Ferland, Cours d’histoire, i, p
LE DÉLÉGUÉ DE LA COLONIE
et maçons, de deux ans en deux ans1. ” En vérité c’était bien peu encore en faveur des missions et de la colonisation ; mais si du moins la compagnie avait toujours observé son contrat. Les appointements de Champlain furent portés à 1200 francs, et il gardait le commandement a Quebec et dans toute la Nouvelle-France. Ainsi finirent les désordres causés par la rivalité des deux compagnies.
“ Le Père Georges Le Baillif, ajoute Ferland, avait beaucoup aidé à obtenir ce résultat, et il eut le plaisir de voir toutes les discussions terminées et la paix faite dans le printemps de 16222 *. ” En note, le même historien fait remarquer que ce Récollet, mentionné dans l’arrêt du ^ Conseil d’Etat, est appelé le Baillif de la Haye .
Il faut regretter que la crainte de fatiguer le lecteur ait autorisé Leclercq à ne pas insérer dans son histoire du Premier établissement de la foy, entre autres documents, “ les lettres et les réponses du Père Georges avec les règlements qu’il adressa à monsieur de Champlain4. ” Le meme historien nous apprend que sur les instances du duc de Mon morency, conseillé lui-même par Champlain, le Père Le Baillif demeura en France “ afin d’y pro-
1 Ferland, Cours d’histoire, i, p. 201. Leclercq cite textuellement l’article concernant les Récollets, daté du 18 nov. 1620, et signé : de Caen. Premier établissement de la foy, i, p.