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Ce grand personnage cooiii opération» i^Jis ivoîr dî btees m i cbe, il I dci deUct, cte'ectVBi mise de fonda des cOfiipi|riiUs fili Î1 hardîmeot sur defi miUîoas wff ■ ble et un gricitm entrain ; car i mI lien.*, que la foitniie dctftnif«.Sil boDQeur poumieni bien^ il compromis: mais le spccnlaicvr v«ll haut pour descendre i s^oeeMT ' Les chaînes du devoir et de h i Ira ver sa murche, Pnorm qnli \ en deçà d*nae possibilité 4é pi LÎQnnelle, il se croit dJgneaeAtplaeil d'assises ne se charge |ws de lai i '' ici et M, arec le Muer^Hir le 11 ^ vise au génie. 0n moment oi i « i d*une irte d*épingle, >a petite ligM < îiiipare le çitmren i|) $ à toos lo i va Uîitrtr la marque^ il te |
LE SPECULATEUR.
B l'hoDneur. Regardes-le jouir eo paix de la
de ses droit<t : il n'est pas une dignité à la- M paisse prétendre. Il sera, au gré de son caft, mouchard, garde nntional, recors, diplomate, • ville, ministre, émeutier, cabotin; et, fondant
tirates ees natures dans la sienne, il marchera D monarque.
Ut ie la cî?ilisation 1 le spéculateur é la rele m proie, se jetant hardiment au milieu des It de répoque et du pays, n*a besoin, lui, pour
et s*j retrouver, ni du glaive de Thésée ni du le. 11 n'attaque ni ne tue les minotaures qu'il re ; il leur propose tout uniment des rentes fin iTCC des reports et des primes; il les fascine lirolr i facettes des découvertes fantastiques; il ivee des boulettes d'.nclions industrielles, et les , domptés, séduits, subtilisés, ébahis, apposant griffe au bas de quelque chose de timbré, se
loi donner, au lieu de le combattre, une poi- Dtin citoyenne, à la façon des potentats parle- I et constitutionnels qui débutent dans la car-
ite figure Ici peinte pourrait se diviser, â un Hot, en doux êtres divers et distincts : le myset le mystifié. Mais le spéculateur véritablement ee nom, le beau idéal de Tespéce, a le double d'offrir à la fois les deux types réunis. Tour à va et dupé, il est joué par ceux qu'il joue. Ce enr. demain vendu, il fait des fourberies maret des déloyautés négoce. C'est un commerce «re.
culateur en bonne veine se met à merveille : il remarquer l'admirable étoffe de son pantalon rmant tissu de son ç^WeU Ce sont de nouvelles I dont il sollicite le brevet. Le besoin se faisait uni sentir d'une amélioration dans l'industrie stte; il a là-dessus de vastes données où accourtpitaux, car les déboursés seront minimes, et ra gigantesque. Ce disant, le spéculateur monte revissant tilbury attelé d'un cheval pur sang. t procuré par la plus heureuse occasion du 1 va revendre généreusement tout cela a un ami Rble, et à qui il désire faire faire une excellente o. Il se sacrifie à cet effit, et n'exigera d'autre . qu'une bagatelle de cent louis : les petits réi donnent des nausées. 11 est des gens qui, au le sont fait de ce genre de mal une sorte d'im-
en bois de Boulogne, le spéculateur, desccn- »>ussin prodigieux d'où il regarde du haut en etit groom et les passants, court en toute hMe à de riches fashionahles du jockey-club pluêrations magnifiques où l'on remuera l'or avec s. 11 s'agit seulement d'avancer quelques cen-
mille francs )iour constituer chacune d'elles. plus remarquables entre autres est l'élaMissegrand d'une maison de commerce intime et
étroite entre la force et la faiblesse, entre la I et la grAce, c'est-à-dire entre les deux sexes *. .mettra que le mieux en tout genre dans les dirties qui composeront l'ensemble. Un goût exidera à la composilion de cette institution émiphilanthropique et nationale, qui sera â la fois ouverte aux natures passionnées, une garantie i rhygicnc publique, une sécurité donnée aux
PABEST-Dccnun.ET, De la Prostitution dans la ville ome I, page 52G.
pères de famille, soit de Paris, soit de province, enfin un débouché offert â toute espèce d'entraînements. Les fondateurs et associés auront des numéros et des cachets qui, indépendamment des entrées et des rentrées générales, leur assureront des entrées et àm rentrées particulières. Où trouver, en fait de sociétés, une corporation plus active dans ses œuvres et plus large dans s^ produits ? Les intéressés seront régulièrement tenus au courant de l'affaire par un relevé exact de toutes choses. Le spéculateur se charge, lui, des embarras et difficultés de l'organisation première; ces messieurs auront, sans s'être mêlés de rien, les bénéfices qui en seront la suite; lui, il ne voit là dedans que Tintérétdu pays, l'extension de l'ordre et une question toute morale. Aussi se résigne-t-il, de la manière la plus désintéressée, à prendre sans rétribution tous les ennuis de Taflaire, l'administration, la comptabilité, les discussions, les écritures... et la Caisse !
