‹ Les Francais peints par eux-mêmesChapitre 245 sur 269 · coup ce ;:eaou ou · texte numérisé non relu

coup ce ;:eaou ou

p. 10 j Icrn;* et recevoir si:r Le ce: ua cou^- vie joii-j: l'oirrê.

Il y a j'.i»i UL:e iiiîiiîitè «le coyens pour jeter son lionn::c j-ir tetre : îe p.A'iStfmttit ie jambe du jirret a lo l'axNCPîor/. dr? ji:r:.e du oo;:.xe-pied. Le pre- ier s '.* p i\i i i ■ .; ..' e 11 c rv i sa :: i la j i tu be i rriere le jarret de i'ad^ei-îijiro. j:e '.\k\ ^S;: si!i:i".ti2enieut par le cl: I o:i tc::i le yvwi Vj:v.T\;'i>e£iieut. ou le p^^usàe. ii penl

peu. c.'u::coi.e et tombe : dofts le second cas^ Ton poàc 1

t le tnloB et wom I uj ïment de brnsqw

avec le < e-pied, el il toinbe dTn aeal le encore 1 lisément icnveieer qedqa^Éa a un tour de clef à la cravnte, cl ci U pii sous le Jarret, ce qal loi bit périra réfii

Hous écririons on Tolame si Mes vosK toutes les rases el toates les rcKocira i Toutes les attaques sont prévues et iqsace

Si un homine vous attaqae et tobs fnà let, TOUS lui saisissez le poignet i èeam faites un reTers sur les Ulons : le coadrè se trouve placé sur Totre épaule; vues Che qui lui rompt le bras placé à box i l'atia saignée.

Si un homme três-vigoureui vooscilOBté que vous ne poissiez vous d^ager. lyrruMi delà main sur le menton on sur le as. par a la tète en arriére ; la donlenr qiH éfnm atroce, qu'il lâchera prise sor^le-ckapL

On tient aussi la tète de sonaitapnÉka en parapluie, et on lui fourre des fm à poing dans la figure. Si, en lançant m «y èi vous avei la jambe ramassée, faites aa ran tomberez en équilibre sur vos dem bmi. ai de pied dit feHtps tf*arrlf est si vile pan 4i est si violent, qu'il n*j a guère de éwe es:

Quand ces coups sont portés sérîeosratf «à nues, ils sont de nature â causer des UsaBip même la murt.

Vous voyez que la savate est ucasoapi qui exige beaucoup de sang-froié. ittéÊÊÊLà{ cul, d'agilité et de force; c*est le phiksiâ ' ment de la vigueur humaine» lac ladi m» mes que les armes naturelles, cC ce Ffli être pris au dépourvu.

t> spectacle est tellement g- Ds du grand monde Coût dans kâr^ salle on ils s'exercent eux-mêmes, | faire assaut entre les nuitres de i assaut chez lord S... avec Lom, ïs | Bordeaux; et M. de W... a une ni élégants de la loge inremale da J aussi chez M. le duc V ç >n5 an duc dX>rléans. La nvale tAi cail.ée, et prendra dans les | b gvmnastîi|ae et de Te

atlrq«fi|

LA LAITIERE

JOSEPH MAINZER

eporlci - vous par la pensée au temps où vivait le bon la Fontaine (nons en sommes (1 jà bien loin par les r.n nées, et plus encore l'ar les mœurs!) : depuis la triste mésaventure ilonl il s'est fait riiislorien, Perrctte a disparu; elle s*est enfuie avec les débris de ^ot au lait. Son coslunie gracieux et léger, sa physiol« ouverte, son allure dégagée, sa naïve ambition, nom même, elle a tout oniporlé avec sa simplicité les montagnes de la Siiisse. C'était une pauvre SDne, vivant laborieusement à la campagne du tra- ^e ses mains. Si elle venait tous les jours à la ville, Stâ pied, dan<« ses moments de loisir; le lait qu'elle priait était le superflu dt* sa nourriture, elle le li- L à ses pratiques aussi pur qu'elle l'avait reçu le . n des mamelles de ses vaches : le produit constitses petits profits. Qui lui eût dit qu'un jour la déverte du café donnerait à son obscur commerce un si ligleux accroissement ? que ses successeurs seraient ombreux, qu'à toute heure de la journée on les trou- >it, sous diverses formes, sur tous les points de la cale : ici, assis au seuil d'une porte ; là, circulant dans Qartlor; plus loin, établis à grands frais dcrrri ère %ants vitraux; que dis-jc? passant même bruyarat dans les rues, et montés dans des voitures, avec & inscription aux deux côtés: Laiterie Sainte-Anne? combien tout a changé dans cette progression ra-

pide : industrie, marchandise, individus! Il ne reste plus rien de la simplicité de Perrette; sa mélodie seule nous a été conservée. La voici :

Qui Teut du Uit

II y a des laitières dans tous les pays civilisés. A Londres, les milkmen , ou milk-ujornen, traversent les rues de très-bonne heure en portant sur leur tôte un grand pot de fer-blanc, et en faisant entendre ce cri perçant : Milk-oh! milk-oh!

