LES FE3D1ES POMTIQCES
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f>tle rr.-mii.e-Ii (:<i la ft;mmff poôli |uem^nt |ioIi tique.
La rejnnric s rienr-^eirient po!iti'|uc s'appuie, nu contr-iire. Ujucoup sur le libre arbitre de sa raison, et se «antede \u constance de ^e» sympathies.
La politique est h ccjlinuation de son dernier amant, l'onr quelqiu-?>-unes, comme [o:ir ces vieilles joueu>es qne Ton voit p-Uir, avc-c la lumière des bougies qui s'êi«'î;;ii€nt, •iutoiir d*un tapis vtrt. la politique e^t tout n fiit un dernier amant, et peut-être le plus chéri de tons.
J'ai coiinri deux ty)es rcm:irquables de la femme politique : le piemicr de ces types r»!'sumait en une seule ii.'ituro tontes les E;;éries g''>uverncmenlales; le second offriit û mon invc>ligatioii les E^'éries opposantes; ces deux Eïêrics, femmes de bonne compagnie, riches, élégantes, en réputation d'esprit, exerçaient, cli.icune dans le cercle de leurs opinions, une certaine influence, une sorte de souveraineté polititiue et morale. La première, la comtesse de Régnacourt, avait été ce que Ton nomme vulgairement une femme légère, c'est-à-dire qu'elle avait eu iM^aucoup d'amants, ei, )iar consécpicnt. f(irl peu de constance; mais, par un kinguliir caprice du sort, ou plutôt par une merveilleuse prévision de l'avenir, la comtesse de Mégnacourt avait eu l'art ou le bonheur de prendre ses amants dans une certaine catégorie où le pouvoir, après elle, était venu répandre ses gnices, s'était établi roninie à poste flxe pour choisir ses plifs intimes favoris. Peu à peu, la liste des amants de madame de Régnacourt devint une liste de ministres, de conseillers d Ktat, de députés, de pairs et d'amb'issadeurs ; ses affranchis gouvernèrent la France, comme autrefois les affranchis des empereurs romains gouvernaient le raondf. Mais les fers de ces esclaves libérés n'étaient pas tellement roin)ius (ju'un bout de rhainc ne les retint encore et ne les ramenât sans cesse vers leur ancienne mnîtn'Ksc, non plus rampants et tremblants, mais tout disposés à subir, moyennant le retour de certaines privautés, un retour d'influence, dont ils n'appréciaient pas toute l'importance. .Madame de Régnacourt tenait en une honorable laisse deux ou trois affranchis dans chaque combinaison minislérielle du jeu politique constitutionnel, el, pour chacune de ces combinaisons, elle avait tout prêts des ambassadeurs accommodés au nouveau système, (ju'elle devait faire monter sur le trône du pouvoir.
Mad.'ime de R/'gnacourt ])révoyait avec une sagacité merveilleuse hs rliangements de ministres, les revirements dans les alliances élrangi-rcs; et alors, avec une «dnsse et un tact non moins merveilleux que sa saganïé. elle changeait en »ïuel(|ues jours tout l'ameublcmenl humain de son salon: aux doctrinaires succédaient le-, ti rn-partistcs, comme aux ti(r,^'parlistrs les dynastiques; el tous ces ehangemenls s'opéraient sans difUcullé, sans aiiiour, sans étonnenient.
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Les ^eos qui oe Ttm\ sVtre assurés do Vtmj'^ i
in:«i-^n}e de Cêgiuo>crt, juste.
Je n'ai jam^tiç oco'a It court, je ue î'ai j.-^maU aj*rrs; Wl a ( lui. c'est qnll occ3j*ït j'irr^ore f«ri< sais plus quel lic«i de U Urre. f^mmat mais de M. de Rézn-cosirt a n Cnw,i lait jamais â (»er»ODDe. » ce n'eâpn^b,^ confident, parce que j'é!&i5 le fnlèttî^J qa'elle recevait qui iï*eùt ju&ûs mfnài Gonr.
c M. de Rëgnacoort* me dit-elkisiiir^ bon homme, doux et facile à TÎTn.«ltv à une TÎe calme; ses idée^. qvo^KauiL^ sont peu dér^loppées ; DoCre tracas | ' de fatigae et d'enoui. — Atomz, ma je, qae M. de Régnacoart est la pcrkèii qnoi vonleX'Tous qne j'aroae cela? n^i gardant Gxem en t. — PoorqooL bonnement qu'un mari tel qae X. Al comme ces canonicals des chapitres i~ nent le titre de madame sans les cafeBiM
— Vous plaisaniei toujours, mais je i sèment que 51. de Régnacourt a de uMasi
— Oui, madame, j'en sais ooofaÎBCi:iifir d'être toujours absent, m
Et je crois encore en effet qae, défaut que la nature, accompagnée de fut | cordées â H. de Régnaooart, la [ ' femme était sa qualité d'abscat Oi aaif sence dépare souvent sa fenune : on ili' de trop prés la moitié Talgaire de b i posée sur un piédestal ; et la du dix-neuvième siècle, est da ] qui ont besoin de tontes les illosioas dail I rcnt et dont on les entoure.
Madame de Régnacourt recertit pca itl sait rarement des visites; sa porte l'êl ' qu'à certains initiés, el quelquefois i répondait avec un impertorbable saaf-Mi habituels : c Madame est sortie, i( ' alignées dans la cour de son bôtel y un démenti formel. Mais c'est que ces i chez madame de Régnacourt un de case ministres voulant s'entendre entre ( qiiebiue mesure importante, hors de k] collègue trop puissant. Quelques i nemis de madame de Régnacourt, i les Vendanges de Bourgogne des mil rai>8ait rarement aux Tuileries pendut ki4 publiques, mais trois ou quatre fois pvi enregistraient avec une mystérieuse ' roi l'avait reçue en audience particaliêie.* événement heureux ou malheureu sartcaâfe mille, un ofQcier du château accourait vfntT par une auguste bienveil ance de lai compliments de condoléance on dcsfèlid >écs. Enfin, madame de Régnacourt élaitMtf sourde et secrète, une sorte d'inf chcc â l'onlre de choses actuel, maispitil les pouvoirs , indépendante des diflSntnlf* I se les partageaient : Egêrie de tons les i ' chant avec eux tant qu'ils étaient couroBiii^dl vivant à tous.
