‹ Les Francais peints par eux-mêmesChapitre 257 sur 269 · I.E RAO'^OMM^^DEUR DE FAÏENCE · texte numérisé non relu

I.E RAO'^OMM^^DEUR DE FAÏENCE

i auteur û*Êm\Ie. L'arîstocratio. même s'y es| M>mme ailleurs. On rencontre bien encore parraccoromodcur de faïence pur-sang, celui qui

porte tout son atelier sur ses épaules» qui va dans chaque cour adre<;scr aux étages supérieurs soD simple cri de raccommodeur de faïence!

Rn rac - coki - duo - dcur d'fa - ïenc'

d'ia por- cbin' i

onr opérer, s*instnl1e modestement dans quelque ré de la voie publique. Celui-là n*a ni morgue ion; ses outils, son mastic, ses procédés, sont es que ceux de ses prédécesseurs; ses prix sont s; il vit sobrement, au jour le jour, et, lorsque ; se couche fatigué des travaux de la journée, Dicil n*est point agité par des rêves de fortune. ^té de cet homme des anciens temps, se montre i de notre époque, remuant, inventeur, perfec- ', appelant le puff à son aide pour tuer la con- ). Celui-ci ne regarde, pour ainsi dire, la faïence un œil de dédain; l'argile et la terre de pipo

déshonoreraient ses mains d'artiste. Il faut à son talent une lice plus noble, et ce n'est qif en présence d'objets précieux qu'il se sent en veine de faire des miracles, comme ce raccommodeur de Rome, qui, d'après son cri, ne travaille que sur la porcelaine de Gènes :

if^^a^a

ChiO rob-bè di Ge*no-Ta!

LE CHAUDRONNIER

J^ffod-

iné rétamage polydirone : un nom tiré du ait pas nuire dans ses nombreuses relations niércs; puis» muni d'un brevet d'invention,

société d'actionnaires, et, du siège princilissement comme centre, il a fait rayonner soir, dons tout Paris, une foule de petites •mpagnées cbacune de deux hommes, dont é au brancard, et l'autre module avec son ivre des sons plus ou moins enchanteurs, npt seulement pour aller recevoir les objels Q leur confier la pratique. Je souhaite que

les employés, les uniformes et les tromettent aux actionnaires de trouver à la fin lividende respectable a partager, ce qui ne

pas, du reste, grâce â l'influence du mot

les étameurs polychrones et de leur moyen »tion avec les pratiques, je ne dois pas outionner les marchands de robinets. Ceux-ci il également des autres marchands nmbuu de cris, ils font usage de la trompette, du e, du cornet, ou du cor de signal, et cela une grande habileté. Tantôt vous croyez î ville de province et entendre le prélude ( de danseurs de corde; tantôt vous vous une garnison prussienne. Il n*y a pas seuimblance, mais identité parfaite, et plus m'est arrivé de me croire voisin d'une ca- :-Rhin : les uns sonnent le signal du réveil, lui de la retraite, aujourd'hui de la cavalede l'infanterie, ceux-ci avec la trompette, le cor de signal (signal hom). J'ai souvent gênerai marché signal d'alarme, et celui 1 dans toute l'armée au moment d'un incette identité de mélodie je conclus qu'un e de déserteurs prussiens ont trouvé asile ;s paisibles des marchands de robinets, et ivoir dans la Prusse rhénane des enrôleurs

tout exprès pour les fabricants de robinets de Paris.

Cependant, il parait que l'armée prussienne ne les fournit pas tous, car on rencontre dans les rues de ces marchands qui, bien que munis de trompettes, sont loin de posséder une aussi bonne embouchure. Ils soufflent de toute la force de leurs poumons dans l'instrument dont ils sont porteurs, et ils enfantent quelque chose qui ne ressemble guère à une mélodie humaine; c'est le bredouillonnement de ceux qui commencent à apprendre le cor de chasse, et, grAce à Tinvasion que cet aimable instrument a faite depuis quelques années, tout Paris en connaît le charme et la douceur. Quelquesuns, dont les poumons ne paraissent pas être de force i lutter contre les difficultés de latrovpette ordinaire, se munissent d'instruments d'une nouvelle invention : ce sont des trompettes formées d'une coquille de mer a laquelle on adapte d'un côté un bec, de l'autre une conque. Le marchand souffle là dedans comme un sourd, et transmet aux oreilles des passants tout ce que lui inspirent son tendre cœur et sa riche imagination.

L'usage de ces trompettes, de ces cors de chasse, de tous CCS instruments militaires dans les pacifiques induslries de l'étamage polychrone et du robinet, a pourtant quelque chose de singulier. On pourrait écrire des volumes de recherches et d'hypothèses sur les causes probables et vraisemblables d'une si curieuse anomalie, dont l'origine nous est inconnue.