Mi

ifcrti

oh ! mi oh I

La manière dont elles prononcent ces mots : mi-o! mi-o ! les fait ressembler au miaulement d'un chat. Un Françab a dit spirituellement que ces honnêtes marchands de lait voulaient dire apparemment mi-eau I mi-eau! tout en déguisant la vérité sous une forme étrangère.

On peut diviser en trois classes la grande famille des laitières. Si l'industrie est la même, le mode en est dif.

LA LtfllCK.

firent H la •fetiarârui l'^ôilt aî«nT «bcqr tas le»

mmrirt.

i Ti^f .'J i !«:/» M tiaq Mnti ^ Pini : taatâc »C« e* Liq-Klle Mût nsf» a-rcf! «-irire, et «nîjs^ iau Li paîLe.

4nr% noire, % iuliile wii le ii^ne di% tvT.e le a 7oitire, 46004 le «uimI 4a déprt i ioa fidèle «nonfer. qqî rrjAMit pftriiîtimefit li roate, ptticr.e ^a t«te «r n p^rn::e, el l'eAtiort. Tout» n'obl p4i I.i au&in« aiiuce. Ai les m^et «^émeoU. So'jT^nC U ch-irreUe a'e.iste que daiH le« t«oi de U Uiti-^re : il bit tvsî fn'à b pUce dn cheval elle le c/iOteoLe 4'aa 4iie, 4ax fitOiu da- 'j'iei elki attirée denz panieri; mais elle troare ea/:or> le moyen de «'a«^e<^iir et de dr>nnir iur U croope de loa m'yieste qoadnipede, dor.t rio^tind, poor la coadaire. n'e^ pai moios sàr qne celoi de rari^trjcratiqce Bacéphale. 1^ jour commence i peine lorsqu'elle bit loa entrée 4 Paris , et elle «nÎTe «a 04 encombre dani le quartier de «a résidence , à la plaee qu'elle occope de temps immémorlil, et dont perv>nne, si ce n'est qaelqiieibiA la police, ne loi dispute la paisible posses^iion. Elle s'installe avec ion bagage de boiter, de seaoz et de mesnres, k l'angle d'ane rne. sur le devant d'une boutique d'épicier, ou de marchand de Tin, à l'entrée d'une porte cochére, et la, elle attend gravement que ses pratiques passent devant elle, comme des vassaux soumis devant leur «eigneur. Toor k tour se préf;entent la jeune G lie au regard vif, la vieille ao front ridé et â U démirche chancelante, le Tîenx garçon coiffe de «a casquette a visiére, et l'enfant qui boit sans cérémonie son sou de lait dan» tin des couvercles de la laitière. Tons se pl&ignent: celui-ci de n'avoir pas eu bonne mesure la veille, celui-li de ce que son lait était trop bleu et trop clair; un troisième jette feu et flammes, parce que, son lait ayant tourné, il a été obligé de se passer de café; mais ils n'en rapportent pas moins tous leur boite et leur argent. Chez la laitière . tout est uniforme; on dirait que sa vie cnlière est soumise i une loi géométrique. Depuis vingt ans, c'est tf>ujours le m4me costume, le même Gchu, le même petit bonnet rond et plat; c'est aussi la même prestesse à faire voyager la mesure de sa boite au lait â la tasse de la pratique, de manière a escamoter â son proOt une bonne partie du liquide; chaque jour sa distribution commence et unit aux mêmes heures; que son commerce prospère lentement ou avec rapidité, elle n'en a ni plus d'élégance dans sa mise , ni plus de morgue dans sa démarche, ni moins de régularité dans son travail. D'ailleurs trop de considération l'entoure pour qu'on aperçoive en elle de telles faiblesses ; son royaume est restreint, mais elle y règne en souveraine. Bien qu'elle reste invariablement n son poste, rien de ce qui se fait autour d'elle ne lui échappe ; elle a partout ses afGdés et ses espions, sans que cette police vigilante soit pour elle le motif d'aucune subvention secrète; elle connaît l'intérieur des familles sans jamais y pénétrer; de la cave au grenier, elle pourrait faire mieux que personne l'inventaire Gnancier et moral d'une maison : c'est la gazette vivante du quartier. Pendant que les maîtres sommeil* lent, les bonnes viennent se grouper autour d'elle; le cercle se renforce d'enfants et de vieilles femmes, espèce essentiellement indiscrète et bavarde; elle est le point

tovaUs,]

eribk!

