‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 110 sur 344 · Champlain, Œuvres pp · texte numérisé non relu

Champlain, Œuvres pp

comme mon père ; mais de consentir qu’on lui donnât ce qui m’appartenait par droit et raison, je

ne le souffrirais point1 . ” Puis il leur mit sous

les yeux une lettre du roi leur mandant d’aider Champlain à exécuter l’ordre reçu de “ découvrir, habiter, défricher, cultiver et ensemencer les terres et faire tous les ouvrages qu’il jugera nécessaires pour l’établissement des colonies que nous désirons de planter au dit pays2. ”

Les associés résistèrent à l’ordre royal. “ Ce qui m’occasionna, écrit Champlain, de faire ma protestation et (je) m’en retournai à Paris. Ils font leur voyage et le dit du Pont hiverna cette année à l’habitation, pendant que je plaide mon droit au Conseil de sa Majesté3. ”

Il gagna son point. “ Après avoir bien débattu, j’obtiens un arrêt de Messieurs du Conseil par lequel il était dit que je commanderais tant à Québec qu’autres lieux de la Nouvelle-France, et défense aux associés de me troubler, ni m’empêcher en la fonction de ma charge, à peine de tous dépens, dommages et intérêts et d’amende arbitraire et hors de dépens. Lequel arrêt je leur fais signifier en pleine Bourse de Rouen4 ... ”

Sur ces entrefaites, le duc de Montmorency devint vice-roi de la Nouvelle-France, et monsieur Dolu en prit l’intendance. Le nouveau vice-roi choisit Champlain pour être son lieutenant au Canada.

Page 1