DE LA POSTE AUX LETTRES
J. IIILPERT
o\i<; avez passé la nuil au bal. — Il eslmidi.
— Vous vous levez , l'œil encore appesanti pnr le sommeil. On sonne à voire porte.
'^^^S? * ^"* csl-ce qui est 'AW,.-.; ___ Lg facteur qui
(lemamle à parler à monsieur. — Le diable t'emporte! » Et tout eu murmurant CCS parolt'ïE d*tin f»l'»l îiuguvi! [lovir le visileur, vous ouvrez a Monsieur, c'est votre facteur qui prend la liberté de vous souliailer la bonne année et de vous offrir un almnuach. »
A Taudition de cette formule, prononcée le plus souvent d'un air riant par un bomme d'une quarantaine d'anni'es, à la taille moyenne, aux formes nerveuses el ramassées ; à la vue de cette main qui, parmi plusieurs douzaines de cartons, choisit avec un tact tout particulier celui qui convient le mieux à vos goûts ou a votre condition, un frisson involontaire vous saisit. Ces trois mots — la bonne année — ont sufli pour faire dérouler devant votre esprit un cercle inlini d'idées pauvr3s et maussades. Vous avez n connu tout d'abord l'approche du 1*^ janvier, jour néfaste pour qui n'est plus un enfant, époque futaie où, de peur de manquer à des usages généralement reçus, ou doit toat à la fois se faire banquier et comé> dien.
Au facteur appartient de temps immémorial le soin de nous avertir chaque année du moment où nous allons être appelés à jouer l'un et l'autre de ces rôles; et comme»
aujourd'hui, TCHii ti^eo ètet fit i vous réconnaiiisM cette illeBtJôn ] de quelques pièces de moiinaie que TOUS habitez et à votre générôiili I versa Lioii mèmet et quoique dans loslel receviez peut-être pas d il lettres â avez rccommaadé pour riTentr le plat| leur remise; ce qui, soU dît entre M«a»| d'effet que celte suscrîpttOEi, de fort honnêtes gens croknt primer A leur cûrrespondaQce noil
Voire facteur a promis ^ el» moâiliitl l'Importance de IVtrfiiiir, il i*«st n car a celte époque lei lostmli lui if cdié, regrettant presque le pelîl prac pas osé lui refuser^ et compârml t recettes multipliées qu'il va faire ifQ cessrves dont &a présence voni a iaaoi vous surprenez à dire avec ao ^mv bon métier que celui de facteur \ m
Le GonDaisset-TOUS, ce me lier, poor m \ — Non, sans doute; et eeiieûdânt vim i un pas, â quelque heure, dam soit, sans reocootrer iiq« des quatre i lilcs de ce corps utile, qui cbai|iie jq en tout seiLSi
Permettez-moi donc de Tom api et, comme le froid pique»
tons une bûche dans le fof e moi.
Autrefois, ûu pIulAt aTant la dispenserai, avec votre penâUM. Il \ temps plus éloignés, es