*bi

pus

aUntë'j saîlcs, les pose, d'an eoap Après q«oî b ~ tire dn mène pas demaÎD.

Nais il est rare qa'dle aV ses fonetioiis de lailicrc, gère. Aa village, duKaa la de ses achats : lliaM^ ém le jeune hoamie ci U jcme ille, lai missions les plos scoâtea. BUa s'ea \ et avec aataat de dîacrélioa ffmt la fadv:diii sur lui ravantage d'armer j^w Ht fe w0m,tk porter plus vite la lépoaae. mèmt vcrUiaÉ (acteur ne se charge paa. Tovicièisca Mpi ment de commissâons, de mcianci CMVtfài deux que la laîlière charge aoBâBe,NiÉBli voiture; sooTeot elle rapporta CM«niiha|H fumier qui doit CerlUiscr sob chaap.hÀ| quelqaefi dooeeora, en lait on ea cvèM^ Aq quelques-unes de ses pratiques la priDi kJSmt l'établc. Si Toas ares halnlé, pestai h Idti Nogeol, Joinrilie, SainMIaiir, GhmiMHLap antre ? ilbge sur la route de Parii^ foai B«ii laitières arrÎTcr par lllea de Fteia» vos bafeàj l'une assise eofre ses boElea, l'aolra MlMbàp et de pots de fleurs, et la plupart jaAiMfei ceanx de fumier.

Dés qu'elle a quitté la me^ vae arirs im^ la laitière ambulante coaanieBca aa toanfeOÉI bite ordinairemeot lea faabbnrga daMi^aM qui en sont le prolongement. ~ ses quartiers de prédileclimi, • mais ce qui se pasae, ce qni ae curiosité ne va pas an deli de aon sa matinale devancière durait en , elle parcourt de toute la viteaaa de sadail âne, et quelquefou de s'est adjugé le monopole, V( leuse ponctualité, ton^ lea jmrs danalklrii tes; et il n'est pas nne me, pas un coin, uoo impaase, qa'dlâ site. Son cri perçant el répété :

Qui TCQl de Ul»

LA LAITIÈRE

^^ud^^

de la base au sommet, et varie suivant la proron- ;u corridor ou la hauteur de la maison. A chaque I, elle ne s'arrête que le temps strictement néceselle sait le nombre de ses habitués de telle cour, e maison, combien ils ont d'étage à descendre, et is mesures sont prêtes, car elle a aussi une conice exacte de tous les besoins, ailerie n'était autrefois représentée que par ces lasses, la laitière stationnaire, et la laitière ambu-

la première apportait aux Parisiens leur déjeuner; mde répondait aux besoins du reste de la journée; ébit de celle-ci, loin d'élre préjudiciable au corn-

de celle-là, pouvait plutôt en être considéré i le complément. Elles partageaient sans rivalité, aine, une royauté qui leur appartiendrait encore d*hui si l'avidité ne les avait malheureusement fait dans la voie dangereuse des abus : ce sont les |ui tuent les royautés les plus anciennes et les établies.

consommateurs se plaignaient chaque jour amérele voir se reproduire pour le lait le miracle des de Gana : les cupides laitières Orent la sourde . La concurrence, toujours à Ta (Tut des bonnes oc-

casions, flt un matin irruption dans les rues, sema en ^guise de harangues des milliers de prospectus, dans lesquels elle promit monts et merveilles, et la révolution fut accomplie. De rapides voitures sillonnèrent Paris dans toutes les directions, transportant, dans une multitudes de bouteilles en fer-blanc, soigneusement fermées et scellées, les produits de la laiterie Sainte-Anne et de la laiterie des Familles. Le consommateur y gagna-t-il? Oui, d'abord : quelle est la révolution qui ose, dés le principe, mentir à son origine? Mais l'amour de la vérité m'oblige à dire que le programme des laitiers novateurs ressemble aujourd'hui à une foule d'autres programmes.