Sous k)uis XIV, les étameurs de casseroles allaient crier dans les rues, et sifflaient en même temps avec des flûtes de Pan, de manière â assourdir tous les habitants de Paris. Nous trouvons dans une collection de gravures un chaudronnier avec sa flûte de Pan, et au-dessous les vers suivants :

Avee sa voîz de loop-gtroa Et son sifilet mde i l'oreille.

Chacun dit qu'il sait à menreUle Mettre la pièce toprèt du trou.

LE RÉMOULEUR

De même que les raccommodeurs de faïence, les élamean de casseroles, qui sont en même temps des fondeurs de cuillers de plomb et d*élain, se font marchands voyageurs, et ne quittent dans h belle saison la grande ?ille que pour parcourir les campagnes. Ils voyagent avec femme et enfants, pore et mère, et souvent un petit chien et une grande chèvre, lis montent ordinairement leur établissement devant Têglisc, la ni«iiric ou le presbytère. Les familles de ces raccommodeurs ressemblent beaucoup aux familles des bohémiens : leur vie est une vie nomade; ils couchent souvent à la belle étoile; ils mangent à lagnmclle et en plein air, tout û côté d*un réchaud allume, v.i d'un berceau garni presque toujours de deux ou trois raccommodeurs en herbe.

Le chaudronnier ambulant excroc plus d*unc industrie : il raccommode les vieux soudlels, ou les échange contre des neufs. Mais il y a surtout un moment ou it est beau de gloire et de puissance : c'est celui où il daigne se manifester comme fondeur de cuillers aux regards do

la foule ébthie, Llienreai étéawKBt fov du village, qae Tirrivée de cet habile yrat Tonte U journée, ils se tienoenl en cercle cette poêle dans laquelle fondenl le ploaili e oublient le boire, le manger, et sortott voyant les débris de caillcrs ee iraDsToran 4 stance Uuide et argentée. Je ice soeneadr vie de Tespéce de stupéfaclioo qoi novs ni^ nous voyions verser du plomb en bouilli forme, cl qu'il en sortait, un Instant aprâ. resplendissante. 0 temps de renCance*. Ms ges et de merveilles ! (Jue ii*aunis-jc pif pour devenir fondeur de caillen ! Adieu àt^ inconstant que j'étais dans mes désirs, adic micre ambition ! Le fondeur me faisait oab sier, pour Tétat duquel j*avais senti jnsqo*^ ranle vocation, é qui, dés mon plus jeanc voué mes plus tendres sentiments, et on ap] décides

Cbiudrnnnicr sons tmiis ST.

LE RI-MOULEUR

Dans la clasfc nombreuse des réparateurs des ustensiles de ménage, il ne faut pas oublier le rémouleur. Son costume, riuslrument de sa profession, la gravite avec laquelle il s'en sert, le reiulrnt tout a fait diîrnc drs regards de l'observateur. Sou aspect extérieur dilTiTC peu de celui du chaudronnier ambulant. Il est. comme celuici, Lorrain ou Normand, et le plus souvent Auvergnat : ce sont, en conséquence, pour le moral, les mêmes habitudes d'économie et de sobriété. Quant â son in>trument de travail, il varie selon qu'il exerce seul ou avec

un associé. Dans le premier cas, c'est Ml nue petite meule, montée sur quatre pfaiiÉ dessus de laquelle se trouve cloué le iMfi Teau destinée à rhumccter. Au bu de hM le côté droit se trouve une pédale, qa tÊmm le moyen d'une corde, à une nuaivcOc^alii face plate de la meule. Gelleci, pUciedi A^ portée par un petit e isieu qui la invene^Ha plus ou moins rapidement, suivaal Vm-.

la pédale par le pied du rémouleanr. CeMf

LE RÉMOULEUR

îc une allenlion qu'on croirait provoquée i*iical de Ions les travaux, qu'il émoud inles ciseaux de la ravaudeuse, les couteaux t de la cuisinière, le canif du fils de la niaicule même pns devant le rasoir du bourcelui-ci consent à le lui confier, dans un piration fâcheuse dont son menton ne tarde chiltiment.

rémouleur a un associé, sa machine dempliquce, et possède sur la précédente qn stable de supériorité. Elle se compose d*unc I manivelle, entourée d'une corde à boyau, s étendant, va embrasser éjçalement la pcée à Taulrc extrémité de la machine. Tnncs deux travailleurs tourne la roue, l'autre meule, et, comme il en a i)lusieurs de reppropric à la nature et à la délicatesse des )it repasser.