Le spéculateur en haute position n'attend pas longtemps In fortune : il a le télégraphe qui lui tend les bras, les émeutes qui lui donnent un coup d'épaule, les conspirations qui lui font un signe de tête; et tout cela bien combiné, c'est la pierre philosopbale. 11 connaît quelques heures a l'avance ce qui doit sortir des éléments en fusion qui se tournent avec bouillonnement et s'écument sans épuration dans la grande chaudière représentative. 11 a sa combinaison préparée en tout état de cause. II gagnera dix centimes à la Bourse sur le doctrinaire, un peu moins sur le dynastique, beaucoup plus sur le centre gauche. L'essentiel est d'être averti à temps. Or, pour cela faire, il a échelonné du palais des législateurs au temple des agents de change des faction' naires-signaux qui, par gestes convenus, le tiennent an courant, d'heure en heure, moyennant récompense honnête, des pulsations de la crise gouvernementale et des fièvres de la tribune. Qui triomphera? Peu importe! Avant tout la spéculation. Aussi, par suite, a-t-il en un clin d'œil des hôtels, des villas, des grandes croix, des héritières, des fanfares. Tout cela di^e-t-il? Plus on moins. C'est un cortège impertinent et fantastique à la façon des contes arabes, qui surgit, resplendit... et passe. A un autre : la France paye.
Le spéculateur de moyenne classe' a un appartement confortable, un diner prêt au cercle de son quartier, une entrée aux théAtres royaux, une place marquée à la Bourse, un poste d'habitude à Tortoni, une famille quelque part et une maîtresse n'importe où. II a, pour se mettre à l'abci des événements politiques, un pied dans le camp légitimiste, un bras dans l'opinion juste-milieu, et une autre partie du corps plus ou moins heureusemen choisie dans le parti républicain. Du reste, il ne fait pas plus de cas des croix de la Légion d'honneur que des soupes économiques. < Les pauvretés, dit-il, ne rapportent rien. » Il a autant d'aversion pour les réjouissances de juillet que pour les batailles de Polichinelle, autant de dégoût pour les programmes de l'hôtel de ville que pour les expositions de phénomènes vivants. < 11 n'y a rien â gagner, dit^l, avec les mauvaises plaisanteries. »
Lorsqu'il sait écrire, et cela peut se rencontrer, le spéculateur vend cinq ou six fois ses manuscrits. 11 les distribue d'abord à celui-ci en feuilletonSy puis â cet antre en volumes tn-8^; enfin, n'importe à qui en drame on en vaudeville. Cela commence par faire une trilogie littéraire qui a trois formes, trois allures, trois titres, et qui n'est au fond qu une seule et même chose ; l'admirable de cette combinaison, c'est qu'au bout du compte il y aura eu trois ventes, trois payements, trois publications, et que le bon public aura pu y être trois fois mystifié.
LE SPÉCULATEUR
Cela n*cinpéchera pas, d'ailleurs, la trilogie d'être plus tard vendue de nouveau pour paraître in-i2 ou in-18, pais d'être revendue peu après pnur se remettre en CEu» vres complètes. 0 sublime progW's des lettres!
Le spéculateur a peu de goût pour la campagne. A quoi servent, en effet, les champs et les moissons? A nourrir les habitants de ce globe? Il est certain que cela n'a rien de déraisonnable et peut occuper la caste vulgaire; mais, pour lui, le point capital ici-bas, ce n'est point d'engraisser l'humanité, c'est de nourrir la spéculation.