Il y a des degrés dans la hiérarchie des laitières comme dans tous les états. Quelques-unes n'ont & vendre que le lait qui leur est fourni par une vache ou par une chèvre seulement; tandis que d'autres, regardées d*un œil plus favorable par la capricieuse fortune, possèdent, soit dans les environs, soit dans le cœur de Paris, de vastes éttbles où se pressent douze, vingt, trente, et jusqu'à quarante vaches. Les propriétaires de ces établissements se sont décorés du nom emphatique de tumrrûMifrs. Ne croirait on pas, à entendre un pareil nom, qa'il s*agitde

LA LAmÉSE.

in b^iia-^triî :* ï hiT^t.vJé BUû p,"rLi-tii'5rts«»bI« leaiïi. l« r^îs* ef:tonr*s 4"jse j-p, Li tïtte coifé^ d'un

fiii ii-i*f f^r q?3*Li'ieii.îi^ir/e*. V«n U outiii. tlîe se

qu'elle X 4iiop£^t. e^, tQvcjJe lei Ëil^ dJOi d laErei ^oirtltr\. non i^c^ iv*jir ealeoi^ d'-itac':êcom .i«Q<î<: ?ouUh ftnkrîîif; Khnrjin des foU qi'd!e UarecûSe. ▼ couvris l'eiTi f-A c.mbkn elleî doïvect lui n| figuier de pièce» dt iiQ:rt «OH. de déciir.eâ et de ce& limes.

Ile 11 r^mme dn aoam-ieur, de U TÔriUblt p^yMiïTie t nû d-îîT- piu^ éleré. li dUuace ii'e*l f^^ aos^i imod^

imy^i ét;ib^i ea r|ria.îtÉ de r^ilavraf^r dici les rofi et les f■î-^a,'es de Pari^, et sur *i kiùr.ii j .e *>3 [Il ce"e îdicnf.ii pji : Laiterii tuitu, Li, ^ou^ po^T>i aller dêjesi* Der rj'i di .er pii'ir Tslriie oc ïif-^l î^ouî ; le bit el lei CÊofs y ferment U ba*e de Tttre r^p s. Oa tous t «rt nfie «ioij{<e au liït, du Uit »t di^i r^-if^ pour ectr^mets, de% tt^\iU et du LU ^n l'iiî^e de rutî, de iilade el de dessert. D*ï lon;î% Çjro.ifetïu* imprimée, de cnnds pregnmmes anidir^ sur li i^ortf, vou^ prévienceil :ii*îl û'esîste pi au m>>nde de noamture f.lus satne qne ie lait et tel ituf*, et que le* poitrines str»*îîjîef, les conftitalloii> délîciUs. ni' i^auraie&i mknx Uke q-ie s'adr^^er i It liïterie <^uUse.

trjlre tx fiËmTOe qui faîl pitre sa cîièTre sur la lÎM4re de?» Ff><i^*'-3, et li lattîiere de prem'kr ordre, il j i auUnl de ïrrnd liions qu'entre Tusurier à h petke semaîût el l'.v£jeiit de change : ta di;riiî>'re peut ^irri^tr i cinqnaLie mille fraocs de rentes, tatj-its qrie Tautz^f menant elk< nii^me sa cUihxe au trltuni:e, ne ^^ne pas assiz prjor pavi r le g irde champêtre et ses procés-verbâui, aus>j ré* ^'ulicTS que le kyer.

Le iNie, qui ^iemLle aller croissaiit à mesore c^ne graniit 1.1 mU-re du f*eiiple, d'îi pas macqué d'eiercer au^^l §Qn liillueDce sur c«iti^ muoecûte et candide îadus* trie ; la ^;mme ou la fille du uoiiirU^eur s'tst faite dame de mvifraàin. L'n jour. d.ïrrkre un comptoir i^lépot, an fond d'une boutiqut ou s'entassent par milliers des œurs hliiKs comme la neise. on le beurre se présente, seloo le cJiprîce de la marchande, sous mille formes variéts et afpénn^nntes, Lin tût en pyramides, tantôt en étoiles, et rjfrrint Timige de bris, de jambes, de petits bonbomm^s toutenlif'rs. où le laît, remplissant jusqu'aux bords dts va^<i>iruri*tJtqïiJ^e propreté, aî^uilloaue le désir par une ipfjjirence, Irélas: trop souvent trcimpeuse. tous retrouvez celte Gsure fraîche et vermeille, ces jmx noirs. ci.i nir^ble sourire que vous connai'^sez si bien. Mais au- Iri^s temps, autres mŒtirs. L41 métamorphose est compî'îieî et, si vous levez un |»eu la Ulc. vous \hvz en Ifrtif'^s (ï'or ce si.'ul mot, qui [lorte le i^eretde ce changonii^îiï, ti qu*nn dirait placé la comme uoe ironique anliphinse : ï.'nt^iÈr.E,