î pas que le rémouleur f sse jamais do bien •es : la roue «ju'il fait tourner avec tant ni celle de la Trlune ni celle de Frascali. eveux souvent grisonnants , je ne puis me l'esprit qu'il arrive jamais à po^s^^dcr ni ampagne ni grandes pro, riôlcs. Ceux qui 31 te profession, pour laquelle je ne crois pas avec une voca'ion décidée, doivent ncces- )ir fait vœu de pauvreté. Le nom originel ii révèle assez d'ailleurs la modestie des lu rémouleur. Gagnc-Pelil! voilà un mol qui explique son présent, son avenir, ses 18 espérances; espérance de gagner le pain , crainte d'en manquer quelquefois. Ce mot lie signification , et en même temps d'une 9phie : il renferme une abnégation totale •estres, une renonciation tacite aux plaisirs; :e monde. Le seul fruit q'ie tire le rêmouie laborieuse, c'est l'indépendance; quant fortune, elles ne seraient pas à leur place

dans son cerveau : il gagne "'. gagnera toujours peu , le nécessaire, l'indispensable, ji plus ni moins. 11 y a li tout un système» tous les él ments d'une secte philosophique, d'une école. Diogène, s'il n'avai^t pas eu rn sa possession quelques petites rentes sur l'Élut, quelques bonnes valeurs de portefeuille , se serait certninement fait rémouleur. Je ne serais même pas surpris que quelques philosophes modernes se fussent cachés sous cette modeste enveloppe, comme protestitions vivantes contre les tendances usurières, les fièvres d'exploitation, la rapacité des faiseurs d'argt ni et de dupes. Si tous les gagne-petit ne sont pas des philosophes, il faut avouer que, dans le nombre, il en est b- aucoup qu'on pourrait prendre pour tels. Le gagne-petit a fourni le sujet de bien des enseignes d la France; ii a été adopté surtout par l'épicier et le mercier; on trouverait à peine un village qui n'eût pas le sien.

Le rémouleur aussi fait encore partie de ces artisans voyageurs qui portent leur gagne-petit sur le dos ; on les rencontre sur les grandes roui» s dans l'été. Arrivés dans les villages , où on les voit presque toujours par paire, l'un d'eux va chercher la pratique en chantant, commeà Paris, son éternel refrain ;

ou ainsi !

Ci-zoa i r*pas-fil '

Ci - soa à r'pjt-sil

Vju.- lu-.p. .« Liwuarvi hlot, rv« SaiM-Uwuis, 44

LE KLVOCLELIL

Jtaàï% qu'il cUlU, niil^t tcrai 1» cliieAi du \V.\hst, bou Ct20tf a r/KU«, 1 i'-lrt . wiixiiireiXieLl îe ^lîu^ 6;é, It U ^rt ou k piitrvii, îtil çriD';*r t iwî-lfc rt cl "Jr- uLt pliait: é'ti'iu'jtl^ti, SU I'Il!' r?iid éî-OLLtTxi-Ll d*:k ;*•-: tfc fcj#fc';UU:urè '^Q»:l» curi<»^:'.fc ;^k >!: L^e fiulwr dt !:.;. Cir \t Téîurj{iiit\ir . û\^ut c'ixih rt:.g*f cv*jc le r'..:.i'.--! 0*

'jst «Dcinr yrâi%0hà ta iili.C liÂnâri m. lûC ac

« tuMÎ, lui, k i;?-l^i^éé'<: ce je.er :a bupclLCia:-! el Je i rétfujiat it«c jS^î^U

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Et â h Mific du leau i^orlrart f|iie Laiicbardoû ncjui^ a donné du tttiiuultur aucii:n, uautrliuiiï pas île j'hcyr

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LE BAS -BLEU

JULES JANIN

n cherche encore l'origin(î*de celle Irésexprcssive cl Irês-juste dcnominalion : le Bcu- Bleu. D'où vient ce mot et que veut-il dire?

Dans un de ses magniliques accès de mauvaise humeur , lord Byron s'en est servi pour désigner la race, toute moderne , des malheureuses créatu- ^minines qui , renonçant à la beaulé, à la grâce, a ^:inesse , au bonhenr du mariage , aux chastes précoces de la maternilé, à tout ce qui est le foyer do- ^ que, la famille, le repos au dedans, la considération ^hors, entreprennent de vivre à la force de leur K %• On les a appelées bas-bleus pour deux ou trois E^s que Byron n*explique pas, mais qu'il est facile ;^liquer.

1^ un temps froid et pluvieux, quand le pavé est hu- ^ , quand le ciel est triste, voyez-vous passer dans la ^:iei élre équivoque, d'un Age douteux comme son » recouvert de tous les lambeaux que peuvent réunir ^ne carcasse humaine la faim, l'orgueil et la misère; ^s lambeaux de cachemire et des lambeaux de bure, ^npeau qui a été rose, une robe qui a été neare, une

