. Montez dans voire loge, nn* core le temps. »
Les trois coups frappaient les plaackei, bnp entra en scène.
c Vous n'y entendes rien, mon eor, dMîM qui tremblait de tous ses membres, ilsilasf| envie que pitié! »
La pièce fut sifOée dÂs la troisiêaN teâisbfl s'était changé en une hydre é mille cM. '
C'est au carnaval, et dans l'enceinte 9i^t^ Musard, que les habits du totlImrcoflHHri^i sent et retrouvent leur jeunesse. Tirés ditotf Moreau, Huzel ou Babin, ils leur raïkanlj troués comme après la balaille, Irap bana^ collet, brutalement happé par la maiadtatfl ville, n'a pas cédé! U faut voir arec ^«li '
^ A propoi de flMiyotm, la dneettar dte ▼aise« afTairei. homme inséoieas, cmbb pvanif font fjce à tout, diaait à Too de naaclBHi^ kjpA mière représentation : € ^-^^mmr w&m litt aan^' H*** I on ne vous a donc paa iwifMt laasvHfeifB
Or, il n'y avait déjA pl«a de ■■!■■• à ma 8icr:i l'avaient saiii; il ne hd raaiillanili qui se vend troîi sons à la pnria.
* Historique.
LE TAILLEUR
le tailleur observe leurs moindres égratignures ! I sur sa longue table comme autant de blessés, ats encore de Todeur nauséabonde du bal public, ouviennent peut-être, ces pauvres habits (si tant b aient une âme!), des charmants et joyeux seiqai s'agitaient jadis si complaisamment dans leur , courant du Golysée au jeu de la Reine, et du jeu teine aux soupers de madame d*01onne. Leurs » détachées jonchent le sol, ils versent au pied mr des larmes de perles. Ces pauvres habits de I passeront demain peut-élre dans la valise d*un ' amoureux, d*uu chicardUte, ou d*un sallim- \ ces robes de duchesses serviront aux fllles acroni avalent des épées! Ainsi va le monde, et le en livre du monde se cache peut-être chez le costumier, où dorment tant de souvenirs perdus le gloires éteintes.
laiotenant que nous vous avons parlé du tailleur er, le roi de tous les taiUeurs selon nous, aurons*
nous le courage de reporter n^ yeux sur trois types plus modestes, mais que Ton ne nous pardonnerait pas d*avoir oubliés dans notre série? Nous voulons parler du tailleur ambulant, du tailleur d'étudiant et du tailleur-portier.
Si le tailleur d'un homme à la mode fait souvent crédit à son client, s*il accepte humblement les conditions de ce Don Juan nouveau comme un autre M. Dimanche, que sera-ce, bon Dieu ! du tailleur ambulant, qui col* porte avec lui sa marchandise? Il vous cède un habit pour un vieux manteau ou pour des bottes trouées. L*elbeuf et le bouracan deviennent pour lui uo prétexte d'échanges \ucratifs; il voiture sur son dos son fil. ses ciseaux et ses aiguilles. Etablissant son échoppe ao coia du village, il raccommode les habits de la commune; met des morceaux au sacristain et aux enfants de chœar à bon compte; évite avec soin la gendarmerie, qui loi demanderait sa patente, et retourne gaiement chei lai en montant sur le marchepied des diligeocei •
LE TAILLEUR
Moins heureux peut-être que tous ses confrères, le tailleur d'étudiant passe toute sa vie a espérer ; or, en Normandie, on sait que ce mot espérer veut dire attendre. Renvoyé presque toujours à des payements lointains et peu sûrs, le digne homme en prend son pnrti ; seulement, vous le voyez l'œil aux aguets comme un chat toutes les fois qu*il s*agit d*un événement pour sa pratique. A la veille des examens de droit ou de médecine, il va trouver son jeune homme et lui demande s'il est ferré. Comme du succès ou de Tinsuccés d'un examen dépend renvoi des fonds paternels, le tailleur éprouve, durant ces trois heures mortelles de la thèse, toutes les angoisses de l'étudiant lui-même. Alors la boule noire lui apparaît comme un horrible veto lancé contre son propre mémoire; s*il habille Tun des examinateurs, il cherche a l'influencer. « M. Auguste ou BI. Ernest est un charmant jeune homme, dit-il au sévère professeur, il se brûle le sang sur les cinq codes. M. Athanase Polycarpe se desséche et se racornit sur ses livres de médecine; depuis un an il a maigri de cinq pouces d*entonrnure pour ses habits. » Ainsi argumente le pauvre tailleur, qui ne voit que trop l'épéc de Damoclès suspendue sur l'étudiant lutin familier des bals de Sceaux ou de la Chaumière. Mais aussi, quand il a passé sa thèse avec des boules blanches, quelle douce satisfaction pour le tailleur, quel éclair de joie répandu .«ur lui ! Il élabore scrupuleusement le soir le mémoire qu'il lui présentera le lendemain, il pèse dans la balance de sa justice le prix d'un bouton, d'une reprise. Pendant ce temps l'étudiant dîne aux Vendanges, et on lui répèle le Laureà donandus Apollinari d'Horace. Quand Tinfortuné tailleur se présente le lendemain, son créancier est parti pour sa province, où il va lui-même chercher à désarmer le courroux d'un oncle ou d'un père qui s'attendrira devant ses lauriers.
Finissons par toi, mémorable héros d'une persécution aussi acharnée que celle des calvinistes, par toi que l'un de nos préfets (alors il n'était que vaudevilliste !) tourmenta si longtemps pour des cheveux que lu n'avais plus! par toi qui cumules à la fois les fonctions de tail-
leur el de portier, eomme si ce m'kaà fà martyre! Eveillé le nado park htbyir la cour, tu quittée le balai pour leoMH. trouvant sur ton unique Uble 4» ptas « morcelés en vingt endroits. A peiae fins-l ber, le fil entre les dents, l'aigdUe i h quotidien traTail, qu'on fnppeé h fm^^ teur te demande trois sous peur wm le étroite, et dans laquelle il tombe n jevi contient que toi. U femme el Ion ciel; «. bille sans iraTaillcr, ton chat griBelakÉ coût. Coiffé d*un bonnet de coliin, aam ^ l'obélisque, tu lis alors le journal àttah as la doalear d'j Toir figurer dlwniiiiH Uilleurs, toutes plus superbes et phslria unes que les autres. Toi, cependaal, b'bun artiste, n*liabilles-to pas d'apn m j d'une célébrité? Le fait est réel : il j lésl trouvé plus commode de se faire InHkr f tier; voilà un tailleur qui ne cooit ftn, fn et que vous aves sous la main! Dia^èi comme beaucoup d'autres, il poamkm porte : Parlez au UniUmrJ il laiae II Parlez au ecncierge I Son unique i attendre é la porte, passé minuit, les 1 daigneui pour oublier son génie et sacsai tombe d flots, elle gâtera du moins Inrd demande plus qu'une chose an cicl:eal vienne un général ou un dépoté posriadi sorte son habit pourra se pavaner i la cw.|i arrive un congé, et que comme BéUsnti k rer de porte en porte, il reçoit stoîqacnoiH car il est citoyen du monde, et cbu^èh| pour lui changer de pratiques. Sur sami'i achète un ponce de jardin et se fait tiifari lieue ; son mobilier se compose d'soc tàkim et d'nne pipe. Il a renoncé i tirer le eoriki revanche, c'est souvent un de si ?e lui tire
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