Rarement elle accordait !ca prolectiMÉC licitaient; elle aimait à choisir elle-adaei
seisdi
LES FEMMES POIJTIQUES.
les élever promplement vers le but auquel elle les inaiC. Les ambassades et le conseil d*Etat se trouât peuplés de ses élus ; mais les ambassades surtout levaient leurs secrétaires les plus aclirs, les plus et, les plus impatients d'avancement : par eux elle . des nouvelles politiques de tous les pays du monde, elle avait Tart de les rendre tous honorablement cretf » sans qu'ils s'apperçu^sent de leur indiscré- , sans qu'ils eussent à en rougir ou à en conserver vmords.
tican de ses protégés s'était compromis vis-à-vis ) par une déclaration d*amour qu'elle avait eu l'art ji arracher. Le nombre des appelés était considé- : ; dqI ne savait le nombre des élus. il arrivait que madame de Régnacourt assistât â que grande discussion de la Chambre des députés, les nirt les plus influents venaient la saluer pendant un re|»os de la séance, et le lendemain les journaux poiMi apprenaient à la France et au monde que c Ton urqnait la comtesse de Régnacourt dans la tribune dintiqne. i
wr se créer ainsi une sorte de royauté politique, ipécialité qui la faisait se considérer comme un quale pouvoir dans l'Etat, la comtesse de Régnacourt dû renoncer â presque toutes les jouissances ordi- II de la vie du monde; elle avait dû se séquestrer, brmer hermétiquement dans une importance digne okle, répulsive de l'amitié et des afTections douces. BOimes ne Taimaient pas ; les hommes la craignaient, faigeaient, et cherchaient à se faire distinguer par Ponr le vulgaire des salons , elle représentait une le sopérieure; les ministres la considéraient comme orte de protocole vivant, une tradition animée, un
d'archives secrètes, un nœud d'alliance du passé le présent, et de tous les deux avec l'avenir. ■nd je vis pour la première fois la comtesse de Ré- «rt, elle me parut sèche, roide, assez impertinente, m de son importance et moins spirituelle que préuse; sa conversation, que j'écoutais attentivement, ■nbla un pÂle écho des conversations qui avaient oir lieu devant elle, un reflet de sa lecture de LUX du matin ; en un mot, elle ne me plut pas. En ■ naissant mieux, je lui découvris plus d'esprit,
d'impertinence, moins de roideur. Je dois dire que rnration de son caractère fut un amusement chaque ouveau pour moi ; et quand je voulus porter un jut t déflnitif sur son compte, j'arrivai à conclure : Lie dans cette femme transsubstantialisée ne se raient plus ni le cœur, ni les vertus, ni les autres
Ités de la femme , et que ne s'y rencontraient pas »ndant l'énergie, la volonté, le caractère et toutes puissances de l'homme. D'où il résultait que l'Égé- ^ouvernementale, femme usée) homme incomplet cjutes manières, sans cœur, sans réalité, espèce de me politique, martyre de sa sufGsance, ressemblait » à mon avis, à ce chien du bon la Fontaine qui i « la proie qu'il tient pour courir après son ombre
lui présente le cristal d'un ruisseau. j> Le conclusion n'était pas juste : un de mes vieux
meilleur observateur et meilleur Jugeur que je ne lae vanter de l'être, me la fît rectifîer. « Madame de iconrt , me dit-il , a d'abord très-bien mangé sa ; je dois même vous faire remarquer que , pendant
sa jeunesse, elle a plutôt dévoré la proie des autres le ne s'est montrée satisfaite de celle qui lui avait êpartic. Aujourd'hui elle cherche â transformer en V*s les ombres qu'elle peut saisir, et, du moins en rcnce, elle n'y roussit pas trop mal. Elle n'est plus
belle, et elle a encore des amants; son mari n'est ni ministre ni ambassadeur, et l'on voit autour d'elle s'empresser une cour assidue de puissances politiques. C'est donc pour le moins une femme très-habile. » Un jeune étourdi qui écoutait la rectifîcation de mon vieil ami l'interrompit pour dire, en pirouettant sur la pointe des pieds : « Madame de Régnacourt !... mais c'est la mère Gigogne du gouvernement actuel : fouillez-la. vous trouverez dans les plis de ses cotillons tous nos hommes d'Etat. »
L'Egérie opposante m'est apparue, bien différente de madame de Régnacourt, sous les traits d'une femme en* core presque jeune, réjouie, sentimentale, vive, romanesque à force d'avoir bâti et débftti des romans. On la nommait la marquise de Divindroit. Elle avait beaucoup d'amis ; rien en elle ne repousssait, n'inspirait de crainte; elle aimait les plaisirs, le mouvement, et dix fois elle s'était compromise aux yeux du monde pour des amants qu'elle se croyait sûre d'aimer toujours, mais qu'elle s'apercevait bientôt n'avoir pris qu'à bail. Depuis la Révolution de 1850, la marquise de Divindroit s'étaient transformée en femme politique ; la royauté de la branche aînée avait conservé toutes ses sympathies, et par conséquent une guerre à mort avait été déclarée par la mar« quise a la royauté de la branche cadette.
Madame de Divindroit partageait son temps à peu prés également entre les plaisirs de Paris et une très-belle habitation , une magnifique terre qu'elle possédait sur les confins de la Picardie et de l'Artois. Â Paris, madame de Divindroit recevait toutes les notabilités politiques dont elle partageait les croyances ; elle les réunissait d certains jours, dans des diners que la police, disait-elle, surveillait d'un œil inquiet et vigilant. Au dessert, elle renvoyait les domestiques; elle cherchait à transformer ses espérances en réalités d'un avenir peu éloigné. Elle parlait de la forme de gouvernement qu'il faudrait adopter le jour où ses espérances seraient réalisées ; elle se lan* çait alors dans des dissertations de haute politique et d'intérêts européens, pour lesquels elle inventait une nouvelle balance, dissertations qu'elle animait de sa seule parole et dont elle faisait tous les frais. A ses amis les plus intimes , elle montrait des lettres d'Allemagne, des boucles de cheveux précieux, des écritures chéries. Elle avait des actions de l'emprunt de don Carlos et de celui de don Miguel, et célébrait religieusement toutes les fêtes politiques que le calendrier de la nouvelle royauté n'avaient pas conservées. Quand le roi des Français prenait le deuil, elle se mettait en rose, et se revêtait de noir pour tous les deuils que la nouvelle cour de France jugeait â propos de méconnaître. Dans son salon de Paris étaient rassemblés tous les journaux et toutes les brochures les plus opposés à l'ordre de choses établi ; elle recevait ses ennemis les plus farouches, ceux qui se font condamner à la prison pour leur polémique mordante et ceux qui se refusent aux honneurs de la garde nationale. Des bustes proscrits décoraient sa cheminée, et dans une petite bourse en soie verte et argent elle gardait soigneusement des pièces de monnaie à l'empreinte séditieuse.
Tel est le rôle, telle est la conduite de l'Egérie opposante pendant son séjour à Paris ; elle a des amants politiques dont elle surveille la manière de penser; elle s'occupe de leur salut, elle les envoie aux sermons et aux offices : c'est une femme qui moralise la démoralisation.
Quand l'été arrive, madame de Divindroit quitte Paris et vient se fixer pour six mois dans son cliilteau. Là, maîtresse et souveraine, elle tracasse le maire de sa com-
LES FEMMES POUTIQDES.
mune, inquiète le préfet de son département , met dei entraves dans les roues du char électoral, et se fait bénir des paysans de son canton, dont elle soulage la misère et les maux, et auxquels elle apprend à se défier du gou- ▼ornement. Les parterres de son parc sont remplis de lis . elle entend la messe dans la diapelle de son château» et chante elle-même d*une voix retentissante un Domine ialvum qui ferait frémir le lieutenant de gendarmerie de son arrondissement s'il Tentendait. Elle donne deux fêtes dans Tannée aux populations qui entourent ses domaines, l'une à la Saint-Henri, l'autre à la Saint-Louis. Ces jours-lé, les gentilshommes du voisinage sont invités à dîner, et Dieu sait quels toasts effrayants de légitimité font vider les verres des convives, quelles chansons séditieuses font retentir les échos de la salle à manger.
