CHAPITRE XX
VERS LE PAYS DES HURONS
e départ n’eut pas lieu immédiatement. Il
fallait attendre le moment de la traite. De Caen n’était pas arrivé ; il tarda encore quinze jours. Pendant ce temps, le Père Viel et le Frère Sagard prirent connaissance de Québec et de ses environs. Québec n’avait guère fait de progrès. Champlain, avait fait paver la cour de l’habitation, dont les bâtiments, sauf le magasin, menaçaient ruine.
Le petit fort Saint-Louis se dressait toujours là-haut sur le cap Diamant, mais inachevé. Champlain y employait aussi des ouvriers pour le mettre en état de défendre la colonie. Hébert occupait un bon logis “ au-dessus de la terre haute en lieu fort commode1. ” Sagard décrit tout particulièrement le couvent des Récollets. Ce qu’il en dit complète très justement ce que nous savons déjà au sujet de ce bâtiment. “ Notre petit couvent, consacré en l’honneur de Notre-Dame-des- Anges, est à demi-lieue de là, en un très bel endroit ... ;