Sagard, Hist. du Canada, p
cap, “ afin de favoriser l’éducation des enfants des Sauvages dans le séminaire et former leurs parents, qui résidaient à la portée du couvent, à la culture des terres1. ”
Le Père Georges obtint aussi des donations de terrain pour les missions des Trois-Rivières, de Tadoussac et des Hurons, avec la confirmation royale. Il procura aussi des “ ornements d’église et autres secours nécessaires ; le nonce même voulut bien y prendre part ; mais surtout la Reine Anne d’Autriche, laquelle, entre autres présents, donna une chapelle complète, dont calice d’argent doré2. ”
Le Père Galleran eut le plaisir de recevoir le premier novice entré chez les Récollets à Québec. “ La Providence, dit Leclercq, nous avait adressé un jeune garçon, de Rouen, nommé Pierre Langoissieux, qui s’était donné librement à nous3. ”
Presque dès le début de leur mission au Canada, les Récollets avaient vu des Français pieux et zélés leur donner le concours de leur bonne volonté, tout en demeurant étrangers aux engagements de la vie religieuse. Les Récollets prisèrent beaucoup le dévouement de ces auxiliaires volontaires.
Pierre Langoissieux était de ceux-là. Depuis trois ans, il se dévouait à l’instruction des Sauvages aux Trois-Rivières et servait les Pères Récollets quand ils y venaient. Il était connu et aimé des Sauva-