Oh ! qu'il est beau, le spéculateur, lorsque, mollement étendu sur un fnuteuil â la Voltaire, il lit voluptueusement le prospectus d'une entreprise étourdissante, où il apportera toute sa capacité, et ses amis tout leur argent. Gomme il en étudie les chances! Elle lui parait d'autant plus magnifî(|ue, qu'elle a l'air à peu prés impraticable. Allez donc proposer, dans Paris, aux hommes à haute intelligence, un projet simple et raisonnable, sans éclat à porter aux nues, mais promettant un gain honnête : avec quelle risée dédaii^^nouse votre plan sera accueilli! Un gain honnête l'jm^KtcxeW... autant vaudrait demander l'aumône. Qui oserait se compromettre au point d'attacher son nom â une pareille niaiserie? Un gain honnête I mais un homme bien placé n'accepte pas la responsabilité d'un pareil ridicule ! H faut une fortune assurée dans les vingt-quatre heures, au plus tard dans le trimestre; il faut, du moins, si l'on attend, des dividendes anticipés. Sans quoi, vaut-il la peine d*y arrêter sa penséiî? Parlez-nous d'une entre|)rise de voitures qui chevaucheront toutes seules par monts et par vaux sans haquenées et sans charbon; parlez-nous de lunettes d'approche découvrant des actionnaires sur une comète avec ou sans queue, le tout venant à nous bride abattue; parlez-nous de toiles mirobolantes qu'on va tisser avec du jasmin, des roses et du chèvrefeuille, changés d'abord en épaisse marmelade, puis transformés en échevaux de ill par des procédés incompréhensibles : à la bonne heure ! Gomme cela ravit l'imagination ! quel vaste champ à Tenthousiasme ! quelle carrière aux jongleries!... Le succès de ces merveilles est certain d'avance, non pas seulement quoique absurdes, mais précisément parce que absurdes. Ges deux adverbes ont du bonheur.
Le spéculateur, prince souverain du pays des chimères, passe une partie de sa vie doucement bercé par le songe argenté... des illusions. Il voit la pluie d'or de Danaé tomber de toutes parts sur ses conceptions mercantih s ; il fait continuellement la conquête en espérance de toutes les toisons d'or que son imagination lui montre suspendues à chacun des arbres de l'industrie, vraie forêt Noire de Tépoque. Il a sans cesse devant les yeux l'exemple de je ne sais quel millionnaire qui aurait commencé par vendre du bétail et qui aurait flni par vendre des peuples, ce qui lui paraît se ressembler beaucoup. Il cite une foule de ses camarades qui, à leur début dans la carrière, ne fréquentaient que les nécessiteux de la taverne, et qui maintenant oe daignent se familiariser qu'avec les puissances du palais. Il est, du reste, une foule d'incrédules qui rient de ses plans et de ses rêves, qui afQrmentque plus d'un de ces apôtres de l'or ont été vus, eux et leurs disriples, arrivant, de succès en succès, de bénéGce en bénéfice et de fortune en fortune, é une des chambres de Sainte-PéUgie, â un des lits de l'ilôtel- Dieu, voire même à une des loges de Bicêtre... Mais ces odieux propos n'atteignent pas la grande Ggure qu'ils insultent. Que la prédiction le réalise ou non, elle n'en est pas moins déclarée impossible. La notabilité de répo(|ue a le rare privilège de puiser une illustration dans ses avanies elles-mêmes ; le féodal poursuivant d'trmes de
la spéculation fournit Inrilbamcni n orMs tout venant; et. qn*il soit applaudi oo kr. u élancera pas moins, à la saîle de ce pahiiac vième siècle, une foule de chevalxen... fm
Regardcx-le dans son appartcBeit, k r piers et des cartons» qull classe avfc mn Oh I que de trésors sous ses doigts!... et lisons. « (N« 5.) Manière de coorir b»« wagons suspendus sur des fils de feri â quelques pieds du sol. — (N* 8.ibfj cuivre, d'asphalte et de vif-argetf. «^«4 découvertes i Tune des barrières iâj Tontine pour assurer des maris .tii« vierges qui ne le seraient pas. Noaiver sus des explications sérien4es.^(>r.^^ sicale et dansante pour dédommaffriBi terre, des incendies et de la peste.— Tli garantir le public, moyennant aae frâtii contributions forcées nommées \ Ions : billets d'artistes, loteries des pnaa de charité, etc. — (IT 33.) Gonuia actions, pour l'industrie des Ters àmij»
dés de l'enseignement mutuel, a îiiMÉ rcuses!... Le spéculateur enIreprnÉil choses: il les proclamera n cliira. Gar pour lui point de i réussit, il joue sur le succès: si cBi i sur la découflture. Il spécule sur Téfilti^ff comme sur l'édiOce qui s*éarsuls;fll«li« avoir opéré d'une manière prépoait en enfantomentr agir d'une bçaa même société en liquidatkm. TD«lhiirtbKi| décombres.