Ln cn'ïuiiTe n'a rien, pus mf^me un souvenir, de la laîlit:re que vous coniiaU>iez jadi-;. Avant de passer de la rue au n;a£,'eisin, elle a secoué sur le seuil ta poussimde SCS i+ieds; ce qu'elle <*taii hîir, elle le dt'daîcrnc auj lunrhui : son costume, ^on langage, sa voîi même, l}ni a rhaiîjîé avi c une f.ieîlrté qui Iteiit de la m'gje; ses cltev(;iii, jadis eni[irisonnés ou ll'iUanl avec désordre, se partagent en bandeaui sur sou front; un collier brilte é

; fe El névâé âtÊ I

Bïcfv ne c«s dtnaes œ L,-ipiw fii «iC| oa trocs Graaci par JiMrr po«r Ure é nuis par canctér«, p>r poiilwp. Ea 1 tremeot? San commcrct frm^ dent #Ue réalise de gro èéaéfes, il jtli| que foos ae la rtpcontrîcs us jov, m Ijits one lofe d'opcn, en coasaîiis d'ave voîtere, e vec pies de 1 des qve la booiftoiae de li ^ If lîi b amÊAèn et b bîliaïv I* l

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trefèi,*!

petite iodoOrie. ù 1

ret. se zencoBlitnt

dimeeuL CesU

une loi jurée, vue 4

eoDQÏqne. Quelque

quelque dc^ que

le kit sll « pas&é par lma% 1

m.^b dans sa pureCé native, et, dcp^ fa

mlan^ de Tarioe et de janoe d*«t i ■

jUMntireases lejeres. A Puis, oé toet n i

cbifFrc», 00 démît ttlcoler de eovlaa h 1

Hou du lait est supérkvre an predoil, et, Il

très preuf es, la cooKieDce de la lailjm 1

certainement paf à celle înOejuUe liipye.

Les laitières et lei ivarcbaDda de râ 1 ~ d'aoïlo^e» em ce sens que k bMiati reipres»ioQ consacrée, le èa^itee, tAk§ positif du métier. 1^ en

née dans une c^rlaîiie

raisonne sî peo, que Tod 1 vm Tvp^mi erueli les caractères let plss înoQeKàdLL des laitières mêler à nu Uit baptisé de hi de la chaui; pour lai donner ose sont à sans compter qu'elles ne fostpetviwi promioDoemeoi de leors pfaliqo» It I ~

malidet, dont le nombre est soate^ <

en est résulté plus d*iizie fois â FHik lipa| dics, qni, en attaqnaot surtout In rihiijiil tagefait la priad|iale nourriture» mujclild dés^-spotr daoi le sein des familles. I ' "- ^ienl bien par insérer quelque am I de r Académie, soi t de qnelqDe sattai g hasard à la déconcerte du loéfait; viiil4 et mainte maison arait payé, sinon fvlii par des coliques et mille aalret il .^^ se serait passé volontiers, «on triteilll gardiens de ta salabrité poiiliqiie, Li« asstz grave pour qn'on s'en < nous en sûmmes pcrsnadé, oà oui sérleiiiiement; maïs, pour que fa éveillée, il faudra sans donteqnei naire ait été frappé de pr^, et êimt IM 1 fectious, Daoa une TÎlIe de proTMe, tel: pelle pas le nom, on a publié nafeén qui devrait être soine dans tonlea 1m | qui si^nit parfahement de ^rcoaslmm 1 1 désignait des experts pour Teum» ^ M : laitière était tenue de ae aoomeltn i I première réquisitloit, et le oommcmM interdit â celle dont on trourait le Ml U

Au commerce de lait se rattache #^ l celui des fromages, depi s Té surnommé fromage à ia ie, Abrolles, si cher aux buf< m.