La marquise de Divîndroit a été compromise dans deux conspirations : pour lune elle avait brodé un drapeau, pour Tautre elle avait donné des cocardes fabriquées avec ses propres vêtements. Elle va toujours de Paris à son château et de son château â Paris sans passe- port, pour ne pas se trouver dans Tobligation de voyager sous la protection du roi Louis-Philippe.
Son mari, le marquis de Divindroit, est un bon homme, peu spirituel, peu gênant : toujours en admiration devant sa femme, se pavanant fièrement de l'indépendance et de la fière opposition de ses opinions politiques, il ne voit que par elle, n'entend que par elle, et ne croit qu'en elle seule et en ce qu'elle croit. La marquise de Divindroit a des égards pour lui, elle veut à toute force lui faire jouer un rôle ; et, placée derrière lui, elle passe ses bras sous les siens , qu'il dissimule , et alors elle prononce des paroles et fait des gestes dont il est la figure, l'éditeur responsable.
Deux fois le marquis de Divindroit a subi quelques
jours de prison ponr Vt
sa chère moitié, el je crois «fn'eUt a tnaiîèbi
se faire remercier par lui de
prison.
Madame de Divindrc.. est tniwwi ngÊHg dans sa province par les plus purs 4a mb^ une femme politique en grande «' sont recherchées; on croit à Vm^ÊUmm^ém donne, et on la proclame trés-niaon *' fermé sa porte à tous les dues d^Nm succédé depuis dix ans.
Tels sont les deux types de connus dans le monde* et plus que ytf^t 1 convaincu que Dieu n*a point créé Utap^gner un ouvrage aussi rude que la piInMay jamais je demeure convaincu qu'an ^i%' s'immiscer dans ce labeur d'homme pçriwia 1 lités, toutes ses grâces, tous ses i^intyiiaaa aucun profit qui paisse la dédommageràlaia| Très-peu de carrières sont ouvertes an hm^l rarement Dieu remet à quelque JesaMtei l'épée des coipbaU, très-rarement ildapp^ij glante Elisabeth, ou quelque sanglaaleCakai destinée des empires humains.
Sans imposer à toutes les femmes i'épUfkkd trône romaine,
Domi mansît, lanam iedi,
j'aimerais encore mieux lire sur leorpinf I
Elle aimait trop le bal, c'est ce tâfalrii,
que de rencontrer beaucoup de de la maîtresse de Honaldeschl.
LE POSTILLON
J. IlILPERT
uclle que soH la route de France que vous parcouriez, il n*est pas une ville, pas un boiir^, où vos yeux ne soient tout d*abord frappes de ces mots inscrits sur les murs de Tune des principales \ maisons : Poste aux chevaux.
C'est là qu*entourc de ses nombreux serviteurs réside le représentant de Tune de nos plus belles institutions, le maître de poste, sréation royale, tour à tour décorés du titre de •e et di^ celui de chevaucheur de Vescurie du roi, >nus dans leurs privilèges ù ces époques de révo- ( où les droits mêmes du souverain étaient mccon- Iches propriétaires pour la plupart, les maîtres de forment un corps d'élite dans les cadres duquel se nt étroitement joints, par un lien commun d'in- ), le prince et Tagriculteur, le duc et pair et le r.
lerait peu cependant pour la gloire de Louis XI p cr»*^é les postes, si, le même jour, il n'eût excluînt attaché à leur service la guide, aujourd'hui le Ion. N'est ce pas le postillon, en effet, qui entre- 'union et le mouvement entre ces nombreux relais otrc France s'enorgueillit à bon droit? n'est-ce pas |ne sont matériellement dus les rapports d'homme me. de ville à ville, d'Etat d Etat? Â chaque voyage, B de notre vie ou de notre mort, u'est-il pas enfin, m travail, le principal élément de la prépondéordinaire dont son maître jouit, la source première îr d*aisance et de supériorité répandu sur tout ce ipproche?
5tons-nous devant une de ces habitations placées
sur la route de **\ Elle appartient, depuis la Restauration, à un vieux général qui s'y repose en paix des fatigues de vingt années de guerres : accoutumé au tumulte des camps, c'est encore avec plaisir qu'il contemple le mouvement inséparable d'une maîtrise de poste fréquentée. Nous ne dirons rien de la partie réservée à sa demeure particulière; celle destinée à l'exploitation nous semble seule utile à décrire.
On la reconnaît facilement à un mur élevé qui, appuyé contre l'une des faces latérales de la maison de maître, est partagé par la grande porte, au-dessus de laquelle se lit en longs caractères noirs l'inscription sacramentelle : Poste aux chevaux.
Entrons, et si vous n'avez jamais été à même de parcourir un de ces intéressants établissements, placés sous la surveillance immédiate de l'autorité et se ressemblant tous, à l'importance du lieu prés, vous ne regretterez pas» j'espère, la visite que nous allons faire de compagnie.
A droite, n gauche, devant nous, s'élèvent les bâtiments, tous destinés â des usages différents. Ici, les écuries surmontées de greniers aérés où se conserve le fourrage nécessaire à la consommation de chaque jour, là la fainière, ou vaste magasin de réserve où s'entassent les provisions faites pour l'année ; de cet autre côté, les remises, les hangars, la sellerie, la forge, tous les corn* muns enfin nécessaires à une exploitation de ce genre.
L'espace demeuré libre entre ces trois corps de logis forme une belle et vaste cour, au milieu de laquelle s'élève un puits artésien qui fournit une eau saine et abondante.
Le pansage est terminé, les musettes ^ se reposent;
^ Sac dans lequel le postillon renferme let objets néeetsatret au pansement, et qui «mt sa propriété.
.E POSlILLOrî.
riiHirc du repas approcha, de nûmbreiix pasiillons se ■netlcnl en momTHienL Av.inl de ptisscr oulrc, raisons une coiincii^since plus înlîirie avet eux.
De ïoulejf les cla<;scs, U pluii difficile peut-élfâ d rc^ gîr est celle des paslUliiïis. Apn's flvoîr vanlé les srrvi* ces i[irils rendent, pourquoi fa ut- il i^jûuter que. fiers de leur oHjiinc, ils posscdcni au KiiiTi^me degré les dûPnuts ordîuaireii aux valets de grâiiik^; maisons, c'ent-d-dlrc qu'ils sonl pour la î>hipan îusolenls, ivro.îui's, paresseux, mâchants el quidque peu bavards? Joif^nez à ^cla une r^nnde propeusïou ^ foire damer le roum^e eoiillé dleur g^irde, des habiludes d'iiidê(»endance insr^par^bles de la vie aclîvc qu'iU unnient, une haute opiuion d*i?nïmêmcs due à de nombre ujl succès obtenu^; ^;ur les Lucri'- CCS du pav^p et vou^^ conv prendrez racilemeut qu'être sé^ vùrc, mah juslc îivec eux, est le seul moytiu d'en tibïenir la souraîî^jiiiui ntccssaire. Les rfirlemeiUs qui les régis sml sont ecrîls duns ce double buL lléctinipouses puur blessure!} graves, iuJemnilé^ en vas de m-d;idie, pejision de reU-;i[te au bout de vingt ans de service, devoirs a remplir, discipline exacte, tout y est provu, voire les punitions qul^ selon la Taule, con^is1e^t Lnnt^i daus une amciulc, Innlôt dans une mise à pied, quelquefois dnus le rcuvol. muh pour les cas [graves seuleEui^uL Au maigre de pu^te appaiticnl T exécution de ce code, sauvc!,^;]i-de de sou aularj^'.