Le spéculateur a une famille :
sins, des frères. Gela n*est peailMl |n*4 n'importe! le cas échéant, il s'agittate^ ques-uns d'eux peuvent mourir: Vi k ^ qui s'est établi le chef el le siens, peut devenir aussi leur hiWlîv. A > lui paraîtrait doox et touchant de ivMfffS râbles trépassés qui riennent de lai l^gw.i pie de leurs tsKus, haoCe uuaiiîli quelque chose de non moins aoaaasl, ■ stantiel pour son corps!... Laspécshla spire par le ciel et la terre, s'oen^ i chaleureux de la destinée de ses fnAm place dans l'état militaire en lai noble susceptibilité de la hraroare t met pas le moindre mot éqnifoqaa dMl sans en demander raison sur l'hâve, flii suite flamberge an vent : c'est le fmài tier, la loi première de ITmaasM, hashl salut. CtluUà, U lai souffle la passiaiài tureux. des explorations d'oatra-Bar.tt' sil, la Turquie, le Mofol, la Chine, h I que là maintenant qne se l'énergie, de la sève, dn graadioae déeh^ et surtout en Borope, tout est i n'y voit qu'atomes ou crétins. CH mÊn,U dans les ordres : il a senti sa y blime parent afiit besoin de sa I la sainteté évangéliqae. Diea I , pour sa plus grande gidre, à k < Trappe : ce sont les périrtjlei da cU» hf béatitudes. Quant â et dirwisr, min monde et né pour le monde; 0 fait ^ entier : c'est le spô itaar qui T^l toutes ses coapes; il i isnad à MisbI
!-E SPÉCULATi UR.
8 SCS amours; cl le maître esl fier de relève.
supporter tant de joies, ce dernier, mnlhcii- , a peu de force cl de santé... Kn résultat us ceux dont le spéculateur a entrepris l'éJuca- ! les pensées, et soijjné la carrière, ont succeslîsparu. Qu'en dit l'homme aux vastes dcsest moi. s'écrie-t-il avec orgueil, moi Mui ai 1 famille! je m'étais dévoué à elle. Le ciel ompensé. En faisant le bien de mes proches, ne j'ai prospéré. Dieu merci ! tout s'est bien
dignement case tous les miens. »
rs de doute que le spéculntenr peut se marier it autre individu de l'espèce humaine; mais îDtrera pour rien dans la balance de cette opé- D*y sera pesé que la dot. Le futur fera peu de eauté, à moins toutefois que ladite beauté ne an moyen d'élévation, et ne lui ouvre une aliére â la fortune, en ralliant naturellement ants amateurs du beau : c'est une position e autre. Il ne tiendra pas précisément à l'Age; femme riche ne saurait être trop avancée dans 1 mérite est en proportion de ses années. Oh ! »le bien qu'une caducité dorée, dont le coifrc-
forl lève son couvercle au moment où le tombeau s'ouvre ! .. . Comme on le pleure avec effusion, ce vieil ange avec qui l'on avait, d une manière voilée, une sorte de traité de commerce dont l'article héritage était le point sacramentel !... Il épousera même uneenfantsi l'occasion s*en présente, dût il jouer â la poupée; la chose a souvent du ressort. « L'innocence, dit il, a pour lui tant de charmes, et puis Ton est si pur au sortir du berceau ! » Mais bien entendu que l'enfant sera une hériliére opulente, et qu'il y aura fusion dans les biens; car il sait son Code par cœur: a Le mari est le chef de la communauté. »
Une fois marié, le spéculateur fait assurer sa femme par une compagnie ad hoc. Car, dans le cas où sa douce moitié, douce ou non, viendrait à décéder, sa mort lui serait payée d'après les statuts de ladite Compagnie, et ce serait une boniûcation dans sa fortune a ajouter aux rentrées de la succession vacante. H fera aussi assurer ses enfants, tu que si les fruits de son mariage venaient à trépasser de la dentition, de la vaccine, du choléra, de la croissance, ou de toute autre chose fâcheuse, il aurait à toucher le montant de quelque prime à chaque pompe funèbre de sa famille; et notez bien qu'actionnaire du grand établissement des catafalques, il a un intérêt majeur et
Vu8ê Imp. df Edouard Burr, rue Saint-Louis, 4e.
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