LES RESULTATS DE LA CROISADE
Le mouvement antielcoolique dans la Province de Québec a été un mouvement d’ensemble, auquel ont concouru autorités religieuses et autorités civiles, clergé et laïques; et non seulement les Franciscains, mais tous les autres ordres de missionnaires, et non seulement les ordres religieux mais le clergé séculier, tous ont fait leur part dans cette croisade. Quant à l'irtnrité civile, elle s’est appliquée, sous la poussée de Popinion pablique, à 1meliorer, d’année en année, la Loi des licences, à la rendre plus sévère, à en assurer Papplication plus stricte, à réduire le nombre des licences dans les villes de Québec et de Montréal, Tous ces efforts combinés ont produit par tout le pays des résultats magnifiques dont il est impossible d’assigner avec justice pour les Franciscains et sans injustice pour leurs dignes émules, la part qui revient aux uns et aux autres dans le résultat général. Qu'il me suffise de donner un aperçu général des résultats obtenus.
Les fidèles, hommes, femmes, enfants, ont été enrôlés dans la Société de tempérance dans presque toutes les paroisses des diocèses de Montréal, Québec, Joliette, Saint-Hyacinthe, Trois-Rivières, Chicoutimi, Rimouski, et dans plusieurs paroisses des diocèses de Valleyfield, Nicole!, Sherbrooke, Mont Laurier et Témiscamingue. En prenant pour moyenne d’enrôlement les 2/3 des fidèles — ce qui n’est pas exagéré — des Paroisses où la Société a été établie, on arrive à un chiffre de plus d’un million de membres, soit environ 300,000 hommes et jeunes gens, au bas mot.
Une belle armée certes rangée sous les bras de la croix.