collerette passée à Tempois au temps jadis? Rien qu*d voir cette malheureuse femme on se sent mal à Taise, on a froid, on a faim , on a soif : cela ne ressemble à pas une des misères connues, non pas même à la misère de la femme de théâtre, de la chanteuse sans voix, de la Cclimène sans dents, de l'égrillarde Marton qui a mis en gage son tablier vert. Au moins quand ces pauvres viclimes de Tari dramatique et du fanatisme impitoyable de la foule arrivent, comme c'est la loi commune, â lindigence et à la vieillesse, pouvez- vous retrouver toujours, sur le cadavre de cet artiste anéanti, quelque vestige des belles années, quelques parfums évanouis , quelque fia duvet des printemps écoulés, quelques restes épars de bonheur et de gloire. — L'amour a passé par là , vous dites-vous, en voilà bien assez pour soutenir toute celte ▼ieillpsse; mais la femme dont nous parlons, mais le bas-bleu , juste ciel ! Regardez-la venir, tenant sous le bras sou cabas domestique, ou plutôt sa hotte liléraire; sur le visage de cette femme rien n'est resté, ni la beauté, ni la jeunesse , ni la gloire , ni le succès , ni rien de ce qui console d'être une vieille femme pauvre et seule, abandonnée à tous les caprices et â tous les vents ; non certes, famùur n'apaspauépar là. L*tmour t eu peur de ces lèvres pincées qui vomissent incessamment les rimes des deux sexes; Famour a reculé devant ces affreux doigts tachés d'encre ; l'amour n*i pas voulu de celte femme qui ne songe qu*à vendre à la page et au Tolume le peu de bon sens qae contient son cerveau, le

LE BAS-BLEU

lonc, îînce à la valenr nonvollc allarh.'c aux prois de l'espril. chaque écrivain a |>ri> la pîac(^ qui rient; les honnêtes gens de talent mnrc'jtnl les des plus grands seigneurs passés . pri'>onls cl à pendant que les hommes sans valeur littêrnire et ayante personnelle restent tout en Iws dans In fange lie et dans Tinfamie. — Ileurcux cquililiro. sans dit. Mais quoi! cet équilibre devait manquer par é inattendu.

'^lé faible dont je parle, cl contre lequel rien ne t prémunir ia citadelle littéraire, c'est le côté de me de lettres. La femme de lettre'?, de nos jours, être déclassé dont on ne retrouverait Tcqui valent lucuo peuple de Tantiquité ou de< temps moler- A femme de lettres a poussé tout d'un coup dans rature, comme pousse le champignon sur son fuies pauvres femmes! Il faut tout d'aborJ comr par les plaindre, il faut reconnaître que tout manqué d la fois, le mariaîçd U le couvent; il ire que les métiers qui leur app^irtenainnl à^ toute :é leur ont été enlevés par la spéculation d *s hom- Levez les yeux, que voyez-TOus de toutes parts? archands de modes , des cooturiers , Toirc même

des cliemisîors: on a enlevé raîguîlle, son outil naturel, an^. mains débiles de la femme; en môme temps, à cei faciles esprit^, à ces langues acérées, à ces tètes mobilcf et folles, on a enlevé la conversation; la causerie fran« çaisc. cette supériorité intime de noire langue et de net nineurs n'existe plus nulle part. C'en est fait , les hommes ne parlent plus aux femmes; dans ces endroits qu*OQ appelle encore des salons, les femmes sont séparées dei hommes par une barrière infranchissable; elles se tiennent là roidcs. imn.obiles, silencieuses; si quelque robe plus hardie fient à se mêler aux habits noirs, elle se trouve tout à coup, la malheureuse, en plein argot. Elle n'entend parler que dargcnt, de banque, de terrain , d*asphalte, de politique, du A mars, du 29 août, du iO septembre, car, à force de voir passer et repasser au |H>uvoir les mêmes hommes politiques, comme autant de comparses de l'Opéra, on a remplacé les noms propres par des chiffres. Ainsi les jennes femmes ont été tuées daus leurs travaux , les vieilles femmes ont été taécs dans leur esprit; on passe à côté des jeunes femmes sans leur demander : Avcz-Tons faim ? i côté des autres sans Icnr dire : Qael ennoi tous presse? Et comme ce mou* vement de rédacation publique, dont nous parlions tout

LE BAS-BLEn.