Ifi le pnéral a Irausinis celte tnche pénible a un de ses anciens conipai^unu!» d'anues qui, ;qires y avuir '^n* gué le surnom de singe, !sobi'ii(uetoljlii^V', d;uiN le uiétier, de tout gérant ou homme d'à ff. lire s, est parviuu^ avec Taidc d'une discqdinc tonle mililairo, à clablir Icsclioses sur le pied où elb'îv sontaujoiirdlmi.
Aussi voyez quelle activit*> tl pourtiiul quel or«!re pnvm'i ces hommes : les uns cbarrienE le foin, les: niiltY;; vannent Tavoîne, celui-ci m'UiilIc le hui, cckii-lî p.M'Je la paille; tous Iravailleid, et les ebevaux, yuv des Eu'itjjî&sements répétés, léuioîgueut â l'cuvi le dé^ir de recevoir h raliou qui leur est destinée.
Péncïmnstlans i'inléncur des écuries. as>fez iarires [lour laisser un libre possagi cuire une dnuble r:in;^f-c dccbrv,Tui normand-i. [farmî lesquels il e^l facile d.^ r? ronnaî- Ire ceuxdetob'cîà leurs jamlie< lïins. au feu qui sV■^h:q^]^(î de leurs naseaux, les pttrtcurs et les som'nrqfs a h ur lailleplus élevée, â leurs furmes cariées «ï vr^nnuf^nsos. iîàtdicnf mangeoires, coffrrs à avoints, cou^sinHs destiués ii ri ce voir les selles, dnindelurs auxquels se m^* pendent les birn^s, coniuin tout y est propre et bien UL'nu 1 Une liliiTc frairbe allcnd les chevaux en course, diuil lesbnrres mobile» iudii|uejit la jilace; d lexlrémik* h plus reculée, des stalles fiscs f^éparent ceux qu"uiic maladie ivccntc ou léi^^ëre met niouicuîauémeul hors de service. Des seaux, des lanternes fermantes, se il mode dV'clairage permis par la pnukjice, deux i^randci b^tes: sans couviTcle nppendues aux traverses supérieures et .'ipjjuyêes contre les njurs Ciunplétent rameuldemenl des écun<.s. rompeuscmeut décorées du noni de soupeules et placées à une distJince convenable lu ne de rautre, ces caisses, auxquelles on ne parvient qu"a Taide d'tuic ccbcîle îiiobilc. contiennent chacune un matelas à rus:.pe des postilîons de parde la nuit. C'est là ce qu ils appêl- ( lent leur chambre à coucher.
! Après le repas, vient h cunduite à Tsibrenvoir. \ Un seul homme suftil pour mener, alt.icbés l'un « Tau- Ire, les quatre, cinq, quelqucfuis même six ebev.iux dont se compose son équipage. Monté à poil Mir Tun d'eux^ liay^iiit d'autre frein (fue sou licou, il en demeure pourlaul parfaitement m,iïtre, et il est fort rare qu*un accident fâcheux vienne interrompre les exercices de voUige
auxquels il se lirre souvent dans Vi
ment» prolongés des vîlUgeoi^«
au grand ébahîssemenl des moutarig^ i
inunc.
Rien ne peut donner une idée de l'ukii existe entre UD bon poî^lillon et les cbetiii;i| coniîcs. Ils se parlent, ÎU s'eDteDdfflt, iki i nent. Un mût, un geste, un nom, — mi le sien, — un coup de stCRet, le mouin^vri que Tordre donné soU immédiateni^at i^ i des postillons quitter un relais ftaret si| enlevé un anîmnl fairorîp des animant u-^j conducteur ordinaire, se sont laïssùvï^i ment, ne voulant recevoir éc BQurmxnm étrangère.
Bientôt, les chevaux rentrent de fse.^ m \ a V 0 i r é t«> I egèreni en t boue li o u n êi; , fo«^ it . infaillible^ ri-prenncnl d'eux-mènie^ltfrsi tumées Les Ion (çe s soiil atlacliées, Te^ une scé n e un u \ e I le se p rép a re dans b e *.' explication!! aideront d sr»n inlelTi^ejicf.
En outre des loi?î ;itixque]lc!ï ils simiIpib: lîlliuîs, ainsi que la pUtparl des corps |4; tier^ exi-itanls, reeonuûïssent des aMft3B<^u4 seul iJerptHue cIh-z eux les Iradition^, sunt, avant tout, le baptême et la furor^: nitiiiu iiilli::ée au capon, e>5t-â-dire an vaincu d'avoir fait des rnpport^ âu nuitrf. appris, par exemple, par ituelle mse mct*/ continuait il se tr^insTornier en pt quetEfiai TntLi le miuide connnit ce g'enre de ^njiflkf | âa[^pliquer nu coupable ^ur les parties dn« appropriées â cet effet par la nature uôi f/f $mUtr projtortionné à la gravité de bf:i t x|.éibtiv'e el d^ui les suites comg même de Tinfortuné patient.
Le bapîéme est une tout autre cfMml nie. car c'en est une, n'a rien que ëej cent Lite s'ndresse au novice qulpartttl fus daus un relais. Snnt seuls eice|sfës I &à//f, ou Jlls de pétillions, et fe nomhtti grand, car C€ u'cst pas chose rare, maSsn ■fuc ces derniers ont p<nir fe mariage, qael deu^ et même trois générations êtiêthm \ poste. C'est que le métier, quoique rode, id plus mauvais. Le vrai postillofi reçL>i{ delvAM du voyageur eu poste, du courrier de i leur, dont il seconde trop habilemenl h j tclier nu quel il amène des voyageais, de i 11 u, qui ne lui pRve pas moint de dnqai fnincs de i^^ages mensuels.
Initiés dos T enfance aux devoirs de kv | future, ces jpuues hurtteaujp ont a si-iïième année, âge de rigueur, quHf el, 3;r:lce. au livret octroyé par Ta quif>rent gratis^ du moins aux yem des ( droit de notis verser, vous ou moî, i f~^
Il n*en est pas de m^me i Tégard dtti quel vont être accordes pour la premlértl de faire connaissance avec les corviet C^ neur insigne d'apprendre à minier ta 1 Celui-là doit subir une épreuve.
