‹ Les Franciscains et le CanadaChapitre 143 sur 344 · Champlain, Œuvres , p · texte numérisé non relu

Champlain, Œuvres , p

NOUVEAUX MISSIONNAIRES

arrivèrent du Pont et de la Raide avec quatre barques chargées de vivres et marchandises1. ”

“ Le vendredi 15 juillet, sur le soir, arriva le sieur de Caen dedans une chaloupe2 3. ” A tous, Champlain fit la meilleure réception possible. Le sieur de Caen remit à Champlain une lettre du roi.

Le Père Guillaume Galleran monta de Tadoussac par la première barque. Le Père Irénée Piat y demeura jusqu’au dernier départ pour Québec “ afin d’assister toujours les passagers et personnes catholiques. Il trouva là une fort grande croix que depuis quelque temps nos religieux avaient fait faire pour l’y élever en signe de victoire..., (il) la bénit solennellement et la fit élever à l’aide des hommes que monsieur le général lui prêta".

Il put dire aussi la messe “ au grand contentement de son âme et de tous les bons catholiques qui se trouvèrent là présents4. ” Peu après, il se rendit à Québec.

Le Père Guillaume Galleran prit immédiatement connaissance de l'état de la mission, de ses besoins comme de ses progrès ; il en dressa un mémoire qui fut porté en France par le retour des navires et remis au Père Georges Le Baillif. Celui-ci obtint durant l’hiver de 1622-1623, des lettres patentes du roi pour l’établissement de Notre-Dame-des- Anges, avec une concession de deux cents arpents de terrain, allant de la rivière Saint-Charles au

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