à lli^^rt \<>vr les hommes . a fiai par se porter snr les fefr.rr.'^; côn.m? «ilîe^ ont eu le malheur d'apprendre i lire lT'^Cn.iT>i:.TT:f:TÀi C'tmitui elles «arent toiiles Tor- Ih/jr-jh-:. : i'h-. T? q fil e-l; comme ellr» n'oot plof ri^û ■ C'^aire ou â l.roJer, f«ie* onl eu le temps de se l:Tr.-:r à t'V:tcs stIc-s '1* a br> minable»* lecture*; elles ont ff'.'îit*. e'.Urii .'*'i*'i, (U; r*'^ tirlb fs de pros*.* cl de vers qui sor.l dns 1 iir, i l:r» Trci c i trouver que l'eau drs b'»rfie—roNhirj's iii ueco'iW: qu*.i certaines heur-sdu jour: y:i\/- ce quVn .n ce?* m me* femmes, qui n'avaient p;'j> pvjr s'or^riijKT le travail de raidi r ou la méiiisinçe d'j srji-»n , se -oijt dit , un Leiu joir : « Mai% pourquoi donc ne «■«Tioii^-noM'. p^y, no^is .'tu^si, dos hommes de ktlrc».' l*0!iri|'if.i n'«iurion=-nous ]..i> notre part de gloire et d'.'T-'J'nl d.iris rclfroyaîilc ton *om m ration d'cNi'ril qui fee dé( tn*c chique mniin? » En même Icmfs elles cîc'jl.'iieiit les salaires des érrivains de l'autre sexe : cr Lu voilà, diniient-tlles, qui n'ont guirre plus d'espril que nous (cl elles avsienl raison;, voil'i dr-s ^rens i|ui onl moins d'âme et de cfcur, .i coJip s':r; dont le tact t>l lijoin?» lin el moins dé lé que le nuire, cl qui îr3j.'uenl, I Oij îju niil an. cinq à six mille francs à écrire des journ'iMv ou des livres; qui donc nous cmpèclicrail de jrainu:r cent francs pnr mois tout nu moin>? Le soleil elles joiirii.inx se lèvent chnr|ue innliii pour tout le monde. » Ain%i di^nnl. elles se sont mises a l'ieuvre, elles ont fnit d:> journaux, des ••'^mnns, des nouvelles, des comédies, de pilils vers; elles o:il enl'-epris tout ce qui concerne l'ir «l.il nouveau, cl vroiruenl, pour être juslC';, toutes ecs cliONes faites par de> femmes, tout ce fulih? courant d't I.i pr ise et de la po.•^ie d : chaque jour, n'étaient pas ] lus m 1 louriiécs, pas plus mal édites, ]:as plus molles et di.jiws ({II-; le> inventions des grands écrivains maseuiiiis «le ce lenq»s-ci.

Aiii>i (>{ née la corporation des femmes de lettres; bi'iiNV a force de har«li«SNes, elles onl trouvé qu'il était phis I.irjle d'écrire nii livre que déjouer du piano ou de h'.iir 1«? ^omploir d un café; elles onl trouvé surtout que C'Ia riait plus amu'-anl. (Juoi donc, se poser en victime de la Noriété, se ujonlrer à tout venant comme le martyr |ers'c;ité du mariaL'e; criera l'injustice touies les fois qîj l s'agit (les lois faites par les hommes; demander inre>>animtMit pourqurû donc li's 0*mmes n'auraient p^isle droit «l'rlre membres de la Clumbre des députés, lieutenants-colonels, gérants de journaux cl curés de Saint- Siilpicc ou de Sainl-lloch? Passer en revue avec un soin minutieux toutes les phases de l'adultère, el s'arranj^er si bien que les lectrurs puissent dire : Voilà un auteur plein de son sujet! c'était là sans contredit une occupation décevante, un aimable débouché à l'oisivet», un métier facile et commode. Pauvres f» mmes , encore une fois, elles ne voyaient donc pas qu'elles allaient tomber incessanmienl dans toutes les déceptions de la vie littéraire, i]uclles allaient remplacer le calme et la paix inlérieins par toutes les agilalions féroces de l'amour-propropre; elles ne voyaient donc pas que si toute femme venue eu ce monde peut, à force d'esprit et de pa.ssion mal coni]iriniés, sullire pendant vingt-quatre heures à celle vie exeeplioniK-lle delà littérature, il n'y en a pas une seule qui on ail jiour un mois de ce triste métier-là dans le y.nlre? — (^)uoi , disent-elles en triomphe, je g.iiîiie vingt francs par jour à écrire, qu'avez- vous de plus à me deinandtr? Mais, malheureuse! ces vingl francs p:ir jour lu les gagneras à peine pendant un mois à écrire les plus abominables invec tives contre la grammaire el le sens commun... ; lu aurais gagné cinquante sous toiiie ta vie, à coudre des chemises el à raccommoder des bas.

Je ne sais |ms si je pourrai ianaii tous èxr-^ idée complète de la tic qae mènenl ces tri«te^ cri horsdecasU, également abandonnê'v de k«> des hommes ; c'e»t nn tableau lameolable : je V4i«e dant essayer de le tr»cer de mon mipax , to^t ei i li^^nt le* eoaleors qd f-en ir^p cm es de raoa «aj-