Nous allons y asï^teter, A milieu de ta cour, et totttâ rdté ji] tréteau de bols sur lequel une ieUe ) de quelques planches mobi , Tange ià i lal ; des brancbes de verdure plieécs i T. la décoration et cachent tet si ppoHs ii I
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• jK)»(ecnlicre est sur pieJ; de nnniîTonx spcctalenrs EU du dehors ont obtenu lu faveur d l'ire niiniis dans bërieur de rélablissemenl; les femmes surtout— avi- ^e spectacles d In ville, comment ne le seraient rlles «Q village? — les femmes sont en grand nonilu-c; ^y comme partout, c'est à qui sera la mieux pincée. Mi cet espoir, chaque postillon sVntend appeler de la : la plus séduisante: a Mon p*tit m'sieu Nicolas...
bon péreDolormc... »
^Qddn un profond silence s*établit. Le néophyte a toy conduit par le loustic du relais, qui lui sert de *^aîn; il est amené |irès de la monture préparée. Là, ^t s>*enfourner dans une paire de bottes fortt s, bottes L'aune desquelles, pour notre bonheur passé et pour ft.lde nos enfants, sortit un jour Tcpisode le plus cuifci de la véridique histoire de Poucet. A peine a-t-il "initia seconde jambe dans sa lourde prison de cuir. ^n Tabandonne à lui-même. Que d^clTorts ne doit-il
faire en ce moment pour conserver un équilibre K^nâ chaque pas! De trébuchementen trébuchement, de .. te en chute, il arrive enfin au pied de Taugc ; alors Le hisse sur le tréteau plutôt qu*il n*y monte lui*môme;
on lui met le fouet en main; et comme, d dessoin, la selle est demeurée veuve de ses élricrs, et que les jambes du cavalier, cédant ru poids énorme qui les entraine, pendent, à sa i:raiido ^;-»;i.rrM!ri», deloule leur longueur, ou dirait, â le voir aiii^i j ci (!»•'", d'une de ces figures de triomphali'ur romain jniule ou tissée dans quel(|uc antique tapisserie de Flandre. Commence aussitôt, au milieu des rires cl des lazzi de toute sorte, l'examen du récipiendaire, espèce d'interrogatoire que son sel fort peu attique nous interdit de re|iroduire. Chaque demande, chaque réponse devient le sujet de nouvelles acclamations joyeuses. Un nom lui est donné, nom de guerre qui peut-être remplacera pour toujours son véritable nom. Arrive enfin cette dernière question, prononcée d'une voix solennelle : <k Tu as eu le courage de monter sur ce cheval, jeune homme, sais-tu comment on en descend? 1 Quelle que soit la réplique du malheureux, ces mots sont le signal de son supplice : d peine ont-ils été prononcés, que les phnches qui recouvrent l'auge disparaissent sous les efforts instantanés des spectateurs les plus voisins. Le tréteau tombe de tout son poids dans Veau dont elle est remplie, et entraîne néccss;^rcment
LE POSTILLON
dans sa chute Vinhabile cavalier; mais ce bain D*est point encore assez pour la puriflcation du novice; clia* que assistant, armé d*un seau rempli à Tavance, vient l'immerger à Tenvi; et il ne recouvre sa liberté qn*aprés avoir consenti à arroser à son tour le gosier de ses an* ciens d*un nombre de litrei illimité.
Laissons le malheureux se remettre de la mde épreuve i laquelle il vient d*ètre soumis» et examinons les flgures qui nous entourent.
Vieilles et jeunes, toutes ont un galbe particulier, dû, partie û la fatigue et aux veilles inséparables du métier, partie à l'intempérance qui se trahit sous une peau plus ou moins bourgeonnée.
L*unc dVlles surtout est remarquable : couronnée de rares cheveux presque blancs résumés dans une petite queue, image dégénérée de Ténorme catogan, gloire des postillons au siècle dernier, elle appartient au père Thomas, (}u*achèvent de caractériser le serre-tôte blanc noué autour du Tront, Tescarpin a boucles d'argent, le bas bleu et le pantalon de peau descendant jusqu'à la cheville, qu'il embrasse étroitement. Agé de prés de soixante ans, ses services datent du camp de Boulogne, et, rien, en aucun temps, pas même la crainte de perdre un état qu'il ne saurait quitter sans en mourir, n'a pu l'engager û se séparer de deux choses qu'il estime avant tout : le portrait de son empereur, comme il le nomme, et ces quelques poils réunis qui lui rappellent ses plus be^iux jours. Excellent postillon dans son temps, l'adresse supplée chez lui à ce qu'il peut avoir perdu du côté de la vigueur, et peu de jeunes gens réusssiraicnt encore mieux que lui à couper un ruisseau, ou à brûler une concurrence. La seule chose à laquelle il n'a pu se soumettre entièrement, c'est le ménage en cocher, qu'il regarde comme bien au-dessous de lui ; et jamais il ne s'assied sur un siège de voiture sans pousser un profond soupir et marmotter entre ses dents, à travers la fumée de son vieux brûle-gueule culotté : « Si mon Empereur n'était pas mort, ils n'auraient pas fait ça... »
C'était beau, en effet, de voir ce postillon à la veste bleue, aux parements rouges, brodés d'argent et couverts d'une innombrable quantité de boutons, à la culotte de peau, aux grandes bottes éperonnées, le chapeau de cuir sur le coin de l'œil, la verge dans une main, la bride du porteur dans l'autre, guider d'un bras ferme cinq chevaux lîinc<:s au triple galop !
La sûreté dos voyageurs gagne, dit-on, au mode de conduite presque généralement adopté aujourd'imi : c'est donc bien qu'on le préfère. Mais on ne peut nier (|ue la tenue extérieure, (|ue l'amour-propre de l'homme, si nécessaire en toute chose, que l'uniforme, quoi(|uc officellemenl demeuré le même, n'y aient considérablement perdu. Sans catogan et sans bottes fortes, le postillon n'e^l plus que l'ombre de lui-même; je l'aimerais presque autant en bas de soie, en gants beurre frais et en perrurpie à la Louis XIV.
« Ohé! tdié! père Thomas, v'ià une poste qu'arrive! — J'ai de la chance aujourd'hui, » répond l'ancien, dont c'est ]o. tour à monter.
Kn clVet, le lointain des roues suflisait pour faire recontiailre une chaise de poste à une oreille exercée, et les triples appels du fouet indi({uaient clairement que le bourgeois qu'elle renfermait payait les guides au maximum.
Dans ce cas, les chevaux sont lestement garnis et sortis à l'avance hors de la grande porte.
Le relayage s'opère donc en un clin d'œil, et nous laisse à peine le temps de distinguer le voyageur assis dans la voilure; cependant., a ses bottes d Téouyére ostensible-
ment placées prés de lai, on cabinet oa de commerce. *- Oui, u qu'ils voyagent géoéralemenU IColn commode plus des courses à kntèntr,gi rare à rencontrer aujourd'hoi soi rier proprement dit.
Le père Thomas est prêt; une tement ajoutée a son fouet de wulh:i[ tour résonner l'air de ses elie$-dmki nieux.
C'est ici le lieu de fnire observer est d'un usage universel parmi Isj grande route, endormi dans sa pays, un ami tarde-t-il à livrer longée le rappelle afleclueufemôti lier mal appris met-il trop de leal pavé, le fouet, plus rude alors te donne de se hâter; hésile-t-îl passage, lai lance une admonilkiBë^i figure.
Sans le fouet, comment indiqicr k voyageurs que l'on conduit ? oobmëi les guides à la mtlord, à Vordimm mm Seul, dans son langage conventiond^i célérité du service à leur égard.
