‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 109 sur 344 · Champlain, Œuvres , pp · texte numérisé non relu

Champlain, Œuvres , pp

Champlain. Quand plus tard il fit par écrit le récit de ses démêlés avec les associés, sa phrase, d’ordinaire si calme, s’en ressentit encore et prit une allure vive et indignée.

“ Ils pensaient avoir le gouvernement à eux seuls et faire là comme une république à leur fantaisie, et de se servir des commissions de sa Majesté pour effectuer leurs passions, sans qu’il y eût personne qui pût les contrôler, pour toujours tirer le bon bout devers eux, sans y rien ajouter, s’ils n’etaient bien pressés. Ils n'ont plus affaire de personne, et tout ce que j’avais fait pour eux n’entre point en considération. Je suis honnête homme, mais je ne dépends pas d’eux. Ils ne considèrent plus leurs articles et à quoi ils s’étaient obligés tant envers le roi qu’envers Monseigneur le Prince et moi. Ils n’estiment rien leurs contrats et promesses qu’ils avaient faites sous leur seing, et sont sur le haut du pavé1... ” On voit bien passer dans ces lignes l’indignation de l’ame droite et noble de Champlain, froissée par les procédés mesquins des associés.

Il ne laissa pas que d’aller à Rouen avec sa femme et le personnel de sa maison. Là, il montra aux associés ses titres au commandement à Québec, et leur fit remarquer “ que pour les découvertes, ce n’était point à eux à me donner la loi ; que je les faisais quand je voyais l’occurence des temps propres à cet effet . . . , que pour le sieur du Pont, j’étais son ami et que son âge me le ferait respecter

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