Le l-3«-blea , on si vuu^ aîmez mîeaz la Unw i très (Cir celle sorte de bis litlêraîre prend i^ti naar.ces, depnis le blea de ciel limpide et cbirv ba» d.^ soie tout neuf, juSi^u'aa ?ros blea qni«2-:^ jaane verdilre sur an bas de laine suin'aa ;. Ii > de lettres , dison^-noiis , e«t la plnpin d'j \nj* vieille fille on nne femme nbando m^ par s/n c même une femme qui a abandonné sio mari far b pour le prataïsime, car» notez-le bien, dani la ri» raire, le mari c'est la prose, le ménage c'est !î | deux ou trois enfants â élever c'est la |rose. ^n père infirme, une vieille mère qui vous tend le» br loyer â payer, un diner â préparer, prose, priâe ri jours prose. Donc, la femme de lettres vit lenle. f niche [partout ou elle peut, ne s*itiquiétani sn-^é les les petites délicatesses , de toutes les peliUsM fluités dont les autres femmes ont si grand besoie ^ porte au génie d'habiter un bel appcrtrmeat dit belle maison, ou bi- n une mansarde dans qd taa^ faut au génie une chambre en désordre, do besmn du bœuf froid sur une Iradu' tion de la Ditnefm du Dante; du fromage de Brie enveloppé daas ic f Harold de Byron. Le génie aime le péle4nèled;ki choses : les plumes et la brosse â dents, le pe^Mi pain de chaque jour. Allons , et plus noos scnst virtes de poussière, entourées de toiles d'anus».] notre lit sera défait, plus nous aurons de ntHûi tliousiasme. La femme de génie ne respire i faii dans ces détails exeeniriques , elle n'est hmm^ dans ce désordre, elle foule aux pieds toatafii* pas la poésie comme elle en sait faire. La voiiiiK slallée chez elle; elle a du pa» ier, elle a aneplflBeti l'encre, c'en est asses pour être grande d glaii Mainlcnant que fera-t-ell«? Dieu merci, elle a'tft^ peine dVcrirc. Que demande le public i IVvt ^ est? le public demande des drames; elle faissèi elle ira chercher dans le moyen Age qaelqw ac|!i histoire comme l'histoire de la tour de Resle, dca sera les empoisonnements sur les coups de | ne sont que bahuts , lances de Tolède, [ vieux ^ges. La pltime gronde et s'agite sooslaàifl cette triste créature, le s^ng coule conme fan: en oublie le manger, elle en oublie tedoraîr. ■ elle oublie d'aimer quelque chose ou nal^'iLl elle se ligure le parterre attentif, la MaleptMè haletante, l'émeute aui portes du thélire, ctki w les couronnes, el le caissier qui la vient sihffdi mois avec ses droits d'auteurs. Voilà qai va lia; drame est fait , aussitôt elle s'affuble ë'aa biMrtc scux, d'une robe trouée , d'unmanteaacMteiii raille, et elle arrive toute haletante dans Icseniln Thé<ilre- Français, c Voulez- vous de moa é«t* crie-t-ellc , lisez-le , c'est une fortoae; fa ■ i pour M. Ligier, pour BI. Beanvallet, po«aÉi selle Rachel , pour mademoiselle Brobaa, fm thalie, pour mademoiselle Judith, pour toatli^ ce sera d'un grand effet , â coup s4r. Lepmri représente une tcm|)étc: le second acte, «■■ au troisième acte, passe nn troapcan di Miii taureaux mugissanU; au quatrième ade, li|rti ses fureurs, et enfin vous verres qna de Èmmmél mon héroïne, que de cheveux elle s'a - - -

LE BAS-BLEU

che^ mains; prenez mon drame, j'ai la une lettre du ministre do rinlêrieur; je suis la femme d'un ancien mililain», mais je cache mon nom, car c'est le nom d'un vaillant homme. » Ainsi elle parle. Le Tlié.Hre-Français h renvoie aux calendes dramatiques , mais sans la dôcouraîrer. Elle va du même pas à TAinhigu, à la G.jîtê, au Ihi'Alre delà Porte-Saint-Marlin: on la Toil dans tous les corridors arrêter le preminr qui pns<e comme fera il une mère d'actrice sans cmpl.i. A la voir se glisser dans les coulisses on la prendrait pour l'ombre de quoique lady Macbeth en haillons. Martyre de l'art drcimnlique, elle subit toutes les humiliantes conditions do cette rage qui la possi'de. Le souffleur l'êvilc comme li pc>to, le jeune premier s'enfuit â tire-d'ailc, la jeune prcmi.'ic l'appelle ma bonne! et lui envoie chercher ses billcls doux chez le concierge; ainsi elle roule d'a!)îme eu abime, elle et sou drame; à la fin, quelque directeur pitoyable, dans un moment dVisiveié et de déscsp )ir, accepte rinfAme m:inuscrit. a C'est bon, dit-il, repassez dans un mois. » Huit jours après elle est chez cet h;jmme. € Et mon drame! — Repassez dans deux mois, » lui dit-il. Trois jours après , elle est chez cet h(>;A7?e. a Et mon drame! mon drame! » On cherche le ^rame. € Qu'en a-t-on fait? où est-il? — Il est perdu! — Quoi, perdu ! ah ! vous l'avez fait lire à vos auteurs; ah ! vous m*avez volé mou idée. Où est le commissaire, où est le juge, où sont les gendarmes, où sont toutes les forces de la France ? un drame pareil ! Monsieur le juge, écoulez plutôt. » Elle se met à réciter d'i^e voix cassée :

« Angéliua, toi mon rêve idéal, toi le murmure transparent et perlé de mes nuits d'été, toi la sainte extase de

ma jeunesse, où es-tu, mon Angéliua adorée? » Le

juge de paix , impatiente , condamne le directenr négligent û payer 25 francs de dommage ou à rendre le manuscrit dans la quinzaine.