On raconte à ce sujet une aneedaka
Un plaisant paria, il y a quelqoci i poste de Paris â Bordeaux, dans le bpsài court, en nepapnt cependant au quînie centimes de pourboire cheval.
Affublé d'une grande robe de dumbR.i lers et de fioles de toute espèce, il rôosali! d'un moribond prêt à trépasser, et cohki il demandait avec instance qu'on le nesita doux, et qu'on épargnât sa léte et ses ris, le postillon, prévenu de son annafr remplaçait» se faisait un malin plaisir éek son mieux en le menant au galop le plas fini sourdir en ne laissant aucune internptioa ves de coups de fouet, lancées de toile li poignet. Chaque relais étant trompé pv «De nonce, la ruse réussit : il gagna. Hais, i ne soyez décidé â l'imiter, mieux sure, voyager en patache que de voos par un seul coup de fouet, indice ordinârefei c'est-à-dire de celui qui ne paye les pâ^ prescrit par l'ordonnance.
A la chaise de poste succède la malle. est du dernier modèle. C'est un coupé itroi large, parfaitement peint, on ne peut mica l'intérieur duquel rien n'a été négligé pM dite des voyageurs; coussins élastiques, leux, portières en glaces, rien n'est épargaè.! seules — assez peu importantes d'aill«n avoir été négligées dans sa constmtioa : h pèches, qui, placées dans un coffre en delà voiture, ne peuvent, en aucune laçomAii par celui â qui elles sont confiées, et la fieéici perché «i la manière anglaise sur la étroite d'un cabriolet élevé derrière la 4 posé â toutes les intempéries et eonlrv^'B' le cou au moindre cahot. Le ^osUlloai|fdii> la nouvelle mode, comme il l'appelle, M pi^ moins que le courrier le gourmande d'aMtfk il remonte sur le siège en rech^nari, A cdî descend nous appn nd, non sai (es de jurements fort énergîqi
Fi
.(Ai
i:iQBi«r
LE POSTILLON
; marcher longtemps, qu'elles sont
tner; avec ça que les roues eaueni
\ miitraiUm ne paye que trois che-
q qu'on y attelle, etc., etc. »
dra s'il a raison.
itre Tisite au relais est terminée ; il ne
i nous mettre en route.
re.
le la place? ^ Deux banquettes. »
«Stg^? — Voilà.
que mal sur Tiropériale, nous demen-
liteurs du colloque suivant établi en-
; le postillon, dernier coup de pinceau
it de ftt dernier.
n Bibk, TOUS vlà ben à bonne heure,
res sont pas encore passés. — J'crois
an repat.^Ohé ! oh! toi, Péchard! —
tflor! » Arriére, arriére, Gou-de-Cy-
choTal! — Donne-moi les traits, Abel
m*sieo Bibi ? — Marche, marche. — >
, emportée par cinq chevaux habilend trot
continue. Le postillon raconte en dé* 1 il a été Tun des principaux acteurs. 1 par le conducteur : c Fais donc atrerge.— Abu! ahu!...Queu dommage i puToir ça! aurait-elle ri, aurait-elle ses ben, m*sieu Bibi ; c'est c'te p tile nds yeux de couleur, si ben que l' neépicier, dit toujours, histoire d' comimble à un vrai gruyère! farceur! va!.. . !... Vous voyei pas Ts aulres, m'sicu •di ! — Amour d' femme, va !... St!... !... J'sis altéré tout de même; Tair est
sèche i c^soir. Nous allons arrêter aux volets noirs; pas vrai, m'sieu Bibi, c*est vous qui régale? — J'arrête pas, j*ai des ordres. — Des ordres ! est-y bon enfant, pisque rinspecteur a passé l'hier, é même que c' gros qui marche avant vous, vous savex ben, m'sieu Bibi ; il avait cinq lièvres qu'étions pas su feuille, si ben que linspecteur a dit : Pincé, vieux, qu*y dit; tes lièvres c*estdes lapins ^ Fameux! Enfoncé l' gros! Avec ça qu'y a pas gras avec lui pour les pourboires *; quand y a des enfants, y m'fait rendre deux yards... Attends, la Marquise,]* t' vas ressoigner le cuir... Voyez- vous V bouchon au bas d' la côte? La mécanique y est, pas vrai? — N' t'inquiète pas.
— Hu, Ts Arabes !... G'te satanée descente ; elle est d'un mauvaise! Et les cantonniers qui sïoulent pas la rate, et qu'y sont pas gênés pour dire que V gouvernement fait pas les routes pour s'en servir, que la loi nous y défend. Ohé! oh!... ohl... i
La voiture s'est arrêtée devant les volets noirs. Le postillon et le conducteur sont descendus.
c Du rouge ou du blanc, m'sicu Bibi?— J'y tiens pas la main. — A vot' santé, m'sieu Bibi, la compagnie ; r'doublons-nous? — Pu souvent!... enlevez, c'est payé.
— Nous allons nous r'venger d'ça, ayez pas p.'ur... donne mon fouet, toi, mal-appris... Uu, les braves!... »
Nous repartons au galop ; on dirait que le canon bu par le maître a donné un nouveau nerf à ses chevaux.
La nuit est venue; la lassitude et le balancement de la voiture invitent le voyageur au sommeil.
Bonne nuit donc, et surtout bon voyage!...
^ On appelle lapin, en terme de messagerie, toute place ou tout port d'article perçu en fmude par le conducteur au détriment de son administration.
* Le pourboire légalement dû par le conducteur au postillon est de 05 centimes par poste et par Toyageur.
'GffUÊ^
LE VITRIEK-PEINTRE
JOSEPH MAINZER
icmontaîs d'ordinaire, le vitrier amluilant se répand sur toute la surfact' du continent :
on le rencontre dans les grandes villes , dans les bourgs, dans les villages, dan> les lianieaux; car sa clientèle est partout où il y a des fenôlres pour recevoir des vitres cl des coups de vent pour les briser.
Son costume se conipo.se ordinain^mml d'un gilet rond ou d'une vcsle de cliassc; d'une couleur verdiUre, d'un pantalon sur kM]uel il Ncmble avoir étendu son mastic, a l'effet d'en r.ifl'erinir les endroits faibles, d'une casquette à visit'îre, de guêtres et de souliers ferrés. Sur son dos osl sout<n\ie par des courroies une espèce de cadre de Ijois chargé d'une certaine (juantité de lames de verro, de toutes les dimensions et de toutes les nuances, depuis le vert foncé de la vitre commune jusqu'.'i la blancheur cristalline de la vitre de Bohême. Une règle aplatie, qui lui sert en même temps de mesure, une sorte de crayon dont la pointe est un diamant avec lequel il trace sur le verre les lignes qui doivent le séparer, un rouleau de m.-<stic. uu marteau et un couteau à lame flexible forment tout le reste de son établissement.
C'est merveille de le voir ainsi éqDî^ 1 foules compactes, passer dans les rues l«$| tes sans faire un faux pas, et sauver i les embarras sa fragile marchandise.
