‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 122 sur 344 · Champlain, Œuvres, p · texte numérisé non relu

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et enfants, dont il y avait dix hommes pour travailler au séminaire des religieux et à leurs dépens1. ”

Pendant ce temps en France se faisaient des combinaisons, qui devaient apporter peu de bien à la colonie et beaucoup de troubles. La compagnie des associés n’avait rien fait de ce qu’elle devait à la colonie, elle avait même autant que possible travaille a décourager les bonnes volontés qui se proposaient autre chose que le commerce des fourrures. Champlain, qui avait aidé à sa formation, qui l’avait défendue contre les prétentions des Bretons et des Rochelois, s’efforça de montrer aux associés les graves inconvénients de leur conduite. Mais ce fut en vain.

Le duc de Montmorency, devenu vice-roi, organisa une nouvelle société. A Québec, nul ne connaissait la chose, quand, au printemps, les vaisseaux apportèrent des lettres annonçant à Champlain et aux colons le changement opéré. Le duc de Montmorency faisait savoir à son lieutenant que les sieurs de Caen, Guillaume et Emery, oncle et neveu, étaient places a la tete de la nouvelle société, formée par des membres de la précédente compagnie et de plusieurs autres marchands.

Le sieur Dolu lui mandait d empecher les commis des associés de trafiquer et de saisir leurs marchandises, puisque la société n avait pas rempli ses engagements. Il lui disait que le sieur de Caen, quoique pi otestant, donnait de grandes espérances, même de se faire catholique, et qu’en tous cas, il ne devait

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