I.E FinilRANT
.«il
iSI
Il •
rc
ik si
kt
» de la carrière dramatique. Son nom, inconnu jus- ->lày paraîtra sur raffiche, sera imprimé sur la bro-
€Aiiçoi« d'écurib (personnage parlant), M. Ueorges. D'il BALATEUB (personnage parlant). M. François. ID*:! SEBGKin- DB viLLB (p( Tsounage parlant), M. Thoulet. Dji HUIT (personnage parlant), M. Narcisse.
K^ ! qui pourrait dire ses sauts, ses gambades, ses ■K^s, ses hallucinations ! L*épicier que Ton d<'xore en Qii.« reYue n'a pas plus de fatuité. Un figurant m*a ife< qu*au premier accessoire qu*«>n lui distribua, il fut ^KMé^ en passant devant un soldat en faction, qu'il ne F^^MTtât pas les armes.
peine le Ggurant a-t-il reçu ce qu'il appelle son » quH le lit, le relit, l'apprend, le récite, le dé- ^^ le chante. Qu'une musique ambulante se fasse ^^adre, les syllabes qu'il répète sans cesse suivront le ^^me mudcal; qu'un tambour passe, son rôle bat It ^Ite.
Un figurant fut un jour chargé de dire dans une (ra* gédie nouvelle ces simples paroles : Le roi se meurt! Pendant deux mois entiers, il s'étudie a entrer seul sur la scène sans sentir le coude à gauche, à lancer au pu* blic avec un accent de douleur de poitrine son annonce si importante : Le roi se meurt!
La répétition générale arrivée, l'instant de sa réplique
venu, il entre fièrement en scène Le roi se meurt!
s'écrie-t-il ; et, après sa sortie, il descend à l'orchestre pour demander à l'auteur s'il est satisfait de son intelli* gence.
Enivré par rapprobation qu'il recueille, il rêve déjà des rôles de deux pages, et successivement des confidents, des traîtres, voire même des tyrans... La pente de l'amour-propre est encore plus rapide que celle da crime!
Le lendemain, le rideau se lève ; notre figurant, qni n'entrait en scène qu'au cinquième acte, était déjà derrière la toile de fond , arpentant le théâtre et répétant â voix basse : Le roi se meurt!
La tragédie allait à merveille, le succès grandissait
:j. .?isi3^^rc
*• ^iA àiO-