LA LAITIÈRE

t firomage blanc, grâce A sod prix, qui le met à la le de toutes les bourses, est derenu d*un usage si M, qu'on le rencontre dans tous les marchés et sur taUges de toutes les fruitières. Les crémières, plaplos haut sur Téchelle, se sont réservé le débit du Bge à la crème. Elles savent lui donner toutes les Bt, celles d'une étoile, d*une tourelle, et même, a*on peat considérer comme le cherd'œuvre de Téaromantîque , celle de cœurs mi-partis de rose et de :% nageant dans une sauce jaune épicée de cannelle I. ncre. N'est-ce pas là une preuve qui témoigne des M» sentiments de notre époque en général, et de

des crémières en particulier? spendant le fromage à la crème est aussi crié dans 'UM par des marchands ambulants, qui, du matin au » le font voyager dans leurs panien, en compagnie inii NeufchÂtcl, qu'enveloppe sa fine robe de papier •le. A propos de fromage de Neufchiltel, nous pour- • demander ici â quel titre, et si c'est par amour MMltraste, que, depuis quelques années, les charcu- I te sont avisés de faire figurer au milieu de leurs bctions éminemment salées et poivrées ce produit M in'^ontestable douceur. Le fromage à la crème nonce par une jolie petite mélodie :

fc 0—

sf=tt

A la crém'l fro-mag' à la crôm' •

id vous l'entendez, vous pouvez dire : les primevé- Dommencent â s'ouvrir, les champs se couvrent d'ar* es et de fleurs, le feuillage des forêts se déroule, le lion sillonne de son vol incertain l'air parfumé sur ord des ruisseaux, litirondelle est de retour de son voyage d'outre-mer, et a b(Ui son nid sous le toit litaUer du fermier. Cette mélodie est aussi fraîche que

le premier sourire de la rose pompon qui s'ouvre; elle frappe aussi délicieusement notre oreille que le parfum du muguet noire odorat. Ajoutez à cette louchante mélodie la voix pure de la jeune et jolie fille qui vient la chanter sous votre fenêtre, et vous aurez une image complète de la jeunesse et du printemps; vous vous sentirez vous-même rajeuni ; votre esprit se reportt'ra an temps de vos plus beaux jours, et vous vous écrieres, comme je me surprends à le faire quelquefois : a Quel charme dans l'air du printemps! Quel attrait dans la voix de cette jeune fille! Quelle puissance dans sa mélodie, même lorsqu'elle chante le fromage i la crème! »

Ce n'est pas de nos jours seulement que les fromages sont criés dans les rues de Paris. Il en est dont la célébrité remonte aux douzième et treizième siècles, tels que ceux de Brie et de Roquefort, les fromages à la crème de Montreuil et de Vincennrg, que les paysannes apportaient à la ville dans de petits paniers de jonc, comme on le fait encore aujourd'hui. La haute réputation du fromage de Marolles date aussi de plusieurs siècles, car l'abbé de Marolles, dans une traduction de Martial, qu'il publia en 1635, y ajoute une très-longue liste de tous les fromages de France, parmi lesquels figure naturellement le fromage de Marolles. D'anciennes gravures nous représentent le marchand de ce précieux comestible avec une longue barbe descendant sur la poitrine, une hotte sur les épaules, et un panier au bras; Tune d'elles est enrichie de ce quatrain :

Pour faire trouver le vin bon.

Et dire les bons mots et les fines paroles, Au lieu de tranches de jambon, Prenez fromage de Marolles.

Voici, sur ces fromages, deux des mélodies qui courent aujourd'hui les rues; la première est la plus vulgaire, et, outre qu'elle est plus mal chantée, elle n*a pas autant de couleur mélodique que la seconde :

i^r;ij AM

Fro - mag' de Ma - roU',

oon Ma - roU' l

l^sË

rfcrfc

:ft

Fro -mag' Ma - roll', fro-mag' Ma - roll'l

n vfeillard, qui se tenait dans les environs au Palaisal et du passage Véro-Dodat, attira longtemps l'ation des passants, tant par lui-même que par la sinère mélodie qu'il avait a<ioplce. C'était un bel ime, ayant un extérieur imposant, une figure noble xpressive, les cheveux d'une couleur argentée, pure out alliage, il avait la tête coilTée d'un bonnet de

coton aussi blanc que sa chevelure; le tablier qui ceignait ses reins était, ainsi que tout son habillement, de la plus appétissante propreté. Son bras gauche était pas>é dans l'anse d*un panier; de la main droite il tenait un bâton, et, pour allumer la convoitise des friands, il adaptait à son cri de : Ft nmage à la crème, fromage de Neufehdtel, la mélodie suivante :

Fromage à U crém*, fromage i la crê

FFF^

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