« Ah ! dit-elle, j'ai gagné ma cause. » Klle rentre chez elle triomphante; on entend dans l'escalier les mots sacramentels:

a Angéliua , mon rêve idéal , Tcxlase poétique de mes beaux jours!... »

Au bout de la quinzaine, la dame , fière et superbe, revient choz le directeur : « Mes 25 francs, lui dil-elle, ou mou drame? — Voici votre drame , » lui dit Taulre. Et la malheureuse entreprend un nouveau chef-d'œuvre le lendemain.

Sa voisine, en littérature s*entend, est une petite femme proprette, dont la robe noire est sans reproche; ses cheveux sont bien nets et biens li>ses; elle a des manches passées à l'empois; elle n*a pas de mouchoir de poche, parce qu'elle ne se mouche jamais: seulement, aux moments d'enthousiasmes, vous entendez un petit renillemenl qui veut dire : a Voilà Tinspiraliou ! » Cette dame n*est pas jolie, mais elle ne l'a jamais été; elle est née à quarante ans, et elle y reste tant bien que mal ; elle est sèche, roidc, étroite des cpaulos : c'est une planche dépravée qui écrit et qui pense. Notre petite dame est hautaine et fière, elle regarde les comédiens comme des pas grand'chose, et les comédiennes comme bien peu. Elle a reçu des principes sévères dans sa jeunesse, et elle les met à profil ; aus-i a-t-elle entrepris le roman d'éducation, à l'exemple de cette vertueuse madame de Genlis. Adèle et Théodore est pour celte pelite dame le chef-d'œuvre du genre ; ses romans sont presque tous des romans par lettres : Félicie à Julie, Ernest à Prospcr. Félicie raconte à Julie le sexe des plantes , les amours de l'éléphant , l'accouplement des animaux , la Reproduction des poissons et autres mystères de la nature. C'est un sujet tout nouveau que notre auteur a

trouve lA. Ernest raconte à Prosper ses premières dettes, son premier duel, son ])remier cheval, sa première griselte : c'est le roman de mœurs uni au roman d'histoire naturelle, c'est un plat d*épinards au réséda et nnx oignons, c'est une salade au coquelicot saturé d'ail. a Cela produira un bon effet, dit la dame à son éditeur; gr.lce à mon livre, les jeunes filles seront initiées à tous les myslércs de la génération, et les jeunes gens à tous 1; s dangers qui les attendent dans les hôtels garnis de la rue Sainl-.lacques et dans les bois de Montmorency. » L'éililcur (jui écoule la dame est un homme chauve, légèrement bossu, qui a eu quelques démêlés avec la juslice dans sa j( unesse, et qui a entrepris le roman d'éducation parce qu'il n'avait pas assez de fonds pour publier le roman échevelé. Cet éditeur a les mains peu lavées, il so t reau-dc-vie et le tabac ; il sort évidemment de l'estamiuet voisin. « Ma chère dame, dit-il d'un air rogne, je ii*ai pas grande idée de votre histoire de la génération; sonizez à me gazer lout cela. Et combien me vendrez- vous celte drogue .' » A ce mot de drogue, la femme pince ses lèvres jus(ju'au sang, elle se frapperait la poitrine si elle en avait une. « Monsieur, dit-elle d'un air imposant, je vous avertis qui* vous n'aurez pas ce nouveau volume à moins d..* 100 francs et 10 francs pour ma femme de ménage , c'est à prendre ou à laisser. » Là-dessus un déîial s'euprage. l'homme se lève et fait semblant de quitter la place, il se rassied; à la fin on tombe d'accord. La femme de ménage aura 5 francs au prochain volume, ce volume se paiera ainsi qu'il suit : 75 francs en trois payements. « Ayez soin seulement, dit Tédileur, de parler du roi de Prusse dans votre livre; j'ai une petite lithographie de Frédéric II qui fera bien au frontispice. Pour les culs-de-lampe, vous les connaissez, une tète de mort, des abeilles, des oranges et une lyre. Cela fera un joli petit ouvrage pour le jour de l'an. Quant au titre, il faut appeler notre livre : — cherchons plutôt : les Veillées de famille, les Soirées du printemps . Heures d'automne. Fleurs de l'hiver?.,. J'y suis : Fleurs de l'hiver. » En effet, à trois mois de là, dans une boutique borgne, entre un serin, un moineau franc et un chat affamé, vous voyez apparaîtr-* cette affiche flamboyante : « Les Fleurs de l'hiver , ou Félicité et Julie, oj Ernest « et Prosper, enlrcliens familiers à l'usage des jeunes « personnes du grand monde, sur la botanique, la zoolo- « gie, la physiologie, la végétation, la génération des c plantes , les estaminets , les parties à âne et le jeu de « billard , orné de vignettes et culs-de-lampe , par nos « premiers artistes; par madame la vicomtesse Clémen- « line-Oclavie de Saint- Wladimir. Ouvrage dédie à Sa « Majesté l'impératrice de toutes les Russies. Chez Soî- « fard, éditeur. — Pi ix : 1 fr. 75 c. ; cartonné, 2 fr. 50 c; « par la poste, 3 fr. »

Six mois après la mise en vente de ce fameux livre, l'éditeur Soifard apporte à son auteur un compte ainsi conçu :

Doit madame Clémentine, etc., auteur des Fleurs de l'hiver, à Soifard, libraire-édîleur, pour vingt-six heures de corrections 72 francs.

Ci -joint 3 francs pour solde. . . 3 ,

Total. ... 75 francs.

El c'est encore un livre a commencer.

Oh ! oh ! quelle est celle-là qui passe ? Elle a une robe couleur de chair, elle exhale une immense odeur de patchouli et de musc; elle marche fièrement, crânement, carrément ; elle regarde en pitié la pauvre espèce

LE BAS-BLEU

■II

i Z^ya!M^4i:v:-

Le bjs-b!f{ cz riionimc fie lettres.

"fans sa lecture; nous la trouvions bien assez mnlhcu- J|*2use sans lui faire encore l'affront public d'une inler- •Vjplion. A la fin, donc, l'hcroïne de celle jolie comédie ^Srorte, lanl bien que mal, elle met son enfant dans un ^4)cal, ell»» épouse le jeune homme qui l'aime et qui ne ••i doute de rien. Ceci dit, la chmoinesso se relire en ni-Hianl son manuscril, et elb^ va attendre, dans une salle btoisine, la uccision du comité de lecture. Nous autres •tf%pendant, nous les juives de cette affreuse plaisanlerie, nf^Hi'allions-nous devenir? Notre véucrabN* pnsidoiit. à MHon droit épouvanté, se voilait la lii^ure. Je fus cliar^é éff**al1cr dire à ce bas-bleu, je me trompe, à ce .?ordoniittlcn, que sa pièce était refusée. Alors vous auriez vu des Éioléres, des indignations, des désespoirs, des rages! — i*llc ne voulait pas (|uitler l-^ thé.llre, elle voulait être frouée à rinslant même; elle appelait Parcbevéque de iB^aris et tous les saints à son secours : il fallut rcmpor- 3^r de vive force. Moi, qtii naguère nï*élais vu enfermé ^ans un fiacre avec une lionne, jY'ntends une lionne du «arlin dos Plantes, une bête au poil fauve et aux dents — jiîguisées, je m'étais senti plus à Taise avec cette lionne qu'avec cette chanoinesse. Ses cris, .ses larmes, son ^stume étrange, attroupaient les passants; on aurait dit quelque enlèvement du siècle passé, si la religieuse ji'eùt pas crié si haut. A la fin, j'atteignis la porte du

couvent : la dame descendit en se débattant; une jeune sœur, don» je vois encore la figure sereine et douce, vint nous ouvrir la porte grillée. « Ah î sainte Mère de Dieu! s'é^rii-t-elh», qu'a-t-on f.îit .i notre mèreabbesse? — Ma scrur, lui dis je, on n'a fait aucun mal à votre mère abhc.Nse; c'est elle-même qui a fait une comédie, que voici, et que je vous prie de remettre a son directeur. »

Telle est cette vériilique histoire, dont plusieurs ont été les témoins; mais n'est-ce pas que Ton reste effrayé quand on voit à quels excès peut conduire cette passion nouvelle des belles-lettres, si cruellement introduite dans les mœurs et les habitudes des femmes de ce temps?

Silence! Cydalise n'est pas ch<zelle elle s*est renfermée dans son oratoire où elle lit saint Augustin. Madame n'a pas dormi de la nuit, tant elle a rêvé à cette éternelle question du bien et du mal; elle a passé tour à tour du bon principe au mauvais principe, où elle e.st encore. Que faites-vous, Cydalise? Ne redoutez-vous donc pas cette pAleur, ces yeux Uttus. ces cheveux en désordre? Que va dire votre amant, quand il vous verra ainsi défaite? Que vont penser votre confesseur et votre ma/î, qui vous aime tant, qui a fait dire une messe à votre intention à Saint- Roch? Ayez soin de votre santé, Cydalise» elle est chère a ces trois personnes. Alais Cydalise ne

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