Vif, intelligent, actif, il brille snrtoil pv^ veilleuse dextérité. A douze ans» cornue il remanjuez en lui la même précision i qu'il prend ses proportions, la même lêgMi(|| main promène son marteau sur le rttttt et surtout la même parcimonie dans Fa mastic, dont il se garde bien de perdre h i celle.
Le vitrier a, dés l'enrance, riostinel il < gain, le courage et la perséTérance de f veut parvenir.
D'une humeur douce et polie, oo lenil réjouir dans de certaines circonstances ^ |' semblables dans l'affliction.
Qu'un ouragan vienne déraciner ks i dévaster les moissons, qu'une détODatiiai qu.'rtier de la ville, tandis que mente, le vitritT se frotte joyeusemcM Mil n'est pas qu'il ait un caractère fSêrace» ■ V*^ ait en lui-même quelque chose qui" flatte ses penchants : tout ce qu'il jiÂcVi bre plus ou moins considérable de T ^ un gros bénéflce à réaliser imn tion qu'il éprouve a' i semUe
LE VITRIER-PEIirrRE.
t repoussant, il faut s*cn prendre, non pas à lui, a profession, qui loblige, pour vivre, à spéculer (ouTent sur le malheur d'nutrui.
Iriers annbulauts marchent (Pordinaire par couint les trottoirs de droite et de franche, et disant rement, à Tinstar des ramoneurs, leur petite
ît difDcile d'indiquer par la notation en usage la Au tUrier! Ces deuï mots subissent des vaet deviennent quelquefois incompréhensibles iz qui ne font que les entendre sans voir les marcomme, par exemple, Iors(|u'ils se transforment •ci : Au i4ri'i! Ils sont généralement moitié moitié parlés. La premi<Te syllabe au est chantiaut et fortement criéo, tandis que le motvttner rés-bas, et se trouve prcsqiic couvert par le prc- 1. Celui-ci m'a souvent rappelé le ho(|uet coniS passagers tourmentés par le mal de mer, au tragi'Comique où une lutte pénible s*cngageenilonté de garder et le besoin de jeter par-dessus ce qui leste leur estomac.
encontre un vitrier qui donnait Taccord du fa en descendant :
Au
vl - tri - er î
lîleraî un autre qu'on peut regarder comme une 6 Tespére, et dont le cri mérite d'être consigné ê page pour être transmis à nos descendants. ci hante ordinairement les beaux quartiers de la s-d'Antîn.
In de : il u vitrier! il remonte la gamme par des e ton, comme lorsqu'on monte une corde de vio e piano, et, arrivant ainsi très-haut, son cri se ne en un coup do sifllet si aigu, si perçant, qu'il lir comme un diamant roupc un carreau.
tre a-t-il imaginé ce sifflement bizarre comme K>le de son état; peut-être aussi lui attribue-t-il jue pouvoir d'ébranler et de faire sauter les vi- 1 a posées la veille, à peu pri*s de la même mate les fortes vibrations de l'orgue brisent quelles vitraux des cathédrales.
triers partagent, avec le marchand d'habits. Télé casseroles, et tant d'autres, l'avantage d'excr-
industric en toute saison et dans toutes les locependant leur cri est beaucoup plus fréquent leau temps que lorsqu'il pleut.
les premières pluies d'hiver ou une forte grêle, ouvc pas de vitriers dans la rue ; on se les arrase bat pour les avoir : ils deviennent plus rares avé à mesure que les marchands de parapluies IpHent.
|ue les uns et les autres vivent des tempêtes et ces qui cassent les carreaux par douzaines et : les parapluies à l'envers, on dirait qu'ils se ïcîproquement; car c'est juste au moment où le si appelé dans les maisons que le marchand de es affronte le mauvais temps pour se mettre à la le des pratiques.
1 vient l'été, on trouve ces couples de vitriers
campagnes ; ils font des tournées assez grandes, it d'autant mieux accueillis, d*autant plus choyés, ) sont longtemps fait attendre.
ne, dans vos promenades champêtres, vous e soir, derrière la colline, le soleil descendre,
comme un globe de feu, inondant la plaine de ses derniers rayons, il arrive quehiuefois que vos yeux sont frappés par l'éclat d'un second soleil qui rase lentement la terre et semble un astre en vacances, une étoile détachée de sa sphère pour se donner le plaisir d'une promenade terrestre ou d'une visite chez quelque ancienne connaissance du pays. Ce lumineux voyageur n'est rîen de plus qu'un modeste vitrier ambulant dont le dos, comme celui du ver luisant, vous envoie à son insu les rayons de sa brillante auréole.
Le cadre sur lequel sont disposccs les lames de verre qui composent le fonds du vitrier ambulant lui tirnt encore lieu d'enseigne, et souvent ou y lit ces mots :
Vitrier-peintre, Peintre en bâtiments, Peintre d' éteignes.
Ambulants ou établis, tous les vitriers sont peintres d'enseignes : c'est le côté artistique de leur profession. Nais, considérés sous ce rapport, ils deviennent beaucoup plus curieux à étudier, et présentent à l'dMl de l'observateur une foule de nuances, depuis le grossier barbouilleur de lettres jusqu'au véritable artiste; car il est tel d'entre eux à qui il n'a mampié que des études bieu dirigées pour devenir pcu'-êlre un grand peintre.
Je dirai peu de chose de celui dont le Lileiil se borne à peindre tant bien que mal la lettre ordinaire : c'est le crétin de l'espèce; chez lui, vous ne trouverez ni imagination, ni enthousiasme, ni esjvrit.
Si du moins, sous le rapjtorl du style et de l'orthographe, son œuvre était correcte! Mais, hélas!... il «stairivé, j'en suis sur. à plus d'un grammairien, de regretter qu'on n'ait pas pris au sérieux la proposition d'un certain personnage du Mercure galant, qui voulait, pour l'honniiur de la langue française, qu'on lui donnât le poste d'inspecteur général des enseignes. Je ne sois quel taux d'appointements on jugerait convenable d'assii-ner à une pareille place, mais, assurément, elle ne pourrait, en aucun cas, être considérée comme une sinécure.
11 y a de ces barbouilleurs de lettres, par exemple, qui croiraient n'avoir pas rempli consciencieusement leur ttlche, s'ils n'avaient pris soin de séparer chacun de leurs mots par une virgule ou par un point.
Ce mépris pour les règles de la ponctuation a quelquefois donné lieu à de bizarres combinaisons.
Combien de peintres d'enseignes prodiguent à tort et à travers les signes du féminin et du pluriel, et se plaisent à intercaler entre les mots de ces petites liaisons qui sont destinées sans doute d donner la mesure de leur horreur pour l'hiatus! Ainsi, vous lirez sur la porte d'un traiteur : Cabinets de sociétées ; et, sur le pont Neuf, vous vous arrêtiez avec admiration devant trois ou quatre inscriptions semblables d celle-ci : M... tond les chiens, coupe les chats, et vat-en ville.
11 en est aussi qui font de l'ignorance par calcul. L'un d'eux venait de terminer un mot par un e muet d'une évidente supcrQuité, et, comme un de ses confrères lui en faisait charitablement l'observation : « Tais-toi, lui répondit-il, on me paye d la lettre ! »
Comment se formaliser d'ailleurs de pareilles irrégularités, lorsqu'on voit écrit sur le tombeau de Voltaire, au Panthéon :
Poëte, historien, philosophe, 11 aggrandiî l'esprit tiumain Et lui apprit q'uil devait êlro libre.
Il diffendit Callas, etc.
LE VITMFR-PEIÎÇTRE.
Mais, si nous laissons de côté cette classe ioGme, alors se présentent à notre étude des physionomies vraiment originales.
Notre vitrier s'est décrassé ; le ^erre n'est plus un objet assez noble pour occuper ses mains : à moins qu'on n'ait recommandé à son habileté Tcncadremcnt de quelque gravure précieuse; il a rejeté loin de lui la régie et le mastic : la palette et le pinceau, voilà désormais ses instruments de prédilection. Son gilet rond est répudié pour la blouse, et c'est dans la forme de ce vêtement favori qu'il met toute sa coquetterie. 11 la porte chez lui, dans la rue, l'hiver aussi bien que l'été. Elle est faite de la même étofle que celle de l'ouvrier; mais il y a dans l'harmonie savante de ses parties, dans le caprice de ses plis, dans la ceinture qui dessine la taille, un je ne sais quoi qui en révèle l'originalité. Un pantalon large et flottant, un bonnet phrygien ou une imperceptible casquette à la Louis XI, placée sur le sommet de la tète, au-dessus d'une épaisse et longue chevelure, complètent son costume.
Mais, pour bien reconnaître le peintre d'enseignes, il faut le saisir dans l'exercice de son art. Voyez-le dans le fond d'une arrière-boutique, au milieu de quelques oisifs qui font cercle, en présence de son œuvre; il a placé le
tableau dans son meilleur jour : UilitBri et promène amonreusem^it son fmam ■ tantôt il s'en éloigne et le contemple èai tion muette, comme s*il en snifaît ki fnf sorte de complaisance paternelle. iVi^ dans la rue, lorsque, hissé graremcMa* chelle, face à face stoc renseigne qv nmi ascension déûnilire: il est là danstotfsn^ Icitc chargée de couleurs, prenant pra^ foule obscure qui passe eu-dessons éeW.
Ce vitrier, que tous aries m si irlii i économe, n'est plus reconnaissable mm k l'artiste ; ce qui le distingue snrtont iprW scncede tout calcul, c*esl un sMfcniii l'argent. S'il se fait payer cher, ce m'mUftt propre et dans rintérét de sa répattta; i masse point. De toutes les inquiélndsi hn qui tourmente le moins son esprit ait il^v venir. Pour Ini, comme pour le savciiv'il chaque jour amène son pain, et si vaai h travaillant devant la boutique i^n anA tenez-vous pour assuré qu'il y a tUÊttmaà}
' tion tout le produit de son trataQ.
I Gomme il faut en France que chB(M hi
LE VITRIER-PEIJTTRE.
fent de cet esprit français qui créa le «lembour, on rencontre souvent de ces lesquelles le peintre s'est plu à faire de son imagination et la finesse de son
telques échantillons entre mille.
) a lu, snr le devant de la boutique du onlenrd Bonne-Nouvelle , ce quatrain d'un tableau flgurant la mort tragique
ats, contemplcx la douleur lion penda par la nuque '• évité ce Dialhcor !<kt porté perruque.
6 ville peut-être en France où vous ne seigae de la boutique d*un marchand de rébus : Au bon, surmontant un énorme e spirituel calembour : un cygne blauc surmontant une croix, irbier qui écrit sur sa porte : On rase r àê Vargenty et demain pour rien.
fait peindre sur son enseigne une oie Ite au bout de son bec» avec cette in- % ma hotte et laisses là num oie, lies de Saint-Denis, vous pouvez voir enu'un lion froisse entre ses griffes, et qui e roi des animaux : Tu peux me déchi* ne découdras point, ulliplier ces citations à l'infini, par une anecdote, qui prouve que le es a su se mettre quelquefois au niveau !l lutter avantageusement avec ses ridises capricieuses exigences.
( plus quelle ville du Midi, et, je crois, U mon de Napoléon, un vieux soldat
de l'Empire, pauvre, sans ressources, regagna son pays natal. Il fallait vivre et se créer une industrie : il alla frapper à la porte de ses anciens amis, et parvint, non sans peine, à réunir une faible somme d'argent. Il ima- * gina d'établir un petit café, et il voulut que son enseigne retraçât le grand et lugubre événement qui venait de s'accomplir sur le rocher de Sainte-Hélène, et dont il était si tristement préoccupé. Il fit peindre un tombeau ombragé d'un saule pleureur; sur ce tombeau étaient placés répée et le petit chapeau ; on lisait au-dessous, en gros caractères :
AU TOMBXAU DU 6RA^D lOWlB.
Grâce à la glorieuse inscription, le petit établissement prospéra.
Mais la police alors était ombrageuse, et un jour, par ordre de H. le commissaire de police, obéissant lui* même é une injonction supérieure, l'enseigne fut décrochée. La douleur du vieux soldat fut vive à cette outrageuse proscription de la mémoire de son empereur. Il courut du commissaire de police au procureur du roi, de celui-ci au maire, suppliant, menaçant : tout fut inutile. Cependant, à force d'instances et de prières, il obtint une sorte de transaction : on convint que l'enseigne resterait telle quelle, mais que l'inscription serait impi* toyablement efTaccc. Que faire? Il fallait obéir, mais que mettre à la place des mots magiques qui avaient attiré tant de chalands?
Dans son embarras, le vieux soldat se rendit chez le peintre d'enseignes, et lui conta son malheur.
« N'est-ce que cela, mon brave? lui dit vivement l'artiste ; consolez-vous, et laissez-moi faire. »
Prenant aussitôt sou pinceau, il effaça Tinscription, et mit celle-ci à la place :
•l&BI Dl MAIS.
LE SPÉCULATEUR
LE VICOMTE O^ABLINCOU&T
b(loln «tia wta leMMt
I rt..
Le spécnliilGiîr est
riiomme par escd-
Uim^ de Vépoiim nc-
\iiv\\% le caractère Jo-
nilrt.int de h géflvra-
ïaiT prêçente, la phy-
ronomîe - mi^déle du
sh*ch ÙQ VûrgenL Qui
Tiiiciix que lui H Ion-
Kucmenl êLudié le
|i^^«iê, le pment et
l'avenir, pour y dceou-
'i::!'j'i« iïjJairrilH*n d'un genre neuf?.,,
î j *:iv>ji, il* 'Hit iJitfJité sur les fnonJir-
1«:- fti\:in\i'.^ uerllif.".', sur les révotu-
:«•: r^f-!iïiî>|Tii*«i firmibïes, pour saToîr
:; i! V vii;r'ii h- y\n% d'or â eïtrnire?
'f.'i:>s]*f a'ï jfi'iiii; dîi di'iuge, ra?ie lea
!/'- kï vtlhj-s pfiiir courir en pointe à
,{• l*î J I v:ij>*îiir M rirmly-siû les seîen-
;•. Ir- f.'Ts'nil'î rjinj loutes les fu-
!'.' îtt'Ui**^- *]'iiit